Pedro Germán Guillauma né en octobre 1904 à Villa del Cerro en Uruguay a une double ascendance française.
Son père Román Guillauma est le fils de Pierre Guilhauma né en 1851 à Lagor en France.
Sa mère, Maria Lalanne est la fille de Jean Lalanne et de Elisabeth Guilhauma tous deux nés en France également.
Daiana Gaite, Uruguayenne, une petite-fille de Germán Guillauma s’intéresse à ses racines françaises.
La famille Guilhauma en Béarn
Le 28 mars 1840 dans la commune de Lagor a lieu le mariage de Pierre Guilhauma dit Lartigue et de Marguerite Cazamayou.
L’époux Pierre Guillauma, âgé de 30 ans, né à Mourenx le 5 juillet 1809, est le fils de feu Pierre Guillauma décédé à Lagor et de Marie Lartigue ;
L’épouse Marguerite Cazamayou, 20 ans, née à Pardies le 10 janvier 1820, est la fille de feu Pierre Cazamayou décédé et de Magdeleine Lavigne domiciliée à Pardies.
Le jeune couple s’installe à Lagor dans la maison Lartigue où la famille Guillauma avait déjà déménagé et les enfants naissent :
- Jean le 5 juin 1842 ;
- Barthélémy le 23 mai 1845 qui décède à quelques jours ;
- Pierre le 6 août 1851 ;
- Elisabeth le 10 avril 1856.
Le père de famille Pierre Guillauma meurt le 29 avril 1863, il n’a que 50 ans et laisse trois orphelins de 21 ans, 11 ans et 7 ans ; c’est Jean l’aîné qui va subvenir aux besoins de la famille.
Les années 1860-1870 sont la période où l’émigration est la plus florissante, partir, trouver une vie meilleure, avoir un avenir, voilà le vœu de tous les jeunes surtout avec une situation aussi difficile que la famille Guillauma.
Le départ vers l’Amérique

Le 15 octobre 1866, Jean Guillauma, 24 ans, accompagné de Pierre, son jeune frère de 15 ans, embarquent du port de Bordeaux sur le navire « Jules » ; le bateau n’atteindra Buenos Aires que le 7 janvier 1867. Deux mois et trois semaines, voyage anormalement long, certainement des problèmes à Montevideo où les navires faisaient escale à cette époque. Les deux frères Guillauma ont dû débarquer à Montevideo et s’installer en Uruguay.
La vie en Uruguay
On retrouve la famille Guillauma à Pando, une localité située à une vingtaine de kilomètres à l’Ouest de Montevideo, dans le département de Canelones.
C’est là que vivront Pierre (Pedro) et Elisabeth (Isabel) Guillauma ; de Jean l’aîné nous ne retrouvons aucune trace alors que Pedro et Isabel sont toujours restés en contact puisque deux de leurs enfants se sont mariés entre cousins.
Pedro s’est marié le premier en 1871, le 21 octobre dans l’église Nuestra Señora de Pando.
« Pedro Guillama, Frances, Soltero de vieintiuno años, vecino de esta Parroquia hijo legitimo de Pedro Guillauma y de la finada Doña Margarita Lartigo con Hermenegilda Hernandez, Oriental, soltera, de veintiuno años, hija legitima de Toribio Hernandez español y de Gabina Hernandez, oriental.»
On en déduit que Jean Guillauma son frère aîné n’est pas en Uruguay sinon il aurait été le témoin du mariage. Il y a une erreur dans l’acte, le père est décédé mais la mère est encore vivante, elle s’appelle Marguerite Cazamayou mais on la nomme Marguerite Lartigue du nom de la maison où la famille vivait à Lagor.
De cette union descendront plusieurs enfants dont Román en 1874, père de Beltrán (photo) et Quintina Josefa en 1876 mais certainement plusieurs autres garçons car le nom Guillauma apparaît souvent en Uruguay.
Isabel s’est mariée en 1875, le 3 décembre à Pando dans la même paroisse que Pedro
« Juan Maria Lalanne, natural de Francia, soltero de vientiocho años hijo de Juan Lalanne y de Ana O … con Isabel Guillauma de mismo estado y oriundez hija de Pedro Guillauma y de Margarita Lartiga »
Après leur mariage à Pando Juan Lalanne y Isabel Guillauma sont partis s’installer à Villa del Cerro, un quartier de Montevideo construit sur les pentes du Cerro (plateau) ; Villa del Cerro et Paso de Molino furent les résidences des primo- arrivants en Uruguay, région où ils développèrent une agriculture maraîchère pour nourrir la ville.
Isabel est décédée à Villa del Cerro en 1910 à 54 ans après avoir eu neuf enfants mentionnés dans l’acte de décès : Francisco, Pedro, Maria, Miguel, Guillermo, Bernardo, Juan, Luisa y Margarita.
Les générations suivantes
Román Guillauma, né en 1874, fils de Pedro Guillauma épouse Maria Lalanne née en 1878, la troisième fille de Isabel Guillauma et Jean Lalanne.
De cette union descend Beltrán marié à Teresa Perez, les grands parents de Daiana Gaite, ma correspondante.
Mais qui est Jean Marie Lalanne, l’époux de Isabel ?
Lalanne un nom bien français et venant du sud-ouest de la France ; en Béarnais Lalanne signifie, la lande, la forêt.
Ayant fait de nombreuses recherches je savais que Jean-Marie et Dominique sont des prénoms usuels des Hautes-Pyrénées et que dans ces régions parlant une autre langue que le français, les gens avaient un prénom officiel et un prénom en famille.
Dans les registres d’immatriculations de Montevideo apparaît :
Lalanne Dominique né en 1849 à Sabalos dans les Hautes Pyrénées, domicilié à Montevideo, titulaire d’un passeport délivré à Tarbes en 1867. Il sait signer :
Lui aussi a quitté le port de Bordeaux quelques mois après la famille Guillauma.
De 1865 à 1870 c’est la « Guerra Grande » en Uruguay et la ville de Montevideo a souffert de nombreux blocus.

Dominique Lalanne, 19 ans,est parti de Bordeaux le 10.9.1867 sur le bateau « Ville de Toulouse ». Le bateau a débarqué à Buenos Aires le 12.12.1867.
Trois mois de traversée ! L’escale à Montevideo a dû être longue et Jean Marie / Dominique Lalanne est resté en Uruguay où il s’est aussitôt fait immatriculer.
La famille Lalanne à Sabalos
Dominique Jean-Marie Lalanne est né en 1849 à Sabalos dans les Hautes-Pyrénées, fils de Jean Lalanne et de Maria-Anne Ader.
Ses parents Jean dit « Yaounet » Lalanne et Marie Ader se sont mariés à Oléac-Debat en 1840.
L’époux Jean Lalanne né en 1812 à Sabalos est le fils de Jean Lalanne (1780-1839) et de Marie Clarac (1785-1814) ;
L’épouse Marie Ader née en 1814 à Trouley-Labarthe est la fille de Etienne Ader (1767-1845) et de Bernarde Cazeutre.
Ce couple aura 7 enfants :
- Jean dit « Paul » en 1841 ;
- Victor en 1843 décédé bébé ;
- Jeanne en 1845 ;
- Dominique en 1849 ;
- Jeanne-Marie en 1851 ;
- Julienne en 1855 ;
- Jean-Paul.
Dominique dit « Jean-Marie » est le seul émigrant.
Le pèreJean Lalanne est mort en 1895 à 83 ans, la mère Marie-Anne Ader en 1878 à 63 ans. Ils n’ont certainement jamais quitté les Hautes-Pyrénées.
Recherches faites avec l’aimable et très active collaboration de Daiana Gaite
Présentation de Pando envoyée Par Daiana.



