Archives par étiquette : Argentine

Dabos dit Mouret Lucien

Larreule 65 / Escurès 64

Cirilo Dabos (1890-1937)

Cirilo Dabos né le 4 février 1890 à Tandil dans la provincia de Buenos Aires est le fils de Luciana Dabos, français et de Isabel Nigoud, argentine.

Cirilo Dabos est décédé à Tandil dans des circonstances tragiques, le 26 avril 1937, à seulement 47 ans en laissant six enfants dont Emma Dabos la mère de Monica Lafitte qui recherches l’histoire de sa branche maternelle.

Cirilo Dabos est donc le grand-père maternel de ma correspondante.

La famille Dabos dans les Hautes et Basses Pyrénées

Lucien Dabos dit Mouret est né le 29 août 1956 à Larreule, canton de Maubourguet, département des Hautes Pyrénées. Il est le fils de Pierre Dabos dit Mouret, cultivateur, domicilié à Larreule et de Michelle Bordes son épouse.

Ce couple s’est marié le 13 novembre 1848 à Arras en Lavedan, canton d’Aucun dans les Hautes-Pyrénées :

  • l’époux Pierre Dabos dit Mouret, 27 ans, né à Larreule est le fils de Jean Dabos dit Mouret, 52 ans, cultivateur et de Jeanne Galea, 52 ans également ;
  • l’épouse Michelle Bordes dite Hères, 22 ans, née à Arras, brassière, fille naturelle de Marianne Bordes, veuve Hères âgée de 61 ans, domiciliée à Arras-en-Lavedan.
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Bordenave Jean Pierre / Lauronce Marie

Pedro Bordenave, nieto de Pierre y Emma Kraglievich.

Pedro Bordenave est le petit-fils de Jean dit Pierre Bordenave né en 1830 à Ledeuix et de Marie Lauronce née en 1834 à Estialescq ; tous deux émigrés en Argentine et installés à Chascomús dans la provincia de Buenos Aires.

Une émigration heureuse avec de nombreux descendants et une belle réussite sociale et économique !

Nos deux béarnais se sont mariés le 22 février 1860 dans la paroisseImmaculada Concepción de Villaguay, Entre Rios, Argentina

« Juan Pedro Bordenave, 29 años, natural de Francia, hijo legitimo de Don Juan Bordenave, 54 años, y de Doña Maria Saint-Paul, 48 años con

Maria Loronzo, soltera, 25 años, natural de Francia, hija legitima de Don Bautista Loronzo de 52 años y de Doña Juana Esnorot de 48 años.

Testigos Juan Loronzo de 27 años y Maria Bordenave de 26 años los dos naturales de Francia. »

*On peut voir combien les noms ont été déformés Loronzo est Lauronce et Esnarot correspond à Joanicot

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Laburthe P / Abadie B / Mouledous J

Tournous-Darré 65 / Lubret 65 / Luby-Betmont 65

Je regroupe ici l’histoire de l’émigration de trois jeunes Bigourdans en relation avec la famille Laburthe frère et sœurs nés à Tournous-Darré.

  • Premier couple : Pedro Laburthe de Tournous-Darré et Quereillac Françoise née à Larroque 31 ;
  • Deuxième couple : Basile Abadie de Luby-Betmont marié à Marie Laburthe de Tournous-Darré ;
  • Troisième couple : Jean Mouledous de Lubret Saint-Luc et Jeanne Laburthe de Tournous-Darré.

Les trois couples se sont installés à Azúl dans la province de Buenos Aires en Argentine

Pedro Laburthe y Francisca Quereillac

En 1853, Pierre Laburthe né à Tournous-Darré département des Hautes Pyrénées demande son immatriculation au Consulat de Buenos Aires, il dit être né en 1827, il est célibataire et exerce la profession de boulanger, il a embarqué en 1852 du port de Bordeaux sur le navire « La Bonne Aimée », il n’a pas de passeport, il sait signer.

En 1867, nouvelle immatriculation au Consulat de Buenos Aires mais cette fois avec son épouse et quatre de ses enfants

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Ceux qui n’ont jamais donné de nouvelles

On pense que ce sont souvent des ingrats et encore plus grave quand ce sont des hommes mariés et pères de famille ; malheureusement c’est souvent qu’ils sont morts et que les autorités du pays n’ont pas averti les familles, ce qui était courant dans un Uruguay en guerre avec des centaines d’émigrants sans papiers.

Dans les trois cas dont je vais parler, deux sont identiques deux Basques Jean Ithurralde de Saint-Etienne de Baïgorry et François Dublanc d’Amorots-Succos.

Tous deux ont émigré avant 1850, ils ne savaient pas écrire, ils ne parlaient que basque mais ce n’était pas un obstacle car les nouvelles arrivaient par d’autres canaux.

La presse uruguayenne annonçait le nom et la provenance des bateaux qui arriveraient dans la semaine. Avec le bouche à oreille, tous les émigrants qui le pouvaient se rendaient au port et comme entre 1840 et 1850 les bateaux déversaient des flopées de jeunes Basques sur les quais de Montevideo, on apprenait que le père, le cousin, le voisin était mort que la plus belle fille du village s’était mariée…

Dans l’autre sens, un écrivain public racontait : « Ici en Uruguay tout va bien, j’ai retrouvé des copains du village, on travaille dur mais on gagne plus qu’au pays …avec toujours un mot de respect pour le père et de tendresse pour la mère. On était pudique jamais on ne se plaignait, avouer que l’on était malheureux était une faiblesse, admettre que l’on avait fait le mauvais choix.

J’ai lu de nombreuses lettres, la plus émouvante disait : « Ici je suis bien mais, Père, n’envoyez pas mes jeunes frères ! »

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De Gracia Iginio / Elichagaray Catherine

Ipiés (Aragon Espagne) / Sauguis

María Lorena de Graci, professeur d’histoire à l’Université de Buenos Aires recherche ses racines à Mauléon ; quand elle m’a contactée son travail était déjà bien avancé.

Le 23 novembre 1899, à Mauléon, deux ouvriers sandaliers, Iginio de Gracia et Catherine Elichagaray décident d’unir leurs destinées ;

L’époux Iginio de Gracia, 25 ans, sandalier, né le 16 janvier 1873 à Ipiès en Aragon en Espagne, de père et mère inconnus ;

L’épouse Catherine Elichagaray 26 ans, sandalière, née le 18 mai 1872 à Sauguis-Saint-Etienne, de père inconnu et de Françoise Elichagaray.

*Ipiès est une petite bourgade de quelques maisons, située près de Sabiñánigo.

*A cette époque, Mauléon, petite ville de Soule en Pays Basque français, est la « capitale de la sandale » de nombreuses usines fonctionnent mais en plus beaucoup de travail se fait dans les maisons des alentours le soir à la veillée.

Quand la main d’œuvre française manque pour les manufactures de sandales, on fait appel à de jeunes espagnols, surtout des filles, elles arrivaient chaque automne et repartaient chez elles en mai si bien qu’on les a nommées les hirondelles ; petites silhouettes vêtues de noir, coiffées d’un foulard blanc. Venaient aussi de jeunes garçons comme Iginio de Gracia.

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Camy Jean / Cazaux ou Casaux Marie

Vielleségure / Monein

Jean Camy en uniforme

Tout a commencé par ce portrait de Jean Camy envoyé par une de ses descendantes pour identification.

Cet uniforme militaire rappelle les chasseurs alpins par le béret et le bâton à pique pour marcher dans la neige.

C’est le bataillon des Chasseurs Pyrénéens fondé entre 1808 et 1814 ; ce sont des troupes légères basées dans les vallées pyrénéennes afin de combattre la guérilla espagnole et de défendre le sud-ouest de la France de l’invasion. Cette unité a été dissoute entre les deux guerres.

Jean Camy n’a pas fait de service militaire car son frère aîné Jean-Baptiste était déjà dans l’armée ; mais de temps en temps, il devait effectuer des stages et on devait les vêtir avec ces uniformes.

Jean Camy est né le 14 février 1879 à Vielleségure, fils de Jean Camy, cultivateur, 29 ans et de Catherine Bourras-Chardine, 26 ans.

Il est exempté de service militaire.

Le 11 novembre 1905, il épouse Marie Casaux ou Cazaux à Monein, domicile de l’épouse. La famille Camy avait quitté Vielleségure pour Monein.

L’époux Jean Camy né le 14 février 1879 à Vielleségure, domicilié à Monein, fils légitime majeur de Jean Camy âgé de 55 ans, cultivateur, et de Catherine Bourras- Chardine son épouse décédée à Vielleségure le 10 février 1885 ;

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Barrère Bertrand / Lacay Irma Marguerite

Tuzaguet 65 / Saint-Laurent-de-Neste 65

Il était bien de Tuzaguet ! la famille de Bertrand Barrère avait le souvenir de Pau comme origine ; supposons que Bertrand ait travaillé dans cette ville avant d’émigrer à 23 ans. Bertrand Barrère s’est enregistré au Consulat de Buenos Aires et il n’y a plus de doute sur sa naissance. Il est né à Tuzaguet dans les Hautes-Pyrénées.

Angela, petite-fille du couple émigrant, entourée de ses fils et petit-fils.1968

La famille Barrère de Tuzaguet

Bertrand Barrère est né à Tuzaguet, canton de Nestier, département des Hautes- Pyrénées le 23 juillet 1838, fils de Jean-Pierre Barrère Mencot (il y a plus de 10 familles Barrère à cette époque dans le village) 35 ans, cultivateur, et de Jeanne Birebent âgée de 24 ans.

Le couple s’est marié à Saint-Laurent de Neste, domicile de la mariée, le 14 janvier 1831.

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Casaux Bernard / Lamarque Dorothée

Orin / Barzun

María Amelia Casaux nieta de Bernardo y Dorotea

Bernardo Casaux a épousé Dorotea Lamarca (Lamarque) le 21 juin 1869 à Dolores dans la Provincia de Buenos Aires.

Bernardo avait 26 ans, français, célibataire, fils de Jean Cosso (Casaux) et Virginia Perez (Peyré),

Dorotea Lamarca, l’épouse, âgée de 25 ans, française, célibataire, est la fille de Lucien Lamarque et de Maria Perez (Péré).

Les témoins sont le couple Victor et Rosalia Margarita Taillada (Taillade) français.

Tous sont domiciliés à Castelli

Mais il faudra trouver la naissance d’un fils Felix Lorenzo en 1886 pour savoir que Bernard Casaux est originaire de Orin et Dorotea Lamarque de Barzun, deux villages du Béarn.

La famille Cazaux de Orin

Bernard Cazaux est né à Orin le 1er août 1842, fils de Jean Casaux dit Loustalot et de Brigitte Peyré-Caperaa ; le couple s’est marié à Orin le 7 février 1839 :

 L’époux Jean Cazaux-Loustalot né à Orin en 1806, menuisier, veuf de Philippe(féminin) Camou décédée en 1838, est le fils de Casaux-Loustalot Laurent et de Marguerite Mirande-Cantou, agriculteurs, domiciliés dans la maison Loustalot ;

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Eyharts Pierre / Ansolabehere Marie

Ordiarp / Lasse

Elisa Candida Eyarch à 16 ans

Elisa Candida Eyarch née en 1910 est la petite fille de Pierre Eihartz d’Ordiarp et de Marie Ansolabehere de Lasse ; c’est en même temps la grand-mère de ma correspondante, Maria Gabriela de Brito, argentine, chercheuse en neurosciences à l’Université de Jussieu à Paris.

Pierre Eihart (nom aux multipes graphies) épouse Marie Ansolabehère dans l’église Nuestra Señora de los Dolores à Dolores dans la provincia de Buenos Aires le 15 octobre 1860.

La ville de Dolores avec 30 000 habitants était surtout rurale : agriculture et pastoralisme. De nombreux émigrants français s’y installèrent vers 1860.

Acte de mariage de Pedro Eyharts et Marie Ansolabehere

« El esposo Pedro Eyharts, soltero de 25 años, natural de Francia, domiciliado en Tandil, hijo legitimo de Pedro de 60 años y de finada Maria Carriquiry vecinos de Francia con

Marie Ansolavejere (Ansolabehere) soltera, 18 años, natural de Francia, hija legitima de finados Bernardo y Maria Etchevers.

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Saint-Germès Louis / Costadoat Marie Françoise

Estadens 31 / Monein 64

Flora Julia Saint-Germès Costadoat

Julia Flora Saint-Germès Costadoat née à Lobos en 1874 est la fille de deux Français : Louis Saint-Germès né à Estadens en Haute-Garonne et de Françoise Costadoat originaire de Monein dans les Basses-Pyrénées devenues Pyrénées-Atlantiques.

En 1894, à La Catedral Nuestra Señora del Rosario de Azúl, Julia Flora Saint-Germès Costadoat épouse José-Maria Cier Fortassin né en 1869 à Azúl en Argentine, fils de deux Français Louis Cier et Jeanne Fortassin, natifs de Larroque en Haute-Garonne (cf l’histoire précédente sur ce blog).

Les parents de Juana Flora se marient aussi à Azúl dans la provincia de Buenos Aires dans ces terres fertiles que les gouvernements rêvaient de mettre en culture pour nourrir le pays. Terre ensanglantée de plusieurs combats entre les Indiens, los Malones, et ces nouveaux arrivants européens qui partaient labourer le fusil à l’épaule.

Mariage à San Miguel del Monte,18 janvier 1870 de Luis Sangermes, 35 años, soltero, natural de Francia, hijo legitimo de Francisco y doña Mariana Lebron ; con Maria Francisca Costadoat, 27 años, soltera, natural de Francia, hija legitima de Miguel y Maria Lariolet.

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