Gabastou ou Gabastù Pierre

Lanne en Barétous

Pierre Gabastou est né le 23 décembre 1841, il est le second fils de Pierre Gabastou, 25 ans, et de Marguerite Chicorp dite Larrouy domiciliés à Lanne en Barétous, un village du canton d’Aramits. Gabastou est de consonance béarnaise de la vallée d’Aspe, quant à Chicorp c’est une déformation orthographique de Chicoy.

Pierre Gabastou et Marguerite Chicorp se marient à Lanne le 17 octobre 1839. Pierre Gabastou, deuxième né, 23 ans, né et domicilié à Montory, fils de Guillaume Gabastou et Marie Etchart, laboureurs à Montory ; avec Marguerite Chicorp dite Larrouy 18 ans, née à Lanne en Barétous, fille naturelle de Marie Chicorp.

Marguerite est née lorsque sa mère Marie n’avait que 17 ans, deux ans plus tard, Marie a épousé Lacabanne dit Rouyet de Lanne mais ils n’ont pas reconnu Marguerite qui a dû être élevée par ses grands parents Valentin Chicorp et Marie Superville dite Larrouy.

Le couple Pierre Gabastou et Marguerite Chicorp aura onze enfants tous nés à Lanne en Barétous :

Guillaume en 1840 ; Pierre en 1841 ; Jean Pierre en 1844 ; Dominique en 1847 ; Jean en 1849 ; Pierre en 1852. Jean en 1854 ; Marie Madeleine en 1857 ; Augustin en 1859 ; Jean Louis en 1861 et Louis en 1864. Les naissances de succèdent mais les décès aussi, quatre enfants meurent bébés : en 1855, Jean décède à un an ; en 1857, c’est Pierre à 5 ans puis en 62, vient le décès de Jean Louis à six mois et en 1863, celui de Augustin à 4 ans. Cette succession de naissances et de décès est courante au 19ème siècle. En 1871, Jean- Pierre décède à Bougie en Algérie de la fièvre typhoïde, il avait 26 ans et accomplissait son service militaire d’une durée de sept ans.

Sur les enfants qui survivent on trouve peu de documents ; Madeleine a un enfant naturel en 1879 : Jean Pierre Gabastou.

Pierre émigre en Uruguay ; mais de Guillaume, Dominique, Jean et Louis : rien.

 

Emigration en Uruguay

Le 27 novembre 1869, Pierre a 27 ans, il embarque à Bordeaux sur le navire Maduro en direction de Montevideo. Il s’installe dans la zone de San José à 70 Km au nord de Montevideo

En 1877, il épouse une Alsacienne Marie Anne Fleisch née en 1858 à Fellering dans le Haut Rhin. De ce mariage naîtront huit enfants :

Pedro Regino en 1878, Margarita 1879, Juana 1882, Juan Guillermo 1884, Antonia 1886, José 1887, Luis 1893 et Maria Corina Rosa 1896.

 

L’histoire de Libertad. San José

En 1872, des colons alsaciens et lorrains fuyant l’invasion de leur pays par l’empire allemand suite à la guerre Franco-prussienne de 1870 émigrent en Uruguay dans ce qui est maintenant le département de San José à moins de cent kilomètres de Montevideo. Ils appellent leur ville Libertad du nom de ce qu’ils cherchaient en émigrant. On trouve le nom des Gabastù dans les Archives de Libertad.

L’Uruguay est un pays d’élevage, des troupeaux de bovins vivent en liberté dans les immenses plaines ; la terre n’est pas fertile mais les animaux se déplacent et réussissent toujours à se nourrir. C’est le pays des Gauchos, gardiens à chevaux, rassemblant les bêtes puis faisant une petite pause pour sortir la bombilla pour siroter la maté.

Prendre son maté fait partie de la culture de tout Uruguayen. Le maté est une boisson amère résultant de l’infusion de la yerba maté. Cette herbe a un rôle de coupe-faim et d’anti-fatigue. Un Uruguayen prend son maté en marchant, en promenant sur la plage, à bicyclette avec la bouteille thermo sous le bras, en étudiant, au bureau. On partageait le maté, la calebasse passait de main en main et la bombilla de bouche en bouche ; habitude qui se perd avec les règles d’hygiène.

Les principales ressources de l’Uruguay étaient la viande et les produits laitiers. Un homme d’affaires et banquier français alsacien, José de Buschental, marié à la petite fille de l’empereur Pierre II du Brésil, fit construire d’importantes conserveries de viande qui employaient tous les hommes de la région de San José ; puis les conserveries ont fermé et ont été reconverties en fabriques de toiles.

Les Gabastù en Uruguay

Pierre était employé aux Conserveries Buschental ainsi que Anne Marie. C’était les premières conserveries de viande de l’Uruguay, le site est conservé mais il ne reste que la cheminée.

Pierre a passé toute sa vie à Libertad, San José où il est décédé en 1904 à l’âge de 62 ans. Il a toujours était employé.

Un de ses arrière petit-fils, Gonzalo Gabastù, vivant aussi à San José viendra en Béarn, en mars 2015 marcher sur les traces de ses ancêtres à Montory et en Lanne en Barétous.

(Avec la collaboration de Gonzalo Gabastù)

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