Archives par étiquette : Argentine

Belhy Jean

Saint-Michel / Estérençuby / Aincille

L’histoire sera courte mais les photos sont si belles qu’elles méritent un texte.

Jean Belhy ou Belly est né le 16 août 1856 dans la commune de Saint Michel tout près de Saint Jean Pied de Port. Jean Belhy, le grand-père, 49 ans, métayer déclare que sa fille Eléonor a accouché d’un enfant de sexe masculin, de père inconnu, auquel elle veut donner le prénom de Jean.

Deux ans plus tard en 1858, Eléonor, 22 ans, née à Aincille, fille de Jean Belhy et de Gratiane Lartigue, domiciliés à Saint Michel, épouse Jean ou Pierre Errachu, 30 ans, né à Saint Michel, fils de Jean Erratchu et de feue Marie Recart. Dans l’acte de mariage on ne parle pas du petit Jean qui a deux ans, il ne sera pas reconnu et gardera le nom de Belhy.

L’année suivante en 1859, naît Gratianne Errachu et les naissances arrivent régulièrement

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Paillé Augustin et Marie / Placé Jean

Lucq de Béarn / Monein

Augustin Paillé

Voici l’histoire de trois jeunes Béarnais nés à Lucq de Béarn mais dont les familles sont originaires de Monein. Monein situé au cœur du Béarn, région de terres fertiles et de coteaux sur lesquels mûrissent les raisins donnant le fameux vin de Jurançon. La légende raconte que le roi Henri IV, Nouste Henric en béarnais, fut baptisé au vin de Jurançon plus vivifiant que l’eau bénite.

A Monein, le 31 août 1857, a lieu le mariage de Jean Placé, né le 14 décembre 1829 à Lucq de Béarn, domicilié à Monein, soldat en congé temporaire du 17 ème régiment d’Artillerie, fils de Vincent Placé décédé en 1855 et de Marie Balance avec Marie Paillé née en 1832 à Lucq de Béarn, fille de Jean Paillé et de Jeanne Cazalet.

Les familles Placé et Paillé sont deux familles de laboureurs métayers, domiciliés à Monein ou à Lucq de Béarn, localités voisines, selon les propriétés qu’ils exploitent.

Juan Placé et son épouse Marie Paillé

La famille Placé : En 1815, à la mairie de Lucq, Vincent Placé, 43 ans, a épousé Marie Balance, 22 ans. Le couple aura neuf enfants à Lucq, dont deux décèdent en bas âge. Vincent Placé décède à Monein en 1855 à l’âge de 85 ans, son épouse Marie Balance vit jusqu’en 1873 et meurt à Lucq à 80 ans.

Sur son passeport et lors de son immatriculation, Jean Placé donne une date de naissance précise mais on ne trouve pas l’acte dans les registres du greffe.

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Eraçarret Bertrand

Lecumberry

Bertrand Eraçarret ou Erreçaret est né le 26 avril à Lecumberry, c’est le second enfant de Erlande Erreçaret et de Gratianne Enautene, tous deux de Lecumberry.

Calixto, nieto de Beltran

Lecumberry est une commune de la province basque de Basse-Navarre, frontalière de la Navarre espagnole.

Les parents de Bertrand Eraçarret ont dû se marier dans ce village, les deux époux venaient de deux maisons connues de Lecumberrery : Erraçaret dont Erlande était un cadet et Enautene dont Gratianne était aussi une cadette. Le patronyme de Gratianne était Caçouteguy, nom de son père, mais bien que n’étant pas l’héritière, elle s’est appelée Enautene et non Caçouteguy.

Erlande appelé aussi Arnaud et Gracianne sont deux cadets, ils s’installeront locataires ou métayers dans une ferme.

Les coutumes étaient ainsi : un héritier épouse une cadette et une héritière épouse un cadet. Deux cadets ensemble louent des terres et deviennent métayers, quant aux derniers nés d’une fratrie, cinquième ou sixième… ils étaient condamnés au célibat comme domestiques de leurs aînés.

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Périssé Marie

Montfort en Béarn

Ce récit n’est pas le résultat d’une recherche personnelle mais il est inspiré du travail de généalogie de Alejandro Mariano Arroyo, Argentin domicilié à Salta au nord du pays ; ce travail portant sur trois régions de France : le Béarn, la Bretagne et l’Alsace a été synthétisé en un beau livre Périssé de Montfort à Salta con Laferrière y Hamann, 400 años, 14 generaciones.

L’auteur m’a envoyé le livre car je l’avais aidé dans ses recherches, il y a quelques années. Je l’en remercie vivement.

Nous sommes à Montfort en plein cœur du Béarn dans ce canton nouvellement nommé Canton d’Orthez, Terres du Gave et du sel pour évoquer le Gave, fleuve qui irrigue le Béarn, et les mines de sel de Salies.

C’est là que vivent les Périssé depuis plusieurs générations. Deux jeunes gens du village, Jean Périssé et Catherine Lansot, se marient en février 1840, tous deux sont issus de familles de cultivateurs. L’époux, Jean Périssé, né en 1807 a 32 ans, il est le second fils de Barthélémi et de Jeanne Conte-Baubion ; l’épouse, Catherine Lansot, née en 1816, fille de Lansot et Catherine Belloc-Peilhen, a seulement 22 ans.

Ils s’installent à Montfort où naissent leurs enfants : Marie en 1840 qui décède à 12 ans, Jeanne en 1842, autre Marie en 1843, et Jean en 1847.

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Urbero Mathieu

Hasparren

Janvier, février c’est l’été en Argentine, Luís Eduardo profite de ses vacances pour recherches ses racines françaises. Ce n’est pas toujours évident car en Argentine c’est Durbero ou Dourbero, au Pays basque c’est Urbero ou Ourbero. Je vais essayer de l’aider.

Mathieu Urbero est né le 9 novembre 1836 à Hasparren. Il est le fils de Martin Urbero, cordonnier, 27 ans, maître de la maison Menytey (?) et de Dominica Harosteguy, 27 ans.

Les Urbero sont originaires de Mendionde, Martin y est né en 1809 fils de Martin Urbero et Marie Dubrocq. Il est venu se marier à Hasparren, village de naissance de Dominica Harosteguy, fille d’un couple de laboureurs Mathieu Harosteguy et Jeanne Etchechury.

Les trois enfants de Martin Urbero et Dominica Harosteguy sont nés à Hasparren :

Mathieu en 1836 ; Jeanne en 1841 et Marie en 1844.

Puis le couple a déménagé à Cambo a quelques kilomètres de distance d’Hasparren et c’est à Cambo que les deux sont décédés : Martin en 1888 à 78 ans et Dominica en 1897 à 86 ans.

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Camy Jean ou Carlos

Abidos / Lagor

Carlos Camy est né à Abidos en 1850. Dans les registres d’état civil du village, on ne trouve pas de Charles ni de Jean Charles mais deux frères Jean, l’un né en 1850, l’autre en 1854, fils de Jean Camy et de Madeleine Anglade. En Béarn, les prénoms sont un vrai problème je crois que personne ne porte son prénom officiel. De plus, aucun des deux frères n’est enregistré dans les registres militaires et aucun ne s’est immatriculé à Montevideo.

Mais heureusement les descendants de Jean Charles ont recherché leurs racines.

La famille est-elle de Lagor ou de Abidos ? Ils s’enregistrent soit dans une mairie, soit dans une autre mais ce qui est certain c’est une famille de meuniers. Les meuniers ne sont pas propriétaires des moulins, donc eux aussi déménagent souvent. On retrouve le plus souvent, la famille Camy dans le moulin de Jouanlong mais là encore il y a des changements. Lors d’une crue du Gave de Pau, le fleuve qui irrigue cette région, le moulin a été détruit et une partie de Abidos a été rattachée à Lagor. Dernier changement Abidos était une commune du canton de Lagor maintenant elle fait partie du canton du Coeur de Béarn.

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Elgoyhen Martin

Tardets

Ce sont encore des Souletins, Elgoyhen Martin et son frère Elgoyhen Pierre qui quittent le pays basque ; tous deux sont fils de Bernard Elgoyhen et de Madeleine Aguer.

Leonidas y Alba Margarita

Bernard et Madeleine se sont mariés à Abense du Haut en 1848.

La commune d’Abense du Haut n’existe plus, elle a été rattachée à Alos-Sibas-Abense et une autre partie à Tardets.

Lors de son mariage, l‘époux Bernard Elgoyhen est dit né à Tardets en 1814 mais l’acte a été trouvé en 1817 ; il est fils de Marthe Elgoyhen, célibataire, habitant la maison Chaho dans le bourg du village de Tardets.

L’épouse Madeleine Aguer est native de Abense, ses parents avaient dû oublier de déclarer sa naissance et pour se marier elle a dû se rendre devant le Juge de Saint-Palais pour faire établir un certificat de notoriété ; elle est née en1810, fille de Bernard Aguer et de Marie Etcheber tous deux décédés.

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Harislur Joseph / Fluttaz François

Licq-Atherey 64 / Saint-Alban 73

Casimira Harislur y su esposo Donato Rivero

Joseph Harislur de Licq-Atherey, au Pays Basque, et François Fluttaz de Saint-Alban Leysse, en Savoie, n’avaient rien en commun sauf d’avoir émigré en Argentine ; ils ne se sont certainement jamais connus bien qu’ils soient tous deux arrière-grands-pères de mon correspondant argentin Juan Pablo Manganiello Rivero.

Joseph Harislur et François Fluttaz sont nés dans des régions montagneuses, l’un les Pyrénées, l’autre les Alpes. La vie était rude dans ces vallées et les agents d’émigration trouvaient facilement des candidats au départ.

La famille Harislur en France

Joseph est né en 1857 à Licq mais la famille Harislur est originaire de Larrau. Les deux villages que nous évoquerons sont situés en Soule, la partie la plus à l’est du Pays basque français ; Larrau se trouve sur la frontière espagnole que l’on franchit au port de Larrau, un col qui relie la Soule à la Navarre espagnole, dominé par le pic d’Orhy (2 017m). 

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Itharte Jean-Marc, Marcelino ou Juan

Castelnau-Camblong

Cette région entre Oloron et Navarrenx appelée le Béarn des Gaves est une zone agricole fertile, pourtant de nombreux jeunes gens de ces villages ; Castelnau-Camblong, Ogenne-Camptort, Bugnein, etc… ont émigré en Amérique latine. A Bugnein, résidait l’agent d’émigration Laplace qui a recruté de nombreux émigrants, les Itharte sont partis avant.

Signature lors de son immatriculation en 1859

Jean-Marc Itharte est né en 1836 dans une famille de Castelnau-Camblong, c’est le dernier fils de Jean Itharte et de Anne Arthie.

Jean Itharte et Anne Arthie se sont mariés en 1820 à Charre. L’époux est né à Charre dans une famille de laboureurs en 1798, fils de Jean Itharte et de Marie Iritein de Mendibieu ; l’épouse, Anne Arthie, née en 1795, est la fille de Pierre Arthie originaire de Barran en Haute-Garonne et de Catherine Larroque de Nabas. L’époux et le père de l’épouse savent signer, l’épouse non. Peu de femmes signaient à cette époque.

Le jeune couple s’installe à Castelnau-Camblong où naissent cinq enfants : Catherine en 1822, Pierre en 1824, Marie en 1828, un autre Pierre en 1831 et Jean-Marc, déclaré Arnaud-Marc, en 1836.

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Danty Jacques/ Danti Santiago

Bordères sur l’Echez

Bordères sur l’Echez est un gros bourg situé à 4 km de Tarbes ; par cette proximité d’une grande ville, sa population a triplé en quelques décennies ; de rurale en 1850 avec 1800 habitants, elle est devenue urbaine avec 5 400 habitants en 2020.

Santiago del Corazon de Jesus

C’est là que Jacques Danty Begolle est né en 1834 dans une famille de laboureurs. Pourquoi Begolle ajouté au patronyme Danty ? C’est toujours la question que se posent les étrangers dans les généalogies de la Bigorre et du Béarn. A Bordères, vivaient plusieurs familles Danty : Danty Begolle, Danty Manaud, Danty… il fallait les différencier pour l’état civil. Begolle pouvait être le nom de la maison, le nom d’une lointaine aïeule ou le village de Bégole dont ils pourraient être originaires ?

Donc le 8 octobre 1834, Dominique Danty Begole, laboureur est venu enregistrer la naissance d’un enfant de sexe masculin, né le matin même, de lui et de Marie Fatta Marrou son épouse et auquel il veut donner le prénom de Jacques.

Le couple Dominique Danty Begole et Marie Fatta Marrou s’est marié en 1824 à Bordères dont ils sont tous deux originaires.

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