Pervieu Jean

Banca

Banca ou Banka, la maison Sempé ou Sempenea !!! Susana Pervieu de la Plata en Argentine rêvait du moment où elle y arriverait, où elle verrait cette maison d’où est parti, en 1842, son bisaïeul Jean Pervieu. En septembre, Susana est venue, la voici devant la maison qui est toujours là, certainement très restaurée mais l’emplacement est le même. Voici ce qu’elle écrit à son retour en Argentine « ….aún sigo con la « cabeza » en mi Banka, pensando y pensando,… he visto la casa de mi bisabuelo, y al acercarme y tocarla he experimentado una emoción tan grande, como no te imaginas, las lágrimas se me caían, fue algo impresionante. »

 

La famille Pervieu à Banca

Jean Pervieu est né à Banca le 21 novembre 1825. Il est le troisième enfant de Jean Pervieu et de Dominiquette Apharain. Jean et Dominiquette se sont mariés le 18 novembre 1818. Jean né en 1798 n’avait que 20 ans ; il était le fils de Bernard Pervieu et de Dominique Alfaro, maîtres de la maison Sempé. Dominiquette avait 26 ans, elle était la fille de Pierre Apharrain et de Jeanne Iphar, tous deux décédés à Banca.

Jean Pervieu était le fils aîné (°1798), il sera l’héritier de la maison Sempé, il est dit « maitre jeune ». Dominiquette a dû apporter une bonne dot puiqu’elle est qualifiée de « maîtresse advantice ». Un frère de Jean, nommé aussi Jean vit dans la maison des parents mais il travaille à la Fonderie.

Le couple Jean Pervieu et Dominiquette Apharain ont eu 5 enfants : Bernard en 1819, Dominiquette en 1820, Jean en 1823, un autre Jean en 1825 et Jeanne 1828 qui décède à 8 jours. En 1828, la maman Dominiquette meurt à l’âge de 36 ans en laissant quatre orphelins de 9, 8, 5 et 3 ans. Le père ne se remarie pas et quelques années plus tard, il décède aussi en 1834 lui aussi à 36 ans. Les 4 enfants sont élevés par les grands parents.

Le départ. Les trois garçons n’ayant pas un grand avenir à Banca, ne pensent qu’à une chose « émigrer » en Amérique où déjà tant de Basques sont partis. En 1841, c’est Bernard, l’aîné qui s’embarque au port de Pasajes sur le Célestin, direction Montevideo puis l’Argentine. En 1842, ce sont les deux Jean qui prennent le même départ à Pasajes sur le même bateau. A cette époque les navires ne pouvaient pas aborder à Buenos Aires, un port trop ensablé ; les gros bateaux entraient à Montevideo et de là, sur des bâtiments plus petits, les émigrés atteignaient Buenos Aires.

L’immatriculation à Buenos Aires. En 1853, Bernard et Jean né en 1823 ne savent pas signer ; mais Jean né en 1825 signe avec aisance le registre d’immatriculation. Il est signalé : blond aux yeux gris.

 

Jean Pervieu en Argentine

Susana Pervieux (en Argentine, on a ajouté un X) m’a offert un livre sur Chascomus écrit par Alicia Nydia Lahourcade, professeur et historienne exerçant à l’université de Buenos Aires. Voici comment est présenté Jean Pervieux.

Jean Pervieux habia nacido en Pau, Francia, en 1825 ; cuando tenía dos años perdió a su madre y el año siguiente falleció su padre , de modo que fue criado por sus abuelos . Jean se enorgullecía del titulo nobiliario que guardaba entre sus papeles, pero que a su muerte se perdió. Contando sólo con 16 años viajó a Buenos Aires ; luego pasó a Chascomús, donde se conectó con una pequeña comunidad francesa, mayoritariamente dedicada a la hoteleria y fundó el Hotel « San Juan » en la zona de la Estación por aquel entonces plena de vida con la milagrosa llegada del ferrocarril.

Se casó con María Compost y tuvieron varios hijos . Enviudó , y siendo sus hijos ya grandes , casó en secundas nupcias con María Argal ; una de las hijas de este matrimonio, Mariquita, se casó con Patricio Wallace , y sus numerosos descendientes son hoy conocidas familias de Chascomús.

Jean Pervieux falleció el lunes 13 de julio de 1908, cuando la colectividad francesa se aprestada a celebrar su día famoso. El « Argentino » le dedica una necrológica conceptuosa y menciona persona por persona el enorme cortejo que acompañó las honras fúnebres , elogía a Pervieux como el extranjero consustanciado con Chascomús, donde fundó su numerosa familia y se labró una posición.

En su homenaje citaremos las palabras de nuestro diario decano « Don Juan Pervieux ha muerto cuando le era dado disfrutar de su reposo legítimamente conquistado tras largos años de luchas, de sacrificios, de sinsabores y de constancia, dejando en pos de sí un recuerdo imperecedero y el destello de una vida laboriosa que puede servir de ejemplo » Este retrato espiritual coincide plenamente con la fotografia ; ambos nos muestran la imagen de un luchador

On remarquera quelque erreurs : Pau au lieu de Banca mais on donnait souvent le nom de la plus grosse ville. Ce qui est récurrent dans les biographies des émigrés c’est ce besoin de s’inventer « une belle histoire » avec un titre de noblesse ; la misère, le malheur gênent, on veut les oublier.

Pour Jean Pervieux, émigrer a été une chance. Après quelques années à Buenos Aires il s’est installé à Chascomus et a ouvert un hôtel au moment de la construction du Chemin de Fer à travers la Provincia de Buenos Aires. Ses affaires ont été florissantes et il a pu donner de bonnes situations à ses nombreux enfants. Sa première épouse Maria Compost devait être fille ou sœur des Composte émigrés de St Etienne de Baïgorry quant à sa seconde épouse Maria Argal elle était la fille des Argal partis de Banca.

 

Jean à Chascomús

Chascomús est située à 120 km de Buenos Aires ; le río Salado qui le borde servait de frontière symbolique entre les Indiens et les Blancs. Sur la photo, on voit Jean Pervieux, deux Indiens et un autre Blanc. Les tantes d’Alicia Lahourcade racontaient que deux Indiens venant de la région de Tandil prenaient pension à l’hôtel en même temps qu’un photographe allemand : Alexander. Les Indiens voulaient se faire photographier mais n’ayant aucune confiance envers cette invention mystérieuse, ils demandèrent à Jean Pervieux, propriétaire de l’hôtel de poser avec eux ainsi qu’avec un employé. Cette photo date des années 1870. Ces Indiens portent les mêmes chapeaux et vestes que les Blancs mais pas le pantalon. En bas ; ils portent le poncho attaché à la ceinture la « chiripá » et les « botas de potro » les bottes faites en cuir de poulain.

 

La famille Argal à Banca.

Susana descend du second mariage de Jean Pervieux avec Maria Argal. Les parents de Marie Argal, Antoine Argal et Dominica Iriart se sont mariés à Banca en 1830 ; ils étaient « maîtres jeunes « de Çubiarinchahar. Ils ont huit enfants mais cinq sont décédés en bas-âge. En 1849, ils prennent le bateau à Bayonne ; après quelque temps en Uruguay, ils arrivent à Buenos Aires où ils sont immatriculés en 1860. Sur le même registre, on immatricule Catherine née en 1841 qui est déjà mariée, Marie née en 1844 et Antoine né en 1846. Seul Antoine signe.

Jean Pervieux épouse Marie Argal de 18 ans sa cadette et ils ont au moins trois enfants : Dominga Elena en 1876, Antonio en 1877 et Catalina en 1879. Susana descend d’Antonio. J’espère qu’elle pourra revenir une autre fois à Banca, patrie de ses ancêtres.

« Fui muy feliz, y lamento no haberme quedado un poco más en ese lugar.
Quisiera volver, ojalá que la vida y Dios me de una segunda oportunidad, ya que este viaje lo he realizado con mucho esfuerzo.
Gracias a ti, que fuiste la que me dio las primeras pistas ». Susana.

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