« Asociación Franco Uruguaya de Bearneses » AFUB

Supervielle Mercedès

En avril, Mercedès Supervielle, présidente de l AFUB dont le siège est à Montevideo, est venu rendre visite au Pays de ses ancêtres béarnais à Oloron et grâce à une amie commune, Anna Lalanne grande voyageuse en Argentine et Uruguay, j’ai pu la recevoir.

En Béarn, le poète Jules Supervielle est connu de tous et en particulier des Oloronais dont le Lycée porte son nom : Lycée Jules Supervielle. C’est dans le cimetière d’Oloron que reposent ses restes.

A Oloron, les Supervielle étaient horlogers, ils vivaient confortablement mais à la fin du XIXe siècle, partir pour l’Amérique était tentant, tous espéraient y faire fortune. Les Supervielle fondèrent une banque et la fortune fut au rendez-vous. Jules naquit à Montevideo mais lors d’un voyage en France ses parents moururent ; ses oncles virent le chercher et il fut élevé à Montevideo avec ses cousins (dont le grand-père de Mercedès) qu’il prend pour des frères ; ce n’est qu’à neuf ans qu’il apprendra la vérité. http://fr.wikipedia.org/wiki/Jules_Supervielle

Mercedès garde des liens étroits avec la France, ses enfants de père français vivent dans le sud de l’hexagone. Elle parle parfaitement notre langue et la Présidence de l’Association Franco-Uruguayenne lui sied comme un gant.

Que fait-on à AFUB ? Cette association a d’abord été créée par des Uruguayens descendants de Béarnais et encore aujourd’hui les patronymes Supervielle, Labat, Ricouté, Dufau, Bajac, Maisonnave… fleurent bon « lou béth céu de Pau »

Dans cette association, on parle du Béarn, de la Bigorre …du sud-ouest de la France mais tous les membres ne parlent pas la langue. Certains se réunissent pour pratiquer le Français. D’autres font des recherches généalogiques pour aider les Uruguayens à retrouver leur racines béarnaises et bigourdanes, cette tache est surtout assurée par l’infatigable Myriam Managau toujours prête à parcourir les registres des églises , des cimetières….car faire des recherches en Uruguay relève du parcours du combattant et c’est là que nous apprécions la lecture de nos Archives sur Internet ou même en salle .

L’AFUB a de nombreuses autres activités que l’on trouvera ici.

http://www.afubuy.com/frances1.html

Pas une personne de la région ne passe à Montevideo sans aller saluer les membres de l’AFUB et vice –versa nous sommes toujours heureux de recevoir la visite des Uruguayens.

Anna, Mercèdes, Christiane… et Henri IV

9 thoughts on “« Asociación Franco Uruguaya de Bearneses » AFUB

  1. Merci Christiane pour ces mots si affectueux et si flatteurs…
    Ma venue dans le pays de mes ancêtres et dans le Sud Ouest que j’aime tant a été pleine de petites anecdotes et d’aventures.
    Le train que j’avais pris a Toulouse m’a fait redécouvrir les paysages des Pyrénées en passant par Tarbes, Lourdes et puis Pau. Mais mon aventure ne faisait que commencer!
    Les six étages a monter chez Anna Lalanne car l’ascenseur était en réparation pour une mise aux normes, notre affolement en arrivant a Oloron Sainte Marie et ne trouvant pas la tombe de Romain, mon arrière-arrière grand-père, mon affolement en téléphonant a Montevideo pour demander a mon frère ou se trouvait la dite tombe! (nous ne savions pas qu’il y avait deux cimetières a Oloron, un vieux et un plus récent et c’est grâce a Lili Cassasus que nous avons pu avoir ce renseignement).
    Mes retrouvailles avec mes ancêtres et les parents de Jules Supervielle, la tombe du poète et de sa femme, sœur de ma grand-mère maternelle, la rencontre avec M. Labaig qui occupe l’ancienne horlogerie de la famille et qui connaissait toute son histoire, a l’AME qui met aussi du sien dans nos recherches.
    Et puis la traversée du Béarn et du Pays Basque, de Pau jusqu’à Saint Jean de Luz, Ciboure, et enfin Tarnos après avoir essayé d’entrer a Biarritz mais dans l’impossibilité d’y arriver pour cause de trafic en plein milieux des vacances scolaires et finalement ma gastro qui est venu gâcher le délicieux repas avec du jambon de Bayonne que j’adore et que je n’ai pas pu déguster, les aiguillettes de canard que je regardais avec tristesse devant mon verre d’eau pétillante et le gâteau basque d’Evelyne qui m’est aussi passé sous le nez.
    C’est avec une grande émotion que j’ai parcouru les différents villages au pas de charge pour cause de manque de temps, et que j’ai eu le plaisir de te rencontrer, toi qui nous aide tant dans nos recherches et qui nous a reçu comme des reines dans ton « château » landais…

    Ce n’est qu’il y a quelques années que nous tous descendants d’émigrés du Sud Ouest français, nous avons compris que n’étions pas des Basques français!!! Dans le Rio de la Plata il était plus facile pour tous les arrivants de s’assimiler aux basques pour ne pas avoir a expliquer qu’ils venaient du Béarn (qui connaissait le Béarn dans les années 1800 dans nos parages?) ou de la Bigorre ou des Landes.
    Ma famille est a 50% béarnaise d’Oloron Sainte Marie et a 50% basque car mon arrière-arrière grand-mère, Anne Etchehon, était née a Mauléon, section de Licharre et puis mon arrière grand-mère était aussi fille d’un basque, Juan Munyo.
    C’est pour cette raison que nous avons élargi a tous les descendants des émigrés de la région du Sud Ouest la possibilité de devenir membres de notre association.
    Nous sommes maintenant une grande famille. Nous venons tous d’horizons différents mais nous sommes heureux de nous revoir, d’écouter les histoires de nos ancêtres, de partager nos voyages, de chercher nos racines, de découvrir le pays de ceux qui sont partis, grâce a qui nous existons et de créer des nouveaux liens avec tous ceux qui sont sur place et qui nous reçoivent les bras ouverts (une fois qu’ils sont au courant que nous ne venons pas réclamer un quelconque héritage de nos anciens!!!)
    Les familles se retrouvent, l’émotion est grande!
    Pour ce qui est de la généalogie, Myriam Managau est souvent aidée par Sergio Posada Ricouté, par Tula Gonzalez Garderes et par Susana Lamaison depuis la ville de Salto au nord de l’Uruguay.
    L’ambassade de France nous fait partager la venue des personnalités françaises et parle de nous comme une association très active. On nous reconnait comme faisant partie intégrante de la communauté française… Depuis l’an 2000, l’année de sa création, l’AFUB a parcouru du chemin! Au début nous étions une dizaine de personnes et puis, les différents Conseils d’Administration ont fait des grands efforts pour adopter des statuts, pour s’approcher des descendants des émigrés, pour se faire connaitre en France (nous nous sommes battus pour que le Consulat de France a Montévideo ne parte pas complétement a Buenos Aires ou on a crée un pôle régional et nous avons fait distribuer une lettre explicative que a été reçue par les responsables uruguayens et français ainsi que par le Ministre des Affaires Étrangères a Paris!). Aujourd’hui le Consulat est encore a Montévideo et nous aide grandement malgré quelques démarches que nous sommes obligés de faire a Buenos Aires.
    Grâce a tous, aujourd’hui l’AFUB a sa place et de plus en plus d’adhérents nous rejoignent et petit a petit les descendants récupèrent la nationalité française que leurs pères n’avaient pas pu conserver.
    Merci a toi Christiane Bidot-Naude, merci a Anna Lalanne et a toutes celles et ceux qui nous aident a nous rapprocher de nos racines.
    Et tes mots Christiane me vont droit au cœur!
    A très bientôt, j’espère en Uruguay ou en France!

    • bonjour je me suis mi en contact avec des cousins qui vive a montevideo famille pouquette pourriez vous me dire comment on fait pour faire parti de votre association . mon épouse et moi nous voudrions partir en octobre 2017 voir nos cousins a montevideo merci de contacter par mail svp

    • bonjour mercedes christiane m a dit de vous contacter merci de prendre contact avec moi j ai laissé plusieurs messages plus haut et sur escot aussi cordialement eric pouquette

  2. une partie de la famille landaise de mon époux a vecu à montevideo; j’ai en ma possession une partie du courrier mais je ne trouve pas de traces précises d’état civil. Il s’agit de Marthe Cazaux luxe épouse de Dominique Saurion et de leurs filles, Marthe et Henriette. L’époux de Marthe serait décédé à Rio (au cous d’un voyage) lors d’une épidémie.
    Pouvez vous m’aider??

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