Singlán / Saint-Lanne Michel

Saint-Jean-de-Luz

Lors de leur arrivée vers 1840-1850 en Uruguay, les noms de certains émigrants ont été très déformés ; souvent ils ne savaient ni lire ni signer et ne pouvaient rien vérifier.

Michel Saint-Lanne a été immatriculé en 1842 au Consulat de Montevideo avec le patronyme Saint-Lanne, c’est ensuite que le nom est devenu Singlán.

Une de ses descendante, María Inés Singlán, a eu du mal à retrouver ses racines au Pays Basque.

Lorsque Michel Saint-Lanne se présente au Consulat, il donne les renseignements exacts :

Saint-Lanne Michel né en 1820, à Saint-Jean-de-Luz Basses Pyrénées, laboureur, muni de son acte de naissance.

Décidément Michel cumule les embrouilles, car sur son acte de naissance, il y a une erreur sur les noms et prénoms de sa mère. Saint-Lanne n’est pas courant au Pays Basque, heureusement qu’il ne s’appelait pas Etcheverry !

Michel Saint-Lanne est né à Saint Jean de Luz, le 21janvier 1820, naissance déclarée par son père François Saint-Lanne, 35 ans, laboureur, domicilié sur les terres de Pouyfourcat dans la maison Baillerenea du quartier d’Acots du village de Saint-Jean-de-Luz ; le nom de la mère a été effacé.

L‘épouse de François Saint-Lanne est Jeanne Berrouet ou Berhouet.

François Saint-Lanne et Jeanne Berhouet se sont mariés à St Jean de Luz le 27 novembre 1816 :

L’époux François Saint-Lanne, laboureur, né en 1784, fils de feu Guillaume Saint-Lanne et feue Dominique Duprat ;

L’épouse Jeanne Berhouet née en 1790 est la fille de Bernard Berhouet et de Jeanne Lafargue, domiciliés à Erromardy d’Acots à Saint-Jean-de-Luz.

Entre mer et montagne, le quartier Erromardie d’Acots est un des plus beaux quartiers de Saint-Jean-de-Luz, avec une vue magnifique sur l’océan ; au XIXe siècle s’étendaient des champs et des près maintenant ce sont de belles villas qui profitent de la vue.

« Les Saint-Lanne demeuraient Borde de Berrain d’Acotz nord devenue écomusée puis Ballerenia. » Geneanet Jakes971

Vue du quartier d’Acotz / © Zorion, CC-BY-SAWikimedia Commons

La famille Saint-Lanne à Saint-Jean-de-Luz

François Saint-Lanne et Jeanne Berrouet eurent neuf enfants :

  • Baptiste Saint-Lanne en 1816 marié à Marthe Hiriart ;
  • Jeanne Saint-Lanne en 1817 mariée à Ignacio Garramendia
  • Michel Saint-Lanne en 1820 qui émigre
  • Gracieuse Saint-Lanne en 1822 qui épouse Fermin Pururena
  • Jean Saint-Lanne en 1823 marié à Elisabeth Eguaz ;
  • Marianne Saint-Lanne en 1825 décédée à 9 jours ;
  • Pierre Saint-Lan en 1828 marié à Marie Harispe ;
  • Bernard Saint-Lan en 1830 épouse Dominica Dufau ;
  • Antoinette Cenlan en 1833 qui reste célibataire.

Les trois derniers enfants sont nés à Saint-Pée-sur-Nivelle, où la famille a déménagé entre 1825 et 1828. On remarquera qu’en France aussi les noms sont déformés dès qu’on change de village.

María Inés Singlán, passionnée de généalogie est remonté dans sa généalogie jusqu’en 1680, date de la naissance de Antoine Saint-Lanne à Ricourt dans le département du Gers.

  • Antoine Saint-Lanne et Jeanne Lilebos à Ricourt, Gers ;
  • Nicolas Saint-Lanne et Louise Tursan à Marciac, Gers ;
  • Guillaume Saint-Lanne et Dominica Duprat, à Saint-Jean-de-Luz ;
  • François Saint-Lanne et Jeanne Berrouet, à Saint-Jean-de-Luz.

Toutes ces générations étaient formées de cultivateurs et éleveurs dans une France majoritairement rurale.

La vie en Uruguay

C’est à Minas dans le département de Lavalleja que Miguel Singlán s’installe.

Minas capitale le département de Lavalleja, de grandes étendues de terre aride et pierreuse plus favorable à l’élevage qu’à la culture mais sans mines d’or. 

Miguel Singlán se marie deux fois car sa première épouse décède très jeune

Le 28 août 1852 il épouse Rosalia Vásquez, une jeune fille de la région née en 1830.

Avant leur mariage deux enfants sont déjà nés :

  • Jose Senglan en 1847 né à Polanco Norte, Lavalleja, décédé en 1931 à Mariscala
  • Ramon Senglan né en 1850. à Minas

Rosalia Luna Vasquez son épouse décède à Minas entre 1850 et 1852, âgée de 22 ans maximun.

Le 2 mars 1853 Miguel Singlán convole en secondes noces avec Maria Vásquez née en 1827, fille aussi de Josefa Vásquez et sœur aînée de Rosalia, ils auront 8 enfants ;

  • Regino Singlán Vázquez en 1854 décédé en 1885 ;
  • Jose Singlán Vázquez 1855-1931 ;
  • Maria JosefaSinglán Vázquez en1856 :
  • Adela Gregoria Singlán Vázquez en 1858 est l’ascendante de ma correspondante ;
  • Juana Irene Elais Singlán Vázquez 1860-1938 ;
  • Segunda Juana Singlán Vázquez 1862-1927 ;
  • Tomasa Josefina Singlán Vázquez en 1865 ;
  • Juan Miguel Singlán Vázquez en 1867.

Miguel Singlán décède à Minas le 12 janvier 1868 laissant Maria Vázquez seule avec ses huit enfants ; dans ces familles nombreuses se sont les aînés qui se chargent de la famille .

María Inés Singlán raconte son ascendance jusqu’à Miguel l‘émigré français :

« De Miguel no tengo mucha información ni de aquí ni de Francia, más de que se casó dos veces y tuvo varios hijos.

Yo sería la 6ta generación; mi papá, mi abuela, mi bisabuelo, la mamá de mi bisabuelo (Adela Gregoria) y Miguel !

  • Miguel era padre de Adela;
  • Adela fué madre soltera de Isaías (mi bisabuelo) por ende lleva el apellido de su mamá.
  • Mi bisabuelo Isaías quedó solo con sus hijos, fue padre soltero, después conoció a Mercedes y reconoció a los hijos de Isaías. 
  • Mi abuela María Esther, fué reconocida por Mercedes Larrosa pero no era su mamá biológica.
  • También mi abuela fue madre soltera y el apellido de mi papá es por linea materna. »

« Ojalá pueda seguir conociendo más de Miguel, si aún hay generaciones de él y su flia en Saint Jean de Luz, etc. 

Tengo planeado en un futuro ir a conocer !!! »

Six générations en Uruguay et quatre en France, quatre siècles parcourus, un beau palmarès !!! mais les passionnés de généalogie veulent toujours plus.

Je souhaite que María Inés puisse visiter Saint Jean-de-Luz, elle ne sera certainement pas déçue par la beauté de la ville et du paysage !

Avec l’aimable collaboration de María Inés Singlán, uruguayenne

Sources : Familysearch, Geneanet, Archives du 64 et du 32.

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