Erbin frères et sœurs

Barcus

Raquel, argentine vivant en France, passionnée de généalogie et chercheuse tenace, recherche depuis de longues années l’histoire de son arrière-grand-mère Marie Erbin née en France.

Nous arrivons toujours au même point Marie Erbin est la fille naturelle de Marie ou Luce Erbin, filles de la fratrie Jean Erbin et Marie Agaras de Barcus.

Domaine Agaras à Barcus

                   

La famille Erbin à Barcus

Le 29 avril 1834 à la mairie de Barcus, a lieu le mariage de deux jeunes gens du village.

L’époux Pierre Erbin dit Asconobiet, majeur 25 ans, cultivateur à Barcus, né à Barcus le 2 avril 1809, fils de Martin Erbin de Tardets et de Marie Asconobiet.

L’épouse Marie Agaras, mineure, 17 ans, cultivatrice, fille de Jean Agaras, héritier de la maison Agaras, née à Barcus le 10 mars 1817 et de Marie Bégaule.

Marie Agaras est la fille aînée, même si elle a deux frères cadets, ce sera l’héritière de la maison Agaras selon le droit d’aînesse. Le jeune couple s’installe dans la maison Agaras. Il est courant que plusieurs générations vivent sous le même toit.

Les enfants naissent :

  • Marie Erbin en 1837 ;
  • Luce Erbin en 1839 ;
  • Une autre Marie Erbin en 1841 ;
  • Marguerite Erbin en 1843 qui décède en 1848 à 5 ans ;
  • Pierre Erbin en 1845 ;
  • Arnaud Erbin en 1847 ;
  • Un autre Pierre Erbin en 1852 ;
  • Une 3ème Marie Erbin en 1854 ;
  • Arnaud devenu Jose en Argentine en 1856 ;
  • Une 4ème Marie Erbin en 1858 décédée en 1952 à Ivry sur Seine ;
  • François Erbin en 1863.

A la naissance de François le père avait 53 ans et la mère 47.

Le père Pierre Erbin est décédé en 1866 à 57 ans dans la maison Agaras.

La mère Marie Agaras en 1883 à 66 ans dans une maison de location.

Dès le décès de Pierre Erbin, son épouse a eu des difficultés économiques pour élever cette nombreuse famille, elle a dû recourir à de nombreux emprunts ; le dernier de la somme de 500 francs en 1870, pour envoyer sa fille Marie dite Pépé, cuisinière à Barcus, en Amérique rejoindre ses frères et sœurs.

Cet emprunt à un certain Pierre Mora négociant à Roques en Amérique actuellement à Barcus, selon lequel ledit Mora s’engage à faire transporter cette fille de Bordeaux en Argentine.

Comme garantie, Marie Agaras hypothèque ses biens de 25 hectares situés à Barcus, consistant en maison, autres bâtiments, terres en nature de cour, jardin, prés, labourables, bois ; fougeraies et incultes (montagne)

Et quelques mois après, Pierre Mora est propriétaire du Domaine Agaras

Transaction qui se terminait souvent ainsi !

Autre énigme : Marie née en 1858, décédée en 1952 à Ivry-sur-Seine à l’hôpital, 93 ans, célibataire. Jamais cette fille n’apparaît dans aucun document, ni la mutation par décès de la mère en 1883 ni les actes notariés. On parle toujours de 9 enfants tous en Amérique : or il y a eu 11 naissances, un décès de Marguerite à 5 ans, restent dix. Je pensais à une religieuse cloîtrée ?

Les enfants Erbin

Lors du décès de Marie Agaras en 1883 il reste un fils Pierre né en 1845, agriculteurà Barcus mais pas dans la maison Agaras vendue depuis 1871, tous les autres sont en Amérique. Par contre quelques mois plus tard un acte notarié indique tous les enfants vivent à Buenos Aires (Buenos Aires signifiait Argentine et Uruguay pour les notaires)

D’après Familysearch

Marie née en 1854 et Arnaud né en 1856 vivent en Uruguay avec leurs familles.

Marie Erbin a épousé François Gras Lavache, français, à San José. Ils ont eu 4 enfants.

Arnaud Erbin devenu Jose (1856-1931) est aussi installé à San Jose ; en 1884 il épouse Victoriana Salustriana Copete, Uruguayenne (1864-1941), ils ont 7 enfants.

Pierre Erbin né en 1852 s’installe à Las Flores, province rurale de Buenos Aires où il épouse Maria Jaurreguiberry en 1883. En 1889 le couple va s’installer à Rio Cuarto dans la Province de Cordoba. Ils ont eu 10 enfants.

En 1870, une Marie Erbin part en Argentine, une autre en 1867 ?

Une triste histoire, une énigme

Lors de son mariage à Buenos Aires le 16 Mars 1883, la jeune mariée Lucia Erbin 16 ans, blanche, originaire de France, domiciliée à l’Asile du Bon Pasteur, catholique, célibataire, sait lire et écrire, fille légitime de Jean et de Lucia Erbin, français

Elle épouse Léon Mouthon 28 ans, blanc, originaire de Suisse, célibataire, catholique, fils de Santiago Mouthon et de Paulina Ansaken, suisses.

Ceci est la version officielle mais la version réelle est plus triste !

La jeune Lucia appelée Maria est l’enfant naturelle de Marie Erbin (1841) ou de Luce (1839)

D’après son âge lors de son mariage, elle serait née vers janvier 1867, enfant de père inconnu et d’une fille Erbin. On ne trouve pas son acte de naissance à Barcus, la mère a pu aller accoucher ailleurs ou bien on ne la déclare pas à l’état civil mais on la baptise et c’est ce document qu’elle a dû présenter lors de son mariage.

Coïncidence la témoin est Lucia Erbin, 36 ans (plutôt 42). Serait-ce la mère ?

La mère appelée Pépé en basque est partie en 1870 (emprunt) en laissant le bébé à sa mère Marie Agaras. Le bébé était souvent malade et très vite la grand-mère l’a envoyé en Argentine ; la mère travaillait, elle a placé son enfant dans un orphelinat « el Buen Pastor ». Triste enfance dans ce lieu à demi orphelinat et centre de détention.

Léon Mouthon est cuisinier, travaille avec la mère de l’enfant, la marier à 16 ans est se débarrasser !

« Par contre la mère dite « Pepe » (Luce ?) a emigré en février 1870 et a laissé sa fille de deux ans à Barcus avec Marie Agaras, et quand elle était malade l’a envoyée en Argentine, en 1882-1883. Arrivée à Buenos Aires, elle figure dans l’acte de mariage comme résidant à « el asilo del buen pastor » et d’après ce qu’on disait dans la famille elle ne se fréquentaient pas, car elle l’a faite se marier avec Leon Mouthon (né en 1848 ou 1851 ?) donc au moins de 17 ans son ainé (car il y a deux Leon nés à Sion dans le même couple) apparemment elle n’avait pas un grand instant maternel, il semblerait que la mère (Luce ?) et Leon Mouthon travaillaient ensemble (cuisiniers tous les deux)

Ma mère était très attachée à sa grand-mère (son frère aussi) et ils l’appelaient « Mamaria » pour eux elle s’appelait Marie et non Luce, mais à l’époque on changeait facilement les prénoms »

Maria aura un fils Andrés Mouthon qui à son tour aura des enfants. Si Maria n’a pas été aimée dans son enfance, elle fut adorée par ses petits-enfants qui ont gardé un merveilleux souvenir de leur abuela Mamaria.

Avec la précieuse collaboration de Raquel Rolland

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