Bourras Bereilh Calixte / Sallenave Saffouret Dorothée

Lucq de Béarn

Calixte Bourras-Béreilh et Dorothée Sallenave-Saffourret sont natifs de Lucq de Béarn, un village du canton de Monein ; si aujourd’hui la commune de Lucq ne compte plus qu’un millier habitants, elle en comptait 2500 en 1850. C’est donc au milieu des collines du Béarn que sont nés en 1849 Jean Baptiste dit Calixte Bourras-Béreilh et en 1858 Catherine Sallenave-Saffouret.

Calixte est le fils de Pierre Bourras Bereilh, laneficier, et de Marie Larroudé ; Catherine Dorothée est la fille de Jean Sallenave-Saffouret, maréchal-ferrant et de Catherine Lanusse. Tous deux, fils d’artisans, habitent dans le bourg de Lucq, la maison Larroudé.

Le 31 janvier 1876, ils se marient. Calixte a 26 ans, il est tanneur, Dorothée n’a que 17 ans, elle est couturière. Très vite des enfants viennent grossir la famille : Adrien en décembre 1876, Catherine en 1878 ; Marie-Madeleine en 1880, Casimir en 1882, Alfred en 1883 et Emilie en 1885.

 

Le départ

Un frère de Dorothée, Jean Baptiste Sallenave-Saffouret, né à Lucq en 1844, a émigré dans les années 1860 avant de faire son service militaire. Envoie-t-il des nouvelles racontant une vie facile en Argentine ou Calixte et Dorothée trouvent-ils leur avenir incertain en Béarn ? En France vers 1890, c’est la fin de l’artisanat remplacé par l’industrie et le métier de tanneur n’est plus prometteur.

Après la naissance de leur sixième enfant, Calixte Bourras-Bereilh et son épouse Dorothée décident de quitter le Béarn. D’après les recherches faites par un descendant argentin, la famille serait arrivée à Buenos Aires en décembre 1887 sur le navire Ville de Saint Nicolas ; effectivement ce bateau a quitté le port de Bordeaux en novembre 1887 mais nous n’avons pas la liste de ses passagers.

Le départ a dû être bien difficile pour Dorothée, la maman, car la petite Emilie à peine âgée de 18 mois est tombée malade: impossible de l’emmener car elle ne résisterait aux difficultés du voyage et mourrait avant d’arriver en Argentine. La solution a donc été de laisser le bébé chez une tante à Lucq ainsi que son frère aîné Adrien âgé de 11 ans. Tous deux rejoindraient l’Argentine plus tard.

On trouve un départ de Bourras en 1889 dans les registres de l’agent d’émigration Laplace mais sans les prénoms ; on ne peut faire qu’une supposition.

D’après l’histoire familiale, Adrien serait resté en France pour poursuivre des études à Bordeaux et ne serait rentré en Argentine qu’après l’obtention de son baccalauréat. Quand on se replace dans le Béarn de 1885 et l’instruction secondaire donnée à cette époque on peut douter ! Ce qui est certain c’est qu’Emilie et Adrien sont partis en Argentine car sur le registre militaire d’Adrien établi en 1896 ; il est tanneur dans la province de Buenos Aires.

 

 La vie en Argentine

D’autres enfants viennent peu à peu grossir la famille Bourras-Bereilh qui en Argentine portera seulement le patronyme de Bereilh : Luciano en 1889, Juan Rómulo en 1891, Valeria en 1895 et Matilde en 1897 soit une fratrie de dix enfants.

En Béarn, les Bourras (bourrasse : en béarnais, grosse couverture en laine) exerçaient des professions en rapport avec la laine : laneficiers, lainiers, tanneurs … et en 1889 Calixte est berger (pastor) à Loberia au sud-est de la province de Buenos Aires et plus tard Adrien sera tanneur.

Comme de nombreux Béarnais, les émigrants Béreilh, ainsi que leurs enfants, se consacreront à l’agriculture et à l’élevage ; seul Adrien aura en plus une responsabilité de gérant de propriétés à Bahia Blanca.

D’après la « guia telefonica » d’Argentine, les familles Bereilh sont nombreuses à Bahia Blanca, Mar de Plata, Pinamar… au sud-est de la provincia de Buenos Aires.

Un petit-fils du huitième enfant, Juan Rómulo, a entrepris des recherches et a des contacts dans la région de Lucq. Passionné d’histoire et désireux de partager ses recherches il a créé un groupe sue Facebook « Casa Bereilh » où vous pourrez trouver plus de renseignements et voir les anciennes photos de ces Béarnais d’Argentine.

 

Avec la participation de Rómulo Bereilh, descendant argentin.

https://www.facebook.com/casabereilh/?ref=bookmarks.

 

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