Barroilhet Charles François

Bayonne

Charles François Barroilhet est né à Bayonne le 21 fructidor an 12 (1804) fils de Pierre Barroilhet, carrossier et de Marie Pèche, domiciliés au 18, place de la Liberté.

C’est le septième enfant des onze de ce couple.

Charles François émigra très jeune vers l’Amérique latine, nous n’avons pas de trace de son départ mais en 1827 il est mentionné résidant à Lima au Pérou dans la revue « Los Ciudadanos franceses y francesas en la República del Perú ». Charles François Barroilhet est membre fondateur de la Société Française de Bienfaisance de Lima.

Nous ne savons pas quel était son niveau d’études en France mais autodidacte ou érudit il fut l’auteur de nombreux ouvrages :

  • « Una Calumnia » en 1858,
  • « Consideraciones sobre la riqueza del Perú » 1859
  • « Contestación de Carlos Barroilhet al señor Ministro de Hacienda del Perú » 1857
  • « Exámen Crítico de dos publicaciones del Sr. Don Francisco Rivero » 1861
  • « Ex. Crítico de un Opúsculo sobre el huano » 1860
  • « Ojeada sobre la crisis política y financiera del Perú » 1859
  • « Grandeza o decadencia del Perú » 1858
  • « Opusculo sobre el huano, dedicado a la Nación Peruana » 1857.

Tous ces libres et revues se trouvent à la Bibliothèque Nationale François Mitterrand à Paris ainsi qu’à la Bibliothèque Nationale de Lima, capitale du Pérou.

Ces ouvrages traitent de l’économie et du développement du Pérou et surtout de la richesse, encore non exploitée, que possède le pays : le guano.

Le guano est un engrais organique naturel venant des fientes des oiseaux de mer (cormorans, pélicans et mouettes). On le trouve en abondance sur les côtes chiliennes et péruviennes ainsi que dans les îles du Pacifique. Son exploitation commença au début du XIXème siècle ; exploitation au profit de compagnies nord-américaines et anglaises qui expédiaient le guano vers les Etats-Unis et l’Europe demandeurs d’engrais pour leur agriculture.

François Charles Barroilhet comme les Latrille de Pau dont j’ai raconté l’histoire, fit sa fortune dans le guano et dans les mines. Il fut sociétaire de la « Casa Duley » à Lima et ensuite dans une succursale à Valparaiso au Chili.

A Lima, Barroilhet avait son commerce au 154, Portal de Escribanos. Commerce florissant puisqu’il fit un apport de 62 000 pesos pour la création de la Casa Quiroz-Allier. Cette société espagnole fut la plus grande exportatrice de guano vers l’Europe.

François Charles voyageait en permanence entre Callao au Pérou et Valparaiso au Chili, voyages que l’on peut constater sur les registres de passeports conservés aux Archives Nationales de Santiago au Chili.

Encore comme les Latrille, il possédait une mine d’or, d’argent et autres métaux à Cobija au nord du Chili.

En résumé Charles François Barroilhet accumula une sérieuse richesse.

Fortune faite, en 1849, il quitte le Chile et va s’établir en Californie à San Francisco. Il devient membre de la Société de Bienfaisance de cette ville où il ne séjournera pas longtemps puisque en 1853, il retourne en France, à Paris pas à Bayonne où il n’est certainement jamais revenu. Il s’installe dans le quartier chic de Passy d’où il gère ses affaires au Pérou. Il ne revient pas Chili. Il décède en 1861, il a 57 ans. Sa sépulture se trouve au Père Lachaise à Paris.

 

Sa descendance au Chili.

Charles François Barroilhet a trois enfants avec Suzanne Félicie Rifaut : Carlos (Charles-Henry) en 1833, Paul et Eliza qui décèdent très jeunes. Ses deux parents rentrent en France séparément mais très jeune Carlos désire repartir au Chili. Il est né à Valparaiso, il peut donc prétendre à la nationalité chilienne ; il demande un passeport chilien à l’ambassade du Chili à Paris et part s’installer dans son pays de naissance.

Au Chili, il épouse Isabel del Carmen Budge et a 2 fils Carlos et Roberto.

Charles Henry décède à 40 ans.

Tous les Barroilhet du Chili descendent de Charles Henry Barroilhet.

 

Les frères de Charles François Barroilhet.

Pierre Barroilhet et Marie Pèche eurent 11 enfants dont 4 garçons. François né en 1802, Charles François en 1804, Paul Bernard en 1805 et Hippolyte en 1815.

François émigra aussi au Chili, il épousa Dolores Uriarte y Bouvi et n’eut qu’une fille qui, semble t-il, décéda sans descendance. François décéda en 1850 au Chili.

Paul Bernard devint un grand chanteur lyrique ; il épousa une Italienne de Milan : Gaetana Casanova, leur fille Laurence Barroilhet se maria avec Scippion Tarelli. Bernard décéda à Paris le 17 avril 1871, il repose au cimetière de Montmartre.

Le portrait de Paul Barroilhet par Vogt, le représente à l’aube de sa carrière parisienne. Quoique Français de naissance et élève du Conservatoire de Paris, il a débuté en Italie et ne revient en France qu’après plusieurs années de succès de l’autre côté des Alpes (création de plusieurs rôles notamment pour Donizetti et Mercadante). C’est cette notoriété qui lui vaut d’être engagé sur la scène la plus prestigieuse de France. Il y débute dans La Favorite, le 2 décembre 1840, et devient très vite l’une des coqueluches du public. (Internet)

Hippolyte né en 1815 décéda à 26 jours chez sa nourrice à Mousserolles, un quartier de Bayonne.

 

Ascendance à Bayonne

Les parents de Charles François Barroilhet se sont mariés à Bayonne en 1793.

Première génération

Pierre Barroilhet, 24 ans, carrossier, domicilié rue Orbe, section de la Fraternité, fils de Etienne Barroilhet, marchand et de Marie Jaillard avec Marie Pèche, 20 ans, domiciliée rue Prozet, section des Hommes Libres, fille de feu Léon Pèche et Jeanne Lamothe.

Ce couple aura 11 enfants, 4 garçons dont nous avons déjà parlé et 7 filles :

Jeanne né en 1795 (an 3) qui a dû décéder jeune et dont on ne trouve rien ; elle n’est pas mentionnée au décès de son père.

Marie dite Mélanie, née en 1797 (an 5) reste célibataire et vit avec sa mère.

Etiennette dite Louise, née en 1798 (an 7) épouse en 1824 Marcel Pourquié, chapelier. Elle décède à 34 ans laissant 3 enfants : Jules, Augusta et Coraly.

Jeanne dite Jenny, née en 1800 (an 8 ) épouse en 1822 le docteur Vincent Simonnet qui s’installe chirurgien à Dax.

Marie Pauline née en 1803 (an 11) épouse Jean Baptiste Pourquié, commis voyageur.

Jeanne Julie née en 1807 décède en 1813.

Eliza née en 1811 épouse en 1835 le capitaine Jean Philippe Bourg en garnison à Bayonne mais originaire du Calvados ; en 1837, elle accouche d’un enfant mort-né pendant que son époux est en Afrique où il décède de la peste la même année.

Pierre Barroilhet a passé sa vie à Bayonne où il est décédé le 3 septembre 1839 dans son domicile 26, rue du Pont Mayou. Il avait 71 ans.

Marie Pèche est la fille de Léon Péche, Tillolier et de Jeanne Lamothe mariés en 1763 à Bayonne

Les Tilloliers ou Tilholès en gascon, étaient des bateliers naviguant sur l’Adour dans des barques à fond plat : les Tilholes.

 

Deuxième génération

Etienne Barroilhet et Marie Jaillard vivaient à Bayonne. Etienne était maître perruquier et marchand, il devait avoir un atelier de fabrication de perruques et un magasin. Ils ont eu plusieurs enfants : Jeanne en 1764, François en 1767, Pierre en 1768, Marie en 1769, François en 1770 qui décède à 7ans et Jeanne Matine en 1774 qui décède à 3 ans. Ces deux derniers enfants meurent en septembre 1777 à 5 jours d’intervalle, certainement d’une épidémie.

Etienne Barroilhet a un frère Jean Barroilhet qui exerce la profession de tonnelier et une sœur Jeanne mariée à Dominique Soustra. C’est par son acte de mariage en 1749 que nous apprendrons que la famille vient de la région de Saint-Sever dans les Landes, du village de Banos.

Ce sont les enfants de Bertand Barrouilhet et Jeanne Fautous.

Le patronyme Barrouilhet est devenu Barroilhet à Bayonne.

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