Maria Gette est rentrée en France Francisco Arricar, son époux, venait de décéder à 39 ans à Montevideo où il tenait un relais de diligence.
Maria veuve a 30 ans et non 28, mère de trois jeunes enfants n’a pas pu continuer le commerce de son mari, peu à peu les difficultés économiques se sont faites sentir et Maria est revenue en France à Charritte-de-Bas chez ses parents sans le sou …mais avec trois jeunes enfants à élever.
La vie à Montevideo
Jean devenu Francisco en Uruguay et Maria Gette se sont mariés en 1880 à Montevideo. C’est Elsa Robert, dont les petits-enfants descendent de ce couple qui a eu la ténacité de lire page par page, les registres de l’Arquidiocesis de Montevideo où l’on retrouve ce qui correspond à nos bans de mariage.
Francisco Arricar né en 1849 était maréchal-ferrant il acheta un relais de diligences Comme souvent il a épousé la sœur d’un ami ou collègue de travail Jean Gette aussi maréchal ferrant : Maria Gette née en 1858
Francisco Arricar et Maria Gette ont eu trois enfants puisque leur mariage n’a duré que 8 ans
En 1882 naît l’aîné Michel Arricar, en 1886, Bertrand Arricar et le 20 mai 1888, Marie Arricar, enfant posthume car le père est déjà décédé et c’est Marie Gette, 28 ans, veuve de Francisco Arricar qui déclare sa fille. Elle est accompagnée de son plus jeune frère Joseph Gette.
Les actes de naissances sont précieux en Uruguay car ils stipulent les noms des grands-parents :
- abuelos paternos : Jean Arricar y Marie Castera, franceses.
- abuelos maternos : Michel Gette et Jeanne Muscar, franceses.
Maintenant il faut trouver les communes, d’après les noms Arricar et Castera sont béarnais effectivement je les retrouve à Burgaronne et St Gladie-Arrive-Munei, région de Sauveterre de Béarn.
Gette et Muscar sont des patronymes basques de la Soule région de Mauléon, ils sont originaires de Charritte-de-Bas.
Les départs vers l’Uruguay
1} Au port de Bordeaux dans la liste des départs
Le 16 janvier 1855, ARRICART, Magdeleine, âgé(e) de 16 ans a obtenu un visa accordé par le préfet de Gironde. Il (elle) était porteur d’un passeport obtenu auprès de Préfet des Basses Pyrénées. Il (elle) avait obtenu ce visa pour partir à destination de Montevideo, sur le navire Mondelli.
Le 1 février 1866, GETTE, Joseph, âgé(e) de 15 ans, exerçant la profession de sandalier a obtenu un visa accordé par le préfet de Gironde. Il (elle) était né(e) à Charritte de Bas, Basses Pyrénées. Il (elle) résidait à Charritte de Bas, Basses Pyrénées. Il (elle) était porteur d’un passeport obtenu auprès de Autorité de Mauléon le 18 décembre 1865. Il (elle) avait obtenu ce visa pour partir à destination de Montevideo, sur le navire Ernestine.
2) Dans les registres du Consulat de Montevideo apparaissent trois frères Arricar de Burgaronne et Ste Gladie-Arrive-Munein
- Arricar Pierre né en 1835, maréchal-ferrant, muni d’un certificat établi en 1869 ;
- Arricar Jean né en 1849, maréchal-ferrant, arrivé avec un passeport de 1875 ;
- Arricar Jean né en 1855, forgeron, passeport de 1875 ; les deux Jean ont dû arriver ensemble sur les conseils de leur frère aîné déjà établi ;
- Gette Bertrand né à Charritte-de-Bas en 1844, cocher, passeport de 1861 ;
- Gette Joseph né à Charritte-de-Bas en 1851, maréchal-ferrant, avec un passeport de 1865 ;
- Marie Gette n’apparaîtra pas car on n’immatriculait pas les femmes.
La famille Arricar en Béarn
Pierre et les deux Jean Arricar sont fils de Jean Arricar et Jeanne Castera
Ceux-ci se sont mariés à Munein le 15 septembre 1832
L’époux Jean Arricar, 26 ans, laboureur domicilié à Burgaronne, fils de Jean Arricar et Marie Tuya
L’épouse Jeanne Castéra, 19 ans, domiciliée à Munein, fille de feu Jean Castera et Jeanne Bourgeot
Ce sont des métayers ; ils ne possèdent pas de terres ; jusqu’en 1841 ils vivent à Burgaronne puis ils déménagent dans le village voisin Munein faisant partie de le regroupement St Gladie-Arrive- Munein.
Ce couple aura dix enfants aucun n’est décédé en bas-âge
- Jean Arricar en 1833
- Pierre Arricar en 1835 qui émigre le premier
- Magdeleine Arricar en 1838 qui émigre
- Jeanne Arricar en 1840
- Jean Arricar en 1841
- Jean Arricar en 1844
- Pierre Arricar en 1846 tué au combat en 1871à Sedan
- Jean Arricar en 1849 qui émigre
- Catherine Arricar en 1853 qui émigre
- Jean Arricar en 1855 qui émigre
Magdeleine épouse Barrère
Catherine épouse Pedro Labat
Le père Jean Arricardécède le premier en 1868 à 61 ans.
La famille Gette au Pays Basque
Marie Gette née le 18 février 1858 est la fille de Michel Gette et de Marianne Muscar.
Les parents se sont mariés àCharritte-de-Bas le 12 octobre 1843 :
L’époux Michel Gette, laboureur, 34 ans, fils de Jean Gette et de Marguerite Salles cultivateurs dans la commune
L’épouse Marianne Muscar, 23 ans, sans profession, fille de feu Jean Muscar et de Anne Etchebarne, tisserande, domiciliée aussi à Charritte-de-Bas.
Les époux ne savent pas signer
Ils s’installent dans le village où naissent les six enfants :
- Jean Gette en 1843 ;
- Bertrand Gette en 1846 qui émigre ;
- Joseph Gette en 1851 qui émigre ;
- Jean Gette en 1855 ;
- Marie Gette en 1858 qui émigre ;
- Pierre Gette en 1861.
En 1884, Maria Gette est venue présenter son fils Michel à ses parents et beaux-parents ; les affaires devaient être prospères pour s’offrir le voyage. Malheureusement son bonheur a été de courte durée, quand son époux est décédé, elle est rentrée chez ses parents à Charritte-de-Bas avec ses trois enfants dont un nourrisson. Revenue à Montevideo pour régler ses affaires elle a trouvé son commerce et sa maison saccagés et tout avait été volé.
Marie Gette, veuve Arricar, est restée à Charritte-de-Bas avec ses 3 enfants et sans le sou.
Que deviennent les enfants Arricar Gette nés à Montevideo ?
Michel Arricar rentre dans les ordres, surnommé « Ossaba » il exerça comme vicaire à Mauléon en 1907, curé de Viodos-Abense de Bas en 1920 puis de Tardets en 1842, chanoine en 1953, il démissionne et décède en 1962.
Bertrand Arricar travaille dans la banque à la Société Générale d’abord à Mauléon puis à Bayonne, il épouse Marie-Louise Hastaran dont il a une fille Marie-Antoinette.
Maria Arricar se marie à Bayonne en 1919 avec Jean Hastaran, ce sont ses descendants qui recherchent leur histoire.
Avec la collaboration et les photos d’Elsa Robert.



