Louit Vitalis

Orleix 65

Résultat de recherche effectuée dans la base des visas du site www.visasenbordelais.fr

Le 27 octobre 1858, LOUIT, Vitalis, âgé(e) de 22 ans a obtenu un visa accordé par le préfet de Gironde. Il (elle) était porteur d’un passeport obtenu auprès de Préfet des Hautes Pyrénées le 16 octobre 1858. Il (elle) avait obtenu ce visa pour partir à destination de Santiago (Ile Cuba), sur le navire Cubano.


Le 27 octobre 1858, Vital LOUIT, 22 ans, s’embarquait du port de Bordeaux en direction de Santiago de Cuba à bord du Navire Cubano.

Il possédait un passeport français délivré par le préfet des Hautes-Pyrénées.

Qui est Vitalis LOUIT ?

Vitalis LOUIT est né à Orleix le 14 janvier 1837, second fils de Christophe Louit, laboureur, domicilié à Orleix et de Jeanne-Marie Dussour.

Ses parents Christophe LOUIT et Jeanne- Marie Dussour se sont mariés à Orleix le 8 septembre 1833 :

L’époux Christophe LOUIT, 25 ans, est le fils de Jean LOUIT, laboureur et de Domengea Betbèze

L’épouse Jeanne-Marie Dussour, 19 ans, est la fille de Jean Dussour et de Domengea Lamon tous deux décédés à Oléac

L’époux signe, pas l’épouse « pour ne savoir ».

Le jeune couple s’installe à Orleix où les enfants naissent :

  • Jeanne LOUIT en 1835 mariée à Jean Claverie, décédée à Tarbes ;
  • Vitalis LOUIT en 1837 qui émigre à Cuba ;
  • Magdeleine LOUIT en 1839 mariée à Delas Joseph qui ne quitte pas Orleix ;
  • Daniel LOUIT en 1842 a fait son service militaire puis je ne trouve pas sa trace ;
  • Jean-Baptiste LOUIT en 1844 époux de Jeanne-Marie Dupont, décédé à Orleix ;
  • Dominique LOUIT en 1847 marié à Dominiquette Senges, resté à Orleix.

Les parents n’ont jamais quitté Orleix, le père Christophe LOUIT est décédé en 1872 à 63 ans, quant à Jeanne-Marie Dussour, la mère, elle a vécu jusqu’à 80 ans et s’est éteinte en 1895.

Le village de Orleix est situé au nord du département des Hautes-Pyrénées, anciennement Comté de Bigorre. C’est un village rural qui comptait 1900 habitants en 2023 ; sa population augmente par sa proximité de Tarbes, 7 km seulement les séparent.

Le départ vers Cuba

La question est pourquoi sont-ils partis ? Dans la famille LOUIT on vivait correctement puisque tous ses frères et sœurs ont fondé des foyers et élevé des enfants à Orleix ou dans les environs. Mais dès les années 1840-1850 des agents d’émigration sillonnaient les villages promettant un avenir meilleur. L’Amérique latine, Argentine et Uruguay cherchaient des Européens pour mettre en valeur leurs immenses étendues, travail que refusaient les Indiens et Cuba avait besoin de main d’œuvre après les lois stipulant la fin de l’esclavage.

Le 27 octobre 1858, la navire Cubano emmenait quatre jeunes bigourdans :

  • Batsère Jean, 19 ans ;
  • Louit Vitalis 22 ans ;
  • Capsague Jacques 17 ans ;
  • Mirande Cécile 21 ans.

Ces jeunes étaient accompagnés de deux Cubains :

  • Vendredy Félix 36 ans et Biens José Alexandre 50 ans.

Le groupe part vers Santiago de Cuba et plus précisèrent vers Guantánamo, région où de grandes plantations de café, los cafetales, appartenant souvent ou gérés par des Béarnais les familles Bégué, Magendie, Lestapis, Béguerie, Casamajor etc. avaient remplacé la canne à sucre.

La vie à Cuba

Vitalis devenu Vital German LOUIT s’est installé à Guantánamo, Oriente, dans la Province de Santiago de Cuba. En général les Français qui arrivaient n’étaient pas destinés aux travaux pénibles sous un soleil ardent, tel que la coupe de la canne à sucre, travaux toujours effectués par les Noirs ou Mulâtres descendant des esclaves ; eux avaient un rôle de surveillance, de répartition des tâches etc., de mayoral comme on disait en Amérique du Sud.

Certains ont réussi à acquérir des terres et à devenir des grands propriétaires comme Pierre Belon, enfant abandonné en Béarn qui a réussi à devenir propriétaire et a fonder une famille à Guantánamo.

Vital Louit est un de ceux-là ; pendant vingt ans, il a travaillé, énormément travaillé et le 22 août 1882, presque un quart de siècle après son arrivée à Guantanamo, Cuba, il a épousé Maria Isabel Adelaïda Lestapis. Les Lestapis, ancienne noblesse béarnaise, passés par l’île de Saint Domingue étaient de gros propriétaires et négociants à Cuba.

Maria Isabel Adelaïda Lestapis Parda est née en 1849 à El Caney, Oriente, Cuba.

Rosa Louit Lestapis

Son épouse ayant plus de dix ans de moins que Vital, ils eurent 11 enfants, la plupart nés avant le mariage, ce qui était courant :

  • Pablo LOUIT en 1865, sucrier à Guantanamo ;
  • Antonina LOUIT en 1867 ;
  • Dorotea LOUIT en 1869 ;
  • Rosa LOUIT en 1871 mariée à Antonio Ruesga Morlote ;
  • Ernesto LOUIT en 1873 ;
  • Catalina LOUIT en 1876 ;
  • Agustina LOUIT en 1878 mariée à Narciso Calama Golmez ;
  • German LOUIT en 1881 ;
  • Felicia LOUIT en 1884 ;
  • Antonio Fermin LOUIT en 1885 ;
  • Luis Felipe LOUIT en 1890.

La plupart des enfants ont eu une nombreuse descendance à Cuba.

Vital LOUIT est décédé en le 24 décembre 1896 à Guantanamo, il avait 59 ans.

Recherche faite à la demande d’un descendant Alfonso Jesus Ruiz Portillo

Sources : Archives des Hautes-Pyrénées et Geneanet.

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