Berdou Amédée-Romain/ Cappelut Marie-Lucie

Madiran 65 / Crouseilles 64

Amédée-Romain Berdou est né en 1878 à Madiran, village des Hautes Pyrénées, c’est le second fils du couple Jean dit Armand Berdou et de Françoise dite Julie Carrère.

Amédée-Romain Berdou, Marie-Lucie Cappelut et leur fille aînée : Elvira Esther.

Les parents d’Amédée-Romain se sont mariés à Madiran en 1877, Armand est originaire du village de Sedze-Maubecq dans les Pyrénées Atlantiques mais Julie est native de Madiran. Le couple s’est installé dans la maison familiale des Carrère à Madiran, au quartier Tuccos car Julie était seule, ses deux parents étaient décédés avant son mariage.

La famille Carrère à Madiran. A la naissance de Julie en 1860, son père Michel Carrère avait déjà 47 ans et sa mère, Marie Dabadie, 41 ans. Michel, journalier, et son épouse venaient-ils d’un autre village ? Est-ce un mariage de vieux et Julie est fille unique ? Ou ils ont fondé une autre famille ailleurs et elle a des frères et sœurs ? C’est peu probable car c’est elle qui reste dans la maison familiale.

La famille Berdou est domiciliée à Sedze-Maubecq, village située dans les Pyrénées-Atlantiques en bordure de la frontière séparant les deux départements, c’est là que naquit Jean dit Armand Berdou en 1852, fils de Jean Berdou et de Marguerite Seigneuré C’est une famille de laboureurs, trois enfants naquirent : Jeanne en 1846, héritière de la maison, elle reste avec ses parents, en 1867 elle a un fils Jean Baptiste Berdou qui émigre également; puis Jean en 1852 qui part domestique à Madiran, Marie en 1853 dont je ne sais rien et enfin Pierre en 1855 qui décède à 4 ans.

A Madiran, Armand Berdou et Julie Carrère ont 3 enfants : Amédée Romain en 1871, Jean Elie en 1881 et Eugénie Raphaëlle en 1894. Grace aux registres militaires on apprend bien des choses sur les deux garçons.

Avant d’émigrer, Amédée-Romain fait son service militaire pendant 3 ans de novembre 1899 à novembre 1901 ; au début il part en Algérie (colonisation) pour trois mois puis il est envoyé en Chine de septembre 1900 à septembre 1901 ce qui lui vaut, en plus du certificat de bonne conduite, une Médaille nationale commémorative de l’expédition de Chine. En 1909, il a émigré, les services militaires le signalent à Junin dans la Provincia de Buenos Aires ; c’est un homme de 1 m 69, brun aux yeux verts.

Elie est petit : 1 m 61 mais son courage est inversement proportionnel à sa taille. Exempté de service militaire car son frère aîné était encore sous les drapeaux, il est tout de même mobilisé pour la guerre de 1914-1918 où il est blessé à trois reprises sans jamais être évacué : « Soldat très courageux, malgré un violent bombardement a assuré le ravitaillement de sa compagnie ; il s’était déjà fait remarquer par son courage aux batailles de Verdun et de La Somme dans des conditions difficiles et périlleuses ». Lui reste en France, en 1930 il est à nouveau dans la circonscription de Madiran.

Eugénie s’est mariée à Madiran en 1914 avec Pemilhé Maurice-Albert de Séméacq-Blachon ; elle n’est pas restée avec ses parents car dans le recensement de Madiran en1921, ils sont tous seuls dans leur maison du quartier Tucos, en 1930 ils ne sont plus à Madiran mais je ne trouve pas leur décès dans les registres d’état civil de la commune.

Le départ vers l’Argentine

En 1909, Amédée-Romain signale à l’armée qu’il va résider à Buenos Aires, il a 31 ans ; en 1910 il est domicilié à Junin dans la Provincia de Buenos Aires.

Le nord Béarn, et la région de Madiran ne sont pas des terres d’émigration car se sont des cantons de plaines fertiles et les coteaux de Crouseilles et de Madiran sont réputés pour leurs vignobles, Pourquoi Amédée Berdou est-il parti en Argentine ? Un jeune homme de Crouseilles, Jean-Joseph Cappelut né en 1876 a quitté la région pour l’Argentine. Jeune homme instruit et intelligent il a fait venir son frère Louis Bernard né en 1879 et sa jeune sœur Marie-Lucie née en 1891, C’est cette jeune Béarnaise qui deviendra l’épouse de Amédée Berdou, Certainement que tous ces jeunes gens se connaissaient déjà en Béarn.

Autre hypothèse il a été appelé par son cousin Jean Baptiste né en 1867 ?

La famille Cappelut

J’ai raconté l’histoire de cette famille dans ce blog : http://www.emigration64.org/2021/11/cappelut-jean-joseph/

Deux frères : Juan José y Bernard Luís émigrèrent ainsi qu’une sœur Marie-Lucie. A leur arrivée tous vivaient à proximité dans la région de Junin, destination conseillée par les Services de l’émigration pour éviter la concentration des nouveaux venus à l’intérieur de la capitale.

Chacun a fait sa route : Amadeo Berdou et Lucia Cappelut ont travaillé dans l’agriculture à Chacabuco puis à Salto ; Juan José a suivi la voie de son père instituteur, il a été professeur à Junin puis à Bahia Blanca, il a aussi exercé comme traducteur traducteur et a mené une vie sociale tournée vers la culture française ; ses filles ont aussi été enseignantes : institutrices ou professeurs. On retrouve ce même intérêt pour l’enseignement chez les filles de Bernard Luís. Installé à San Andrès de Giles.

Les frères Cappelut gardaient des contacts entre eux. Maria-Lucia, petite-fille de Lucie Cappelut, se souvient que Juan José Cappelut venait rendre visite à sa sœur Lucie, épouse Berdou.

« Hola Christiane si recibí la historia de la familia, me gustó porque yo he conocido a Juan José Cappelut, en mí niñez el iba a visitar a mí abuela Marie Lucie a mí casa cuando ella estaba, el vivía en Bahía Blanca en ese tiempo ».

Fernando, un descendant de Juan José a trouvé l’acte de baptême de Maria Clara Berdu, fille de Amadeo et de Lucia Cappelut, ses parrain et marraine étaient deux enfants de Bernard Luís. Au début tous vivaient à proximité les uns des autres.

Nous espérons obtenir des contacts avec une descendante de Bernard Luís et peut être une photo etquelques renseignements.

« Mi abuelo paterno se llamaba LUIS BERNARDO CAPPELUT, mi papa fallecido que tendria ahora 94 años, se llamaba Julio Cesar,los otros hijos, Luis (que vivió en San Andres de Giles, provincia de Buenos Aires, tuvo un hijo, ya fallecido, llamado igual. Tenían consecion de una marca de autos.

Te hablo de hace por lo menos 50 años atras.

Las otras tias mias, hijas de mi abuelo, eran Eraclia,Blanca,Angelica … ; todas maestras.

Una familia de bien, exelente, todos. LLevo con orgullo este apellido CAPPELUT

No tengo idea de otros parientes. En San Andres de Giles, viven las nietas de Luis Cappelut (mi abuelo)una tiene laboratorio analisis pero no se el apellido de casada.

Bueno si te fui util mejor. Cualquier cosa avisame. Soy hija de Julio Cesar tengo 69 años y la unica sobreviviente de esta familia.

Mis saludos »

« Por lo que veo en nombre coincide en francés y castellano, con él del hermano de mi bisabuelo Jean Joseph Cappelut. Lastima que no continúe el contacto, en ese momento, le envié los registros que me habías enviado. Tambien veo esas otras coincidencias : sus tías también eran maestras. » Fernando

Les Berdou en Argentine

« Algunos datos de mis abuelos. Ellos fueron agricultores aqui en Argentina, se instalaron en Salto provincia de Buenos Aires, alli trabajaron en su propia chacra criando animales y cultivando el campo. Tuvieron 3 hijos, dos mujeres y un varon ; que estan fallecidos.Yo soy hija de una de sus mujeres.

Si está dentro de tus posibilidades me gustaria si puedes conseguir el acta de nacimiento de Amedee Romain Berdou, mi abuelo. Yo quiero dejarle a mis hijos el arbol genealogico con la mayor cantidad posible de documentos, ya que mi madre no pudo tenerlos.

Acte de naissance de Maria Clara, mère de Maria-Lucia Ibañez.

Los hijos del matrimonio Berdou-Cappelut fueron :

  • Elvina Esther Berdou nacida en 1913 ;
  • Maria Clara Berdou nacida en 1916 fallecida en 2007 (mi madre) ;
  • Eduardo Berdou nacido en 1922 fallecido en 1993 ».

Maria Lucia a étudié le français, elle aime cette culture.

«Yo he estudiado francés que es una lengua muy dulce y la escuchaba de niña entre mí abuela y mí madre, luego la estudie por iniciativa propia, hace tantos años, yo tengo 74, así que algunas cosas he olvidado porque no he podido practicar la lengua en forma cotidiana, pero me defiendo ayudada por el Hachette ».

Il y a plusieurs années, elle est venue en France à Madiran et à Crouseilles elle a retrouvé les lieux exacts de ses racines et de la parenté.

« Hace muchos años yo he ido a Francia a conocer Madiran a pedido de mí madre ya que allí vivia el hijo de una prima suya y preguntando en el pueblo pude llegar a él y conocerlo. Me causo mucha emoción estar en ese lugar ya que sabía que mis abuelos habían vivido allí. Es muy lindo el lugar donde hay muchos viñedos ».

Son désir est de laisser un arbre généalogique à ses enfants, tout cela grâce à Internet car la génération précédente n’a pas eu cette chance : retrouver ses racines.

Bien sûr, j’ai envoyé tous les actes trouvés aux Archives des Basses et Hautes Pyrénées et Fernando a même trouvé l’acte de baptême,de Maria Clara, la mère de Maria-Lucia.

Estimada Christiane :

Te estoy muy agradecida por toda la información que tú has podido enviarme.

Te envío un fuerte abrazo desde Argentina.

Te saludo con todo respeto.

Maria-Lucia

Avec l’aimable collaboration de Maria-Lucia Ibañez et de Fernando Cappelut.

1 réflexion sur « Berdou Amédée-Romain/ Cappelut Marie-Lucie »

  1. Anne BERDOU

    Bonjour,
    Je m’appelle Anne Berdou, je suis la petite fille de Raoul Maurice Berdou de Lascazères et je recherche nos ancêtres en Argentine. Je pars là bas fin octobre si quelqu’un peut me donner des informations. Petite quelqu’un d’Argentine était venu voir mon grand père mais je n’ai aucune trace du nom mais je sais qu’on est parent avec ceux de Setze Maubecq.
    Merci pour votre aide.
    Anne Berdou

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