Archives de catégorie : Histoires familiales

Emigration familiale

Carrerou Jean Bernard

Lurbe

Il y a des mails qui me font plaisir et qui récompensent du travail de fourmi que je fais, depuis près de vingt ans, sur le thème de l’émigration. Celui de Waldemar Carrerou est un exemple.

Gracias por tan valiosa informacion para mí y mi familia. Hace decadas que luchamos por encontrar el origen de nuestra familia.-Agradezco emocionado y ansioso todo lo que puedas hacer al respecto”

Son ancêtre Jean Bernard Carrerou est né à Lurbe le 6 juillet 1839, il est le second fils des 9 enfants du couple Bernard Carrerou et Elisabeth Borce-Pélaborde. Ce couple s’est marié à Lurbe en 1836, Bernard est le fils d’André Carrerou et de Marie Labeigt-Laviguerie , quant à l’épouse , ses parents sont Bernard Borce-Pelaborde et Catherine Foropon-Francoye de Bedous. Les deux époux sont mineurs. Continuer la lecture

Navarret Jean Romain

Oloron Sainte-Marie

Jean Romain Navarret est né à Sainte-Marie le 13 avril 1851. Dans son acte de naissance il est noté Jean Ramelin ; certainement une erreur du secrétaire de mairie. Il est le fils de Jean Navarret, laboureur, et de Madeleine Bonnemasou.

Jean et Madeleine se sont mariés en 1839 à Sainte-Marie qui n’était pas encore rattachée à Oloron. Jean est le fils de Pierre et de Jeanne Marie Mon-Poutous quant à Madeleine Bonnemasou, elle est la fille de Joseph et Marianne Bonnemasou ; les deux familles sont domiciliées à Sainte Marie.

En 1842, naît le premier enfant Pierre qui prendra la suite dans la ferme parentale, un de ses fils émigrera à San Francisco. Puis c’est la naissance d’Anne en 1845, elle épousera Jean Lassalle. En 1849, François vient au monde mais il décède à 4 mois En 1851, naît Jean Romain et en 1855 c’est la naissance de Jean. Ces deux derniers garçons émigreront en Argentine. Continuer la lecture

Sagardoy Arnaud / Fernando

Ordiarp

Au Pays Basque, il s’appelle Arnaud mais dès son arrivée en Argentine il devient Fernando comme la majorité des émigrants portant le prénom Arnaud car ce prénom n’a pas de traduction en espagnol. Un casse-tête supplémentaire pour les recherches.

Arnaud est né à Ordiarp le 14 mars 1859, fils naturel de Marie Sagardoy.

La vie de Marie est semblable à celle de bien de jeunes femmes pauvres au milieu du XIXe siècle. Ses parents n’ont pas de terres et certainement pas de troupeaux ; toute jeune, vers 12 à 13 ans, Marie doit gagner sa vie en étant « journalière » dans les fermes plus aisées. Une journalière comme « une bonne » devait travailler toute la journée, on pouvait lui demander de tout faire soit dans la maison soit dans les champs… et même de satisfaire les plaisirs du maître. Continuer la lecture

Etchemendy Charles

Orègue

Charles Etchemendy est né à Orègue le 5 août 1835, c’est le cinquième enfant de Martin Etchemendy et de Dominica Oyénart.

Tous deux nés à Orègue, Martin et Dominica se sont mariés en 1823. Martin a 29 ans, c’est le fils de Pierre Etchemendy et de Catherine Garay tous deux décédés avant 1823. Dominica Oyénart a 24 ans, elle est la fille de Jean Oyénart décédé en 1810 et de Catherine Ithurbide. Les époux ne savent pas signer, par contre Catherine Ithurbide, la mère, signe.

Martin Etchemendy et Dominica Oyénart s’installent métayers à Orègue ; au bout de quelques années la famille commence à s’agrandir Continuer la lecture

Menbielle dit Domecq Pierre

Ogenne Camptort

Deux enfants de cette famille béarnaise ont choisi l’émigration en Argentine : Pierre né en 1829 et Pierre, dit Jean, né en 1834, tous deux fils de Jacques Menbielle dit Domecq et de Marie Bourragué.

Jacques et Marie unissent leurs vies en 1821 à Ogenne Camptort, petit village béarnais du canton de Navarrenx. Jacques a 24 ans il est laboureur il est né et domicilié à Ogenne, fils de François et Marie Lacoste ; Marie Bourragué a 25 ans elle est née et domiciliée à Lucq de Béarn, un village voisin ; ses parents sont Pierre Bourragué et Jeanne Aurissens. Le jeune couple s’installe dans la maison Domecq où naissent les enfants : une fillette Marie en 1823 qui décède à 2 ans puis trois garçons : Jean Baptiste en 1825, Pierre en 1829 et Jean Pierre en 1834. Continuer la lecture

Lorda Arnaud

Saint Jean le vieux

Arnaud Lorda est né à Saint Jean le vieux le 26 novembre 1876. Lors de sa naissance son père Jean Lorda, cultivateur était déjà âgé de cinquante et un ans et sa mère Catherine Arroquy quarante-deux ans. Arnaud était leur dernier enfant et c’était souvent celui qui quittait le pays basque pour tenter sa chance en Argentine.

Jean Lorda et Catherine Arroquy se sont mariés à Saint Jean le vieux en 1861, Jean avait déjà 36 ans il était natif d’Irouléguy, fils de Jean Lorda et Marie Arretche maîtres de la maison Ametçalde. L’épouse Catherine Arroquy avait 26 ans, c’était la fille de Pierre Arroquy et Jeanne Elichiry maîtres de la maison Jaüberria du quartier Cabalce. Jean Lorda et Caterine Arroquy auront huit enfants : Pierre en 1862, Jeanne en 1864, Jeanne Marie en 1865, Jean en 1867, Raymond en 1871 qui décédera à 15 jours, Marie en 1872 qui ne vivra que six mois, Jean Baptiste en 1874 qui décède à la naissance et enfin Arnaud en 1876 qui survivra et émigrera en Argentine avant ses vingt ans. Continuer la lecture

Bibé Jean / Dardères Marie

Escos

Voici Le document précieux que garde depuis plus de 150 ans la famille Bibé d’Argentine : le certificat de bonne conduite de leur ancêtre Jean Bibé, voltigeur dans l’armée française.

Jean Bibé  est né le 5 mars 1824 à Escos, canton de Salies. Lors de sa naissance son père Pierre Bibé est absent car il est militaire de carrière : dragon au régiment de Doubs ; c’est sa tante, la sœur de Jeanne Mousseigne, qui déclare la naissance.

Pierre Bibé et Jeanne Mousseigne, tous deux natifs d’Escos et fils de métayers, se marient en 1819 ; ils sont très jeunes 21 et 17 ans. Pierre n’est pas encore entré dans l’armée. Ce couple n’aura que 2 enfants Jean né en 1824 et un autre Jean dit Grégoire en 1827. Les deux garçons choisissent la carrière militaire où ils sont « voltigeurs ». Le voltigeur assis sur la croupe d’un cheval doit sauter de l’animal au galop pour surprendre l’ennemi. Jean dit Grégoire sera tué au combat en 1853 à Rome, il avait 26 ans. En 1849, Napoléon Bonaparte envoie un corps expéditionnaire pour encercler Rome et aider le Pape à revenir au Vatican dont il avait été chassé par une insurrection italienne. Jean, l’aîné participe au siège de Sébastopol en 1854 pendant la guerre de Crimée. En 1854, les troupes française, anglaises et Sardes font le siège de Sébastopol espérant encercler l’armée impériale russe mais en vain. Continuer la lecture

Nougué Auguste

Ousse

Auguste Nougué est le gendre de Jean Fabien Cazot ayant épousé Catalina Casilda sa sixiéme fille ; mais il est aussi l’arrière-grand-père de mon correspondant, Carlos Asuaga.

Voici la vie d’un autre Béarnais, né en 1856, dans la plaine de Pau à Ousse.

Auguste Nougué est le troisième fils de Jean Nougué et de Marie Carrerot.

A son mariage en 1851, Jean est aubergiste mais ensuite il est toujours mentionné meunier et fils de meunier.

Avec Marie Carrerot il aura 7 enfants : Pierre en 1851, Françoise en 1852 décédée à 6 mois, Auguste en 1856, Marie en 1859, Bertrand en 1865, Jeanne en 1867 et une autre Jeanne en 1869 décédée à la naissance. Continuer la lecture

Cazot Jean-Fabien / Sarraillé Anne

Arudy / Lurbe

Voici toute une famille de Béarnais d’Arudy en vallée d’Ossau, de Lurbe-Saint -Christau en vallée D’Aspe ; qui ont quitté leurs vallées pyrénéennes pour vivre en Uruguay dans le département de Canelones.

Jean Fabien est né en 1824 à Arudy, c’est l’avant dernier enfant d’une fratrie de huit. Le père Jean Baptiste Cazot est instituteur, la mère Marie-Jeanne Cambus est née dans le village d’Arudy. Jean-Baptiste et Marie-Jeanne se marient en 1813 ; ils ont 27 et 19 ans. La famille s’agrandit très vite et régulièrement : Jean-Louis-Grégoire en 1814, Marie-Pauline en 1815, Louis-Adorateur en 1817, Mathieu-Jean-François en 1819, Jean-Pierre en 1821, Jean-Fabien en 1824 et Marie-Anne-Josèphe en 1825. Il n’y aura plus d’enfants car douze jours après cette naissance ; le père Jean-Baptiste décède à 39 ans. Jeanne-Marie Cambus ne se remarie pas et élève seule ses sept enfants certainement avec l’aide des grands-parents. Continuer la lecture

Bordes Jean / Tisnes Marie

Dognen / Lay-Lamidou

L’émigration n’est pas facile à vivre, on rêve, on part plein d’espoir mais l’appel du pays natal reste vivace même s’il ne peut pas nous fournir la vie que l’on espère. Voici l’histoire familiale de Jean Bordes, émigré en Argentine, revenu en Béarn et reparti.

Jean Bordes est né à Dognen en 1828, sa famille n’est pas aisée, son père Jacques Bordes est journalier et cloutier, sa mère Marie Anne Loustau est ménagère. A cette époque, le cloutier, comme le sandalier, travaillait chez lui, le soir. Dans la pièce à vivre, près de la cheminée, on installe une petite enclume et on vit dans le bruit des coups de marteau pour façonner les clous. Ambitieux et volontaire, refusant cet avenir, Jean émigre en Argentine certainement très jeune.

Le couple Jacques Bordes et Marie Anne Loustau est frappé par le malheur : mariés très jeunes ils ont treize enfants mais quatre seulement survécurent ; neuf décèdent quelques jours après la naissance ou quelques mois ou dans les premières années de leur existence. Malgré les décès et les départs, Jacques et Anne Marie continuent leur vie à Dognen, quittant la forge pour prendre le métier de jardinier ; ils décèdent à quelques mois d’intervalles en 1880 et 1881 à 79 et 74 ans. Continuer la lecture