Archives de catégorie : Histoires familiales

Emigration familiale

Campistrous Urbain-Félix-Alphonse

Saint-Palais, Luxe, Garris

Nous revoici partis pour Cuba, après Camiade d’Hasparren et Boye-Bigne de Montfort en Béarn, c’est un jeune homme de Saint-Palais qui tente sa chance. Campistrous Pierre-Paul-Urbain-Félix-Alphonse.

Ce jeune Campistrous appartient à une famille bourgeoise de la région : avocat, avoué, négociant.

Pierre-Paul-Urbain-Félix-Alphonse est né à Saint Palais en 1829, fils de Jean Campistrous et de Marie-Constance Forgues.

Ce couple s’est marié à Arette en 1823. Jean Campistous, avoué au Tribunal civil de Saint-Palais né en 1792 à Arette, est le fils de Pierre Campistrous, huissier de la justice de Paix du canton d’Oloron et de Dame Marie Rachou.

L’épouse, Marie-Constance Forgues, est née en 1802 à Pau, enregistrée à Jurançon, fille de Simon Forgues, avoué au tribunal d’appel de Pau et de Dame Marie-Dorothée Baradieu.

Continuer la lecture

Paillé Augustin et Marie / Placé Jean

Lucq de Béarn / Monein

Augustin Paillé

Voici l’histoire de trois jeunes Béarnais nés à Lucq de Béarn mais dont les familles sont originaires de Monein. Monein situé au cœur du Béarn, région de terres fertiles et de coteaux sur lesquels mûrissent les raisins donnant le fameux vin de Jurançon. La légende raconte que le roi Henri IV, Nouste Henric en béarnais, fut baptisé au vin de Jurançon plus vivifiant que l’eau bénite.

A Monein, le 31 août 1857, a lieu le mariage de Jean Placé, né le 14 décembre 1829 à Lucq de Béarn, domicilié à Monein, soldat en congé temporaire du 17 ème régiment d’Artillerie, fils de Vincent Placé décédé en 1855 et de Marie Balance avec Marie Paillé née en 1832 à Lucq de Béarn, fille de Jean Paillé et de Jeanne Cazalet.

Les familles Placé et Paillé sont deux familles de laboureurs métayers, domiciliés à Monein ou à Lucq de Béarn, localités voisines, selon les propriétés qu’ils exploitent.

Juan Placé et son épouse Marie Paillé

La famille Placé : En 1815, à la mairie de Lucq, Vincent Placé, 43 ans, a épousé Marie Balance, 22 ans. Le couple aura neuf enfants à Lucq, dont deux décèdent en bas âge. Vincent Placé décède à Monein en 1855 à l’âge de 85 ans, son épouse Marie Balance vit jusqu’en 1873 et meurt à Lucq à 80 ans.

Sur son passeport et lors de son immatriculation, Jean Placé donne une date de naissance précise mais on ne trouve pas l’acte dans les registres du greffe.

Continuer la lecture

Eraçarret Bertrand

Lecumberry

Bertrand Eraçarret ou Erreçaret est né le 26 avril à Lecumberry, c’est le second enfant de Erlande Erreçaret et de Gratianne Enautene, tous deux de Lecumberry.

Calixto, nieto de Beltran

Lecumberry est une commune de la province basque de Basse-Navarre, frontalière de la Navarre espagnole.

Les parents de Bertrand Eraçarret ont dû se marier dans ce village, les deux époux venaient de deux maisons connues de Lecumberrery : Erraçaret dont Erlande était un cadet et Enautene dont Gratianne était aussi une cadette. Le patronyme de Gratianne était Caçouteguy, nom de son père, mais bien que n’étant pas l’héritière, elle s’est appelée Enautene et non Caçouteguy.

Erlande appelé aussi Arnaud et Gracianne sont deux cadets, ils s’installeront locataires ou métayers dans une ferme.

Les coutumes étaient ainsi : un héritier épouse une cadette et une héritière épouse un cadet. Deux cadets ensemble louent des terres et deviennent métayers, quant aux derniers nés d’une fratrie, cinquième ou sixième… ils étaient condamnés au célibat comme domestiques de leurs aînés.

Continuer la lecture

Périssé Marie

Montfort en Béarn

Ce récit n’est pas le résultat d’une recherche personnelle mais il est inspiré du travail de généalogie de Alejandro Mariano Arroyo, Argentin domicilié à Salta au nord du pays ; ce travail portant sur trois régions de France : le Béarn, la Bretagne et l’Alsace a été synthétisé en un beau livre Périssé de Montfort à Salta con Laferrière y Hamann, 400 años, 14 generaciones.

L’auteur m’a envoyé le livre car je l’avais aidé dans ses recherches, il y a quelques années. Je l’en remercie vivement.

Nous sommes à Montfort en plein cœur du Béarn dans ce canton nouvellement nommé Canton d’Orthez, Terres du Gave et du sel pour évoquer le Gave, fleuve qui irrigue le Béarn, et les mines de sel de Salies.

C’est là que vivent les Périssé depuis plusieurs générations. Deux jeunes gens du village, Jean Périssé et Catherine Lansot, se marient en février 1840, tous deux sont issus de familles de cultivateurs. L’époux, Jean Périssé, né en 1807 a 32 ans, il est le second fils de Barthélémi et de Jeanne Conte-Baubion ; l’épouse, Catherine Lansot, née en 1816, fille de Lansot et Catherine Belloc-Peilhen, a seulement 22 ans.

Ils s’installent à Montfort où naissent leurs enfants : Marie en 1840 qui décède à 12 ans, Jeanne en 1842, autre Marie en 1843, et Jean en 1847.

Continuer la lecture

Urbero Mathieu

Hasparren

Janvier, février c’est l’été en Argentine, Luís Eduardo profite de ses vacances pour recherches ses racines françaises. Ce n’est pas toujours évident car en Argentine c’est Durbero ou Dourbero, au Pays basque c’est Urbero ou Ourbero. Je vais essayer de l’aider.

Mathieu Urbero est né le 9 novembre 1836 à Hasparren. Il est le fils de Martin Urbero, cordonnier, 27 ans, maître de la maison Menytey (?) et de Dominica Harosteguy, 27 ans.

Les Urbero sont originaires de Mendionde, Martin y est né en 1809 fils de Martin Urbero et Marie Dubrocq. Il est venu se marier à Hasparren, village de naissance de Dominica Harosteguy, fille d’un couple de laboureurs Mathieu Harosteguy et Jeanne Etchechury.

Les trois enfants de Martin Urbero et Dominica Harosteguy sont nés à Hasparren :

Mathieu en 1836 ; Jeanne en 1841 et Marie en 1844.

Puis le couple a déménagé à Cambo a quelques kilomètres de distance d’Hasparren et c’est à Cambo que les deux sont décédés : Martin en 1888 à 78 ans et Dominica en 1897 à 86 ans.

Continuer la lecture

Camiade-Bidegaray Bernard / Boyé Albert

Hasparren / Montfort

Miriam Camiade, ma correspondante cubaine, descend de deux arrière-grands-pères français : Bernard Camiade des familles basques Bidegaray d’Hasparren et Camiade de Labastide Clairence et Albert Boyé d’une famille béarnaise de Narp et de Montfort.

Isidoro Camiade, fils de Bernard Camiade et Dolores Boyé, fille d’Albert Boyé

En général, les Haspandars sont tanneurs à Cuba et les Béarnais exploitent des terres pour la production du café et de la vanille mais les Camiade comme les Boyé étaient tanneurs installés à Manzanillo dans la région de Santiago. Miriam est professeur d’anatomie à l’université de médecine de Santiago.

En Pays Basque

Bernard Camiade est né en 1875 à Hasparren ; à la naissance il est déclaré Bernard Bidegaray, fils de Catherine, 24 ans, pas de mention du père avec la sanction inconnue.

Effectivement, nous sommes peut-être dans une belle histoire d’amour comme Marcel Pagnol savait si bien nous les raconter.

Continuer la lecture

Camy Jean ou Carlos

Abidos / Lagor

Carlos Camy est né à Abidos en 1850. Dans les registres d’état civil du village, on ne trouve pas de Charles ni de Jean Charles mais deux frères Jean, l’un né en 1850, l’autre en 1854, fils de Jean Camy et de Madeleine Anglade. En Béarn, les prénoms sont un vrai problème je crois que personne ne porte son prénom officiel. De plus, aucun des deux frères n’est enregistré dans les registres militaires et aucun ne s’est immatriculé à Montevideo.

Mais heureusement les descendants de Jean Charles ont recherché leurs racines.

La famille est-elle de Lagor ou de Abidos ? Ils s’enregistrent soit dans une mairie, soit dans une autre mais ce qui est certain c’est une famille de meuniers. Les meuniers ne sont pas propriétaires des moulins, donc eux aussi déménagent souvent. On retrouve le plus souvent, la famille Camy dans le moulin de Jouanlong mais là encore il y a des changements. Lors d’une crue du Gave de Pau, le fleuve qui irrigue cette région, le moulin a été détruit et une partie de Abidos a été rattachée à Lagor. Dernier changement Abidos était une commune du canton de Lagor maintenant elle fait partie du canton du Coeur de Béarn.

Continuer la lecture

Elgoyhen Martin

Tardets

Ce sont encore des Souletins, Elgoyhen Martin et son frère Elgoyhen Pierre qui quittent le pays basque ; tous deux sont fils de Bernard Elgoyhen et de Madeleine Aguer.

Leonidas y Alba Margarita

Bernard et Madeleine se sont mariés à Abense du Haut en 1848.

La commune d’Abense du Haut n’existe plus, elle a été rattachée à Alos-Sibas-Abense et une autre partie à Tardets.

Lors de son mariage, l‘époux Bernard Elgoyhen est dit né à Tardets en 1814 mais l’acte a été trouvé en 1817 ; il est fils de Marthe Elgoyhen, célibataire, habitant la maison Chaho dans le bourg du village de Tardets.

L’épouse Madeleine Aguer est native de Abense, ses parents avaient dû oublier de déclarer sa naissance et pour se marier elle a dû se rendre devant le Juge de Saint-Palais pour faire établir un certificat de notoriété ; elle est née en1810, fille de Bernard Aguer et de Marie Etcheber tous deux décédés.

Continuer la lecture

Harislur Joseph / Fluttaz François

Licq-Atherey 64 / Saint-Alban 73

Casimira Harislur y su esposo Donato Rivero

Joseph Harislur de Licq-Atherey, au Pays Basque, et François Fluttaz de Saint-Alban Leysse, en Savoie, n’avaient rien en commun sauf d’avoir émigré en Argentine ; ils ne se sont certainement jamais connus bien qu’ils soient tous deux arrière-grands-pères de mon correspondant argentin Juan Pablo Manganiello Rivero.

Joseph Harislur et François Fluttaz sont nés dans des régions montagneuses, l’un les Pyrénées, l’autre les Alpes. La vie était rude dans ces vallées et les agents d’émigration trouvaient facilement des candidats au départ.

La famille Harislur en France

Joseph est né en 1857 à Licq mais la famille Harislur est originaire de Larrau. Les deux villages que nous évoquerons sont situés en Soule, la partie la plus à l’est du Pays basque français ; Larrau se trouve sur la frontière espagnole que l’on franchit au port de Larrau, un col qui relie la Soule à la Navarre espagnole, dominé par le pic d’Orhy (2 017m). 

Continuer la lecture

Portatiu Covarrubias José Maria

Lasseube et Cadix

José Maria Covarrubias (1806-1870)

José Maria Covarrubias est né en 1806 à Cadix, port d’Andalousie, en Espagne, fils de Jean-Pierre Portatiu de Lasseube, canton d’Oloron en Béarn, et de Marie Dolores Martin de Frias, espagnole de Malaga. Bien que né à l’étranger, il passera son enfance, son adolescence et une partie de sa prime jeunesse au milieu des petits Béarnais de Lasseube.

Qui était son père : Jean-Pierre Portatiu Cabarrouy ?

Né en 1754, dans une famille plutôt aisée, le père de Jean-Pierre Portatiu est cabaretier mais en même temps négociant, commerçant. A cette époque où la population paysanne vit en autarcie, c’est à l’auberge que l’on peut acheter du vin mais aussi le sucre, le café, des ustensiles, des outils.

Continuer la lecture