Camalot Pierre / Lasserre Elise

Aren, Sauveterre de Béarn / Laàs

Pierre Camalot est né en 1888 à Aren, Elise Lasserre est née en 1887 à Sauveterre mais elle a vécu son enfance à Laàs où ses parents métayers avaient déménagé. Ces deux jeunes Béarnais se sont mariés en 1909 à Buenos Aires. Bernard Camalot, un oncle de Pierre, né en 1820 à Aren, avait déjà choisi Montevideo pour exercer son métier de boulanger ; c’est dans ce même artisanat que Pierre et Elise se dirigeront.

La famille Camalot de Aren : Pierre né le 12 janvier 1888 est le cinquième enfant de Jean Camalot et de Larrey-Lassalle Jeanne Appolonie, Pauline en famille. Le couple s’est marié à Aren en 1878, l’époux est fils de Camalot Joseph et de Lengoust-Cassou Marianne ; l’épouse Larrey-Lassalle Jeanne Apollonie est née à Saucède de Jean et de Lacrouts Engrâce. Ils sont métayers mais bien ancrés dans le village de Aren, situé a mi-chemin entre Navarrenx et Oloron dans une plaine alluvionnaire fertile.

Les enfants du couple sont : Marie en 1878 ; Engrâce en 1880 qui décède à Aren en 1941 ; Joseph en 1881 qui lui aussi reste fidèle à Aren ; Louise en 1884 ; Pierre en 1888 qui émigre ; sa sœur Rosalie en 1891 qui émigre aussi et enfin Anne Marie en 1896 certainement la dernière car les parents ont respectivement 54 et 44 ans.

La famille Lasserre de Sauveterre de Béarn : Elisabeth dite Elise née en 1887 est la troisième enfant du couple Lasserre Pierre et Tuya Cadette mariés en 1884. Pierre Lasserre, 36 a, natif de Montfort est le fils de Jean et de Loumé Marie tandis que Tuya Cadette née à Salies est la fille de Tuya Jean et Lembezat Anne. Ce couple, eux aussi métayers, déménage à Laàs vers 1900 mais leurs quatre enfants sont nés à Sauveterre. L’aînée, Marie-Catherine née en 1884 quitte le Béarn pour travailler comme femme de chambre dans l’hôtellerie où elle rencontre Auguste Loislard, cuisinier ; lorsqu’ils se marient, leur domicile est à Pin au Haras dans l’Orne. De la seconde Amélie née en 1886, on ne trouve pas de trace, quant à Elise née en 1887, elle aussi émigre. Jean Baptiste de1889 est le seul fidèle au Béarn, il se marie en 1919 à Laas et va s’installer à Narp avec Claire Montané son épouse.

Le départ vers l’Argentine

On ne connaît pas la date mais lors du conseil de révision en 1908, Pierre Camalot était déjà installé à Buenos Aires, San Nicolas, calle Mitre 261

La vie en Argentine

Pierre Camalot et Elise Lasserre se sont mariés en 1909 à Buenos Aires, en 1910 naquit leur fils unique Juan Pedro. Très tôt ils décidèrent de revenir en Béarn, à Oloron, mais en 1923 la famille reprend un passeport pour retourner à Buenos Aires.

En Argentine, leur commerce a été florissant, ils ont eu jusqu’à cinq boulangeriesà San Nicolás de los Arroyos.

Comme de nombreux porteños, ils possédaient une « quinta » (maison de campagne) où Elise élevait quelques volailles et Pierre cultivait ses légumes. Quand Elise décède en 1852, à 65 ans, Pierre change complétement de vie, il voyage beaucoup et profite de sa longévité jusqu’en 1875, date à laquelle il s’éteint à 87 ans.

Son fils Juan Pedro qui avait commencé ses études en France devint ingénieur en sidérurgie, il débuta comme dessinateur industriel à la « Cantabrica » une importante usine ; peu à peu il grimpa les échelons de la hiérarchie jusqu’à posséder sa propre usine et devenir fondateur et membre dirigeant de la « Cámara de industriales fundidores de la Argentina ».

En 1939, Juan Pefro Camalot épouse Estrella Castiñeiras, leur unique fils Jorge Pedro (1944-2009) est le père de mon correspondant qui raconte :

« Pierre Camalot y Elisabeth Lasserre se casaron en Buenos Aires en 1909. Cuando estaban recién emigrados, vivieron en Buenos Aires (Capital Federal), pero al poco tiempo se radicaron en la ciudad de San Nicolás de los Arroyos (provincia de Buenos Aires), allí tuvieron a su único hijo -Juan Pedro Camalot- el 28/04/1910. En San Nicolás de los Arroyos fueron panaderos y llegaron a tener 5 panaderías.

Para el año 1952 ya estaban radicados en Buenos Aires (Capital Federal), vivían en la calle Cafayate 873. Mi padre que conoció poco a su abuela Elisabeth, dado que ella murió cuando él tenía 8 años, recordaba la casa de la calle Cafayate 873 como un lugar extremadamente pulcro, pese a tener una quinta anexa, donde Elisabeth y Pierre criaban animales y cultivaban vegetales. Luego de la muerte de Elisabeth, Pierre viajó mucho y se mudó a otro domicilio en la provincia de Buenos Aires.

Juan Pedro Camalot, hijo de Pierre y Elisabeth, cursó parte de sus estudios primarios en Oloron Sainte Marie y a su regreso a la Argentina, cursó el colegio secundario en el instituto Otto Krause, donde obtuvo el título de técnico mecánico. Cursó estudios de ingeniería industrial en la Universidad de La Plata. Su vida laboral estuvo siempre ligada a la industria siderúrgica y, en especial, aunque no exclusivamente, a una importante empresa de aquel entonces, que se llamaba « La Cantábrica » En esa empresa ingresó como dibujante y egresó a cargo de la gerencia comercial y adscripto a la gerencia general.

Luego tuvo su propia industria siderúrgica y participó en el directorio de otras, como también fue uno de los fundadores de la cámara de industriales fundidores de la Argentina. Se casó en 1937 con Estrella Castiñeiras y tuvieron un solo hijo, llamado Jorge Pedro (1944-2009).

Una hermana de Pierre, Rosa Camalot (Rosalie), también emigró a Argentina. Aquí se casó con Marcelo Saint Selve, con quien tuvo-al menos- un hijo, llamado Marcelo Eugenio Saint Selve. 

Rosa, la sœur de Pierre, née en 1884 s’est aussi établie en Argentine où elle a fondé une famille avec Marcelo Saint-Selve dont elle a eu au moins un fils Marcelo Eugenio Saint-Selve.

Avec l’aimable collaboration de Juan Pedro CAMALOT

San Nicolás de los Arroyos, ville de 160 000 habitants, est située dans la provincia de Buenos Aires, à 220 km de la capitale, en bordure du Río Paraná dans la Pampa ondulada en comparaison à l’immense plaine sans relief qu’est la Pampa.

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