Çubilibia / Zuvilivia Etienne

Sare

Maria Zuvilivia (1879-1968) née à San Pedroprovincia de Buenos Aires est la dernière fille de Esteban(Etienne) Zuvilivia (Çubilibia) français, et de Juana Gamietea, espagnole. Les deux nés en Pays Basque de part et d’autre de la frontière.

C’est aussi l’arrière-grand-mère de mon correspondant argentin, Guillermo Calciati, passionné par la recherche de ses racines principalement dans le village de Sare.

En 1851, Etienne Cubilibia et son frère Jean, âgés respectivement de 25 et 29 ans, quittent leur famille du village de Sare, traversent les Pyrénées pour se rendre à Pasajes, le port de Saint-Sébastien en Espagne. De là, ils embarquent sur le navire « Henri » en direction de Buenos Aires où ils arrivent le 7 octobre 1851.

Documentation trouvée par un descendant argentin d’Etienne dans la liste des passagers du navire Henri partis de Pasajes.

La famille Cubilibia de Sare

Plusieurs familles avec le même patronyme vivent dans le village, tous apparentés.

Jean et Etienne sont les enfants de Jean Coubilibia, laboureur, propriétaire de la métairie Arrosagaraïcoborda et de Marie Bidaur, son épouse.

Le mariage de Jean et Marie a eu lieu à Sare le 11 août 1813 :

L’époux Jean Coubilibia, 27 ans, charpentier, né à Sare le 18 janvier 1785, fils majeur de feu Pierre Coubilibia et Marie Lamier, de leurs vivants, propriétaires de la maison Borya

L’épouse Marie Bidaur âgé de 27 ans, cultivatrice, née à Sare, le 15 février 1785, fille majeure de Jean Bidaur et de Marie Arancet

Les époux ne savent pas signer

Marie a hérité de la maison Arrossagaraycoborda où le jeune couple s’installe et les enfants naissent :

  • Pierre en 1814, resté célibataire et décédé en 1884 à l’âge de 69 ans ;
  • Jeanne en 1816 épouse Michel Etchegoyen et décède à Sare en 1868 à 52 ans ;
  • Christobal en 1817 décède à 2 ans ;
  • Jean en 1820 épouse Jeanne Dithurbide et meurt en 1892 à 72 ans ;
  • Jean en 1822 qui émigre en Argentine et décède à Bahia Blanca, Argentine, avant 1867 ;
  • Marie Catherine en 1824
  • Etienne en 1826 qui émigre, antécédent de Guillermo moncorrespondant ;
  • Jean en,1828, jumeau, épouse Françoise Etcheverry et décède en 1912 à 85 ans ;
  • Pierre en 1828, jumeau, décède à 11 mois ;
  • Emmanuelle jumelle, en 1829 ;
  • Marie, jumelle, en 1829 qui décède à 14 jours.

Il est très probable que Marie-Catherine et Emmanuelle aient aussi émigré ; mais il est très difficile de trouver les femmes que l’on n’immatricule que très rarement.

Marie Bidaur, la mère, décède le 8 octobre 1850 à 65 ans alors que Jean Cubilibia vit jusqu’à 79 ans et s’éteint le 13 novembre 1866, dans la maison Arrosagaraycoborda qu’il n’a jamais quitté.

Selon le droit d’aînesse la maison revient à Pierre né en 1814, un homme sans descendance puisqu’il décède, célibataire à 69 ans. Avant son décès, Pierre fait un testament en faveur de son frère Jean, époux Dithurbide.

La vie en Argentine

Arrivé en Argentine, le premier métier de Esteban fut « hornero » celui qui s’occupe du four (horno). Tout était à construire, tout d’abord des briques pleines « ladrillos » en argile que l’on cuisait dans un four ou que l’on laissait sécher au soleil.

En 1858, à San Pedro, provincia de Buenos Aires, Esteban Zuvilivia épouse Juana Veremunda Gamietea, espagnole de Navarre. Juana a émigré avec d’autres membres de sa famille.

« Algo más a tener en cuenta mi tatarabuela era nacida en el Bozate de Ariskun, en Navarra. Por lo que he asumido ella y su familia eran considerados Agotes (cagots).

Esteban Zubilibia et Juana Gamietea installés à San Pedro de 1858 à 1897 eurent une nombreuse famille, 7 enfants, et une très nombreuse descendance :

  •  Juan Jose en 1859 (10 enfants)
  • Mariana en 1861
  • Feliza en 1864 (7 enfants)
  • Esteban Domingo en 1867 (2 enfants)
  • Antonio en 1869
  • Josefa en 1875 (1fils)
  • Maria Francisca en 1879 (14 enfants)

Guillermo descend de Maria Francisca Zuvilivia (photo du début).

En 1897 à San Pedro, Francisca a épousé Jose Varela né en 1871 près de Pontevedra en Galice espagnole. Le couple aura 16 enfants.

Jose Varela et Francisca Zuvilivia con sus primeros hijos

Pour les Argentins, vieja ou viejo n’est pas péjoratif mais une marque d’affection.

En parlant de son père on peut dire « mi viejo ».

Maria Francisca, la bisabuela, était appelée « Mama Vieja ou Abuela Chiquita ».

Recherches faites entièrement par Guillermo Calciati qui ne connaît pas encore Sare mais dont les Archives du village n’ont plus de secrets pour lui.

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