A Chascomus dans la province de Buenos Aires en Argentine, le 8 juillet 1856 a lieu le mariage de Juan Labeyrie et Maria Laplacette.
Les deux époux sont nés en France, je dirai même en Béarn vu leurs noms.
L’époux a 35 ans, fils de Santiago et Juana et Marie, l’épouse, 19 ans, fille de Pedro décédé et Magdelaine.
Les prénoms de Jacques et Magdelaine aident à la recherche !
Jean Labeyrie est né à Orthez le 26 juillet 1820 fils de Jacques Labeyrie, marchand, et de Lichigaray Anne.
Marie Laplacette est née à Lagor le 18 juillet 1835 fille de Pierre Laplacette dit Cabanné, tisserand, et de Magdelaine Saint-Martin.
La famille Labeyrie à Orthez
Les parents et grands-parents Labeyrie sont domiciliés dans la rue Aiguilletiers, c’est une famille de tisserands, mégissiers et marchands, installés dans cette rue depuis au moins 1750. Le grand-père Barthélémy Labeyrie né en 1746 et décédé en 1826, y a toujours vécu et travaillé dans les ateliers.
Les parents de Jean Labeyrie, Jacques Labeyrie et Anne Lichigaray se sont mariés à Orthez le 3 décembre 1810.
L‘époux Jacques Labeyrie, tisserand, 23 ans né à Orthez en 1787 fils de Barthélémy Labeyrie et de Marie Menauton, vivants ;
L’épouse Jeanne Lichigaray originaire aussi d’Orthez, 29 ans, née en 1781, fille de Jean Lichigaray dit Labiscaye, mégissier*, et de Jeanne Touyaa décédée.
Les deux époux savent signer.
*Un mégissier est un artisan ou un ouvrier qui transforme les petites peaux d’animaux (ovins et caprins comme les agneaux, les moutons ou les chèvres) en un cuir fin, blanc et souple (Wikipédia)
Ils auront quatre filles et un garçon
- Françoise Labeyrie le 12 août 1812 mariée à Esther Charles ;
- Marie Labeyrie le 19 octobre 1815 décédée en 1819 à 4 ans ;
- Jeanne Labeyrie le 15 avril 1818 décédée aussi en 1819 à un an ;
- Jean Labeyrie le 26 juillet 1820 qui émigre en Argentine ;
- Rose Labeyrie le 26 octobre 1824 mariée à Pierre Ducasse.
Personne ne reprend les ateliers ni le commerce mais nous entrons dans l’ère industrielle qui détruit l’artisanat.
Jacques Labeyrie le père décédé en 1842 à 55 ans, sa veuve Jeanne Lichigaray lui survit jusqu’en 1863 et meurt à 81 ans, elle habitait la maison Esther, rue Saint Gilles, chez sa fille aînée Françoise.
La famille Laplacette à Lagor
Marie Laplacette n’avait pas 19 ans à son mariage mais 21 ans, elle est née en 1835.
Ses parents Pierre Laplacette et Magdelaine Saint-Martin sont mariés à Lagor le 27 mai 1830.
L’époux Pierre Laplacette dit Cabanné, 29 ans ; né à Lagor vers 1800 (acte de notoriété) ex-militaire, tisserand, est le fils de Henri Laplacette dit Cabanné, tisserand, et de Marie Saint-Cricq ;
L’épouse Magdelaine Saint-Martin dite Pascouau, 20 ans, née le 22 avril 1809, fille de Bernard Saint-Martin Pascouau, et de Catherine ou Marie Bilhé.
Le couple s’installe à Lagor où naissent :
- Henry Laplacette-Cabanné le 3 août 1830 ;
- Jean Laplacette-Cabanné le 2 mars 1833 ;
- Marie Laplacette-Cabanné le 18 juillet 1835 épouse Jean Labeyrie en Argentine ;
- Catherine Laplacette-Cabanné le 14 avril 1838 ;
- Jean Laplacette-Cabanné le 4 juillet 1848 décédé à un mois.
Les parents décèdent très jeunes
Pierre Laplacette Cabané, tisserand, décède le 2 septembre 1848 à 48 ans un mois après son dernier fils.
Magdelaine Saint-Martin, sa veuve, ne lui survit que quelques années, elle décède le 29 avril 1857 à seulement 44 ans
Les trois aînés avaient déjà émigré en Argentine ; de Catherine on ne sait rien.
La vie en Argentine
Le 4 mars 1853, Jean Labeyrie demande son immatriculation au Consulat de Buenos Aires, il donne un état civil exact, il est célibataire et exerce la profession de corroyeur*. Il a quitté la France en passant par l’Espagne et s’est embarqué sur le Navire « Valentine » parti de Pasajes, le port de Saint Sébastien.
Il avait 21 ans c’était un jeune homme brun aux yeux foncés, il exerçait le métier de boulanger « panadero » il est présenté par Pierre Deytieux de Habas dans les Landes et Nicolas Legier-Provençal.
*Un corroyeur est un artisan qui prépare, assouplit et traite les peaux de cuir après le travail du tanneur pour les rendre prêtes à l’emploi. (Wikipédia)
Jean Labeyrie s’installe à Chascomus dans la Province de Buenos Aires où il se marie et fonde une famille avec Marie Laplacette ; une descendance de 7 enfants continuera le patronyme Labeyrie en Argentine :
- Enrique Labeyrie en 1857 marié à Lorenza Erbiti ;
- Juan Labeyrie en 1860 qui décède bébé ;
- Pedro Labeyrie en 1861 qui épouse Victoria Bayala ;
- Sabina Labeyrie en 1862 qui ne vit que quelques jours ;
- Francisca Labeyrie en 1865 mariée à Rufino Valerio Pereyra ;
- Carlos Labeyrie en 1866 épouse Maria Domech ;
- Rosalia Labeyrie en 1868.
Pour les enfants (https://gw.geneanet.org/luis29?lang=fr&n=labeyrie&p=jean)

