Chaumon Jean

Uhart-Cize

Jean Chaumon est le trisaïeul de ma correspondante Silvia mais c’est l’histoire de la famille Chaumon que je vais raconter puisque parents et enfants ont émigré ensemble en Argentine.

Juan Chaumon y Margarita Laxague

Pierre Chaumon, cordonnier, est né en 1815 à Lacarre, fils de Pierre Chaumon, chocolatier et de Marie Doray de Valcarlos en Espagne. En 1847, à la mairie d’Uhart-Cize il épouse Dominica Irigoin née dans ce village en 1820 ; Dominica est couturière, ses parents Pierre Irigoin et Marie Tambourin sont maîtres de la maison Arralde.

Le jeune couple s’installe à Uhart-Cize où chaque époux continue à exercer sa profession, d’abord dans la maison d’Alpetch ou naîtront les deux aînés : Jean Baptiste en 1849 et Marie en 1851 et ensuite dans la maison Bentha où Jean le troisième enfant verra le jour en 1853.

Depuis longtemps, Pierre rêvait d’un avenir meilleur, des familles du village et du canton émigraient, les agents décrivaient l’Argentine comme le pays où il était facile de faire fortune. Comme toutes les épouses, Dominica hésitait, ses enfants étaient encore bien jeunes le dernier n’avait que cinq ans, elle n’avait jamais quitté sa famille, son village…

Le départ

Grâce à l’immatriculation de Jean Baptiste, le fils aîné, à Buenos Aires en 1870, on sait que la famille est partie en 1858 du port de Pasajes en Espagne sur le navire « Les deux frères ».

De nombreux Basques embarquaient à Pasajes car les autorités françaises surveillaient les ports de Bordeaux et de Bayonne, la police s’assurait des passeports et des conditions dans lesquelles allaient voyager les émigrants. Par contre l’Espagne n’avait aucun contrôle cela évitait le prix des passeports mais en contrepartie les traversées moins chères étaient beaucoup plus pénibles.

En Argentine

Ma correspondante Silvia Heuman, très bonne chercheuse, a retrouvé toute sa famille sur Family search.

Dans le recensement de 1869, on retrouve la famille à Buenos Aires :

  • Chaumon Pedro, 52 ans zapatero.
  • Chaumon Dominga 49 ans, aparadora
  • Chaumon Juan Bautista 20 ans zapatero,
  • Chaumon Maria, 15 ans aparadora,
  • Chaumon Juan 16 ans zapatero.

Puis Jean Chaumon et Dominica Irigoin ont quitté Buenos Aires pour s’installer à Rosario Santa Fé. Leur fils aîné Juan Bautista est aussi parti à Rosario.

Juan Bautista épouse Dominga Etchechury en 1872 à Rosario, Dominga née en Argentine est la fille de Gratian Etchechury et de Catalina Bordaberry.

Ce couple aura plusieurs enfants : Ynes en 1874, Pedro en 1878, Bernardo en 1880 et Maria en 1881.

Bernardo émigre aux Etats Unis à New York en 1923, il a 43 ans.

Maria reste à Buenos Aires où en 1871, elle épouse Ricardo Kessler, d’origine allemande. Dans le recensement de 1895, on retrouve la famille

Kessler Ricardo, 48 ans, « comisianista » ; Maria son épouse 35 ans, puis ses enfants : Maria 21 ans, Elvira 20 ans et Ricardo 15 ans étudiant.

Juan Chaumon, ancêtre de ma correspondante a épouse Juana Laxague. Il vivait tout d’abord à Barracas al Sur devenue Avellaneda, cette zone très industrialisée accueillait de nombreux émigrants Basques et Béarnais.

Dans les actes de naissance de ses enfants, on apprend que Juana Laxague est née à Caudéran en Gironde et qu’elle a 12 ans de moins que son époux.

Ce couple aura 4 enfants : Alfredo Nicanor en 1881, Hilario Santos en 1885, Maria Elena en 1887 et Juana en 1892.

Zulema Chaumon y su hija Mercedes Acosta. Merlo 1957

Silvia est la descendante d’Alfredo Nicanor qui au début du XXème siècle a épousé une Italienne Rafaella Pasculli. De cette union est née Zulema Chaumont qui en 1951 épousa un Argentin Washington Enrique Acosta. Deux ans plus tard naquit Mercedes Zulema, la mère de Silvia.

La famille Laxague

Dans un acte de naissance d’un enfant, nous apprenons que Juana est née à Caudéran en Gironde. Effectivement en 1860 on retrouve la naissance de Marie Marguerite fille de Pierre Laxague, 24 ans et de Marie Bibens, 19 ans marchande.

Ce couple s’est marié en 1858 à Caudéran : Pierre 22ans, natif de St Pé de Bigorre dans les Hautes Pyrénées, exerce le métier de forgeron dans l’Etablissement du Gaz, il est fils de feu Henri Laxague, forgeron et de Philippe Luciat quant à l’épouse Marie Bibens âgée de 17 ans, marchande, elle est la fille de Jean Laxague et de Marie Crouzet, marchands également.

En retrouvant leurs passeports on sait que la famille Laxague a quitté Bordeaux en 1865.

On les retrouve dans le recensement de 1869 à Buenos Aires

Laxague Pedro 33 ans, forgeron

Bibens Juana 29 ans et Margarita leur fille 3 ans.

En 1873, la famille s’agrandit d’une autre fille Francisca

Avec l’aimable collaboration de Sivia Heuman

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