Archives de l’auteur : Christiane

Camiade-Bidegaray Bernard / Boyé Albert


Hasparren / Montfort

Miriam Camiade, ma correspondante cubaine, descend de deux arrière-grands-pères français : Bernard Camiade des familles basques Bidegaray d’Hasparren et Camiade de Labastide Clairence et Albert Boyé d’une famille béarnaise de Narp et de Montfort.

Isidoro Camiade, fils de Bernard Camiade et Dolores Boyé, fille d’Albert Boyé

En général, les Haspandars sont tanneurs à Cuba et les Béarnais exploitent des terres pour la production du café et de la vanille mais les Camiade comme les Boyé étaient tanneurs installés à Manzanillo dans la région de Santiago. Miriam est professeur d’anatomie à l’université de médecine de Santiago.

En Pays Basque

Bernard Camiade est né en 1875 à Hasparren ; à la naissance il est déclaré Bernard Bidegaray, fils de Catherine, 24 ans, pas de mention du père avec la sanction inconnue.

Effectivement, nous sommes peut-être dans une belle histoire d’amour comme Marcel Pagnol savait si bien nous les raconter.

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Le Duvivier – Jean Rioupeyrous forja su destino


De los Pirineos a Montevideo

En suivant son ancêtre embarqué à Bayonne, sur le Duvivier, en 1838, Marcos Cantera Carlomagno évoque :

  • le départ et l’embarquement de Jean.
  • les compagnons de voyage.
  • un passager particulier : Brie.
  • Montevideo en 1838.
  • les déserteurs.
  • le commerce triangulaire.
  • une tentative de fuite tragique.
  • les traversées du Duvivier et de son capitaine Giraud.
  • Pélagie Naze.
  • Jean Riupeyrous forge son destin en Uruguay.

Un emigrante, una nave, un archivo marítimo y el mar.

En homenaje a mi tatarabuelo Jean Rioupeyrous el día de su aniversario.

Mise en scène

Los archivos marítimos de Le Havre contienen las historias de muchos centenares de barcos involucrados en el tráfico civil y comercial francés, que sufrió un notorio incremento a partir de septiembre-octubre de 1836. Los principales destinos en la primera mitad de esa década eran los puertos caribeños, ya fueren los del propio mundo colonial (Guadeloupe, Martinique, Cayenne y Haiti pero también Nouvelle Orléans) como otros cercanos (La Habana, Santo Domingo y Veracruz). En un claro in crescendo aparecen las naves destinadas a la pesca (”la petite pêche”) y a la pesca de ballenas (”la pêche de la baleine”) en los mares del Sur, que implicaban largas ausencias y buenos dividendos. Los viajes a Brasil y el Río de la Plata, por su parte, vivieron una explosión en 1838, al igual que las travesías a Calcuta, Manila, Batavia (antiguo nombre de Yacarta, la capital de Indonesia) e Isla Réunion, o entonces a Terranova, Senegal y Gabón. También se ve un gran crecimiento de los viajes de cabotaje, en sus variantes simple y de larga distancia (grand cabotage). Mucho más esporádicos, sorprendentemente, eran los viajes a Hamburgo, Rotterdam, San Petersburgo, Londres o Nueva York.

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Camy Jean ou Carlos


Abidos / Lagor

Carlos Camy est né à Abidos en 1850. Dans les registres d’état civil du village, on ne trouve pas de Charles ni de Jean Charles mais deux frères Jean, l’un né en 1850, l’autre en 1854, fils de Jean Camy et de Madeleine Anglade. En Béarn, les prénoms sont un vrai problème je crois que personne ne porte son prénom officiel. De plus, aucun des deux frères n’est enregistré dans les registres militaires et aucun ne s’est immatriculé à Montevideo.

Mais heureusement les descendants de Jean Charles ont recherché leurs racines.

La famille est-elle de Lagor ou de Abidos ? Ils s’enregistrent soit dans une mairie, soit dans une autre mais ce qui est certain c’est une famille de meuniers. Les meuniers ne sont pas propriétaires des moulins, donc eux aussi déménagent souvent. On retrouve le plus souvent, la famille Camy dans le moulin de Jouanlong mais là encore il y a des changements. Lors d’une crue du Gave de Pau, le fleuve qui irrigue cette région, le moulin a été détruit et une partie de Abidos a été rattachée à Lagor. Dernier changement Abidos était une commune du canton de Lagor maintenant elle fait partie du canton du Coeur de Béarn.

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Elgoyhen Martin


Tardets

Ce sont encore des Souletins, Elgoyhen Martin et son frère Elgoyhen Pierre qui quittent le pays basque ; tous deux sont fils de Bernard Elgoyhen et de Madeleine Aguer.

Leonidas y Alba Margarita

Bernard et Madeleine se sont mariés à Abense du Haut en 1848.

La commune d’Abense du Haut n’existe plus, elle a été rattachée à Alos-Sibas-Abense et une autre partie à Tardets.

Lors de son mariage, l‘époux Bernard Elgoyhen est dit né à Tardets en 1814 mais l’acte a été trouvé en 1817 ; il est fils de Marthe Elgoyhen, célibataire, habitant la maison Chaho dans le bourg du village de Tardets.

L’épouse Madeleine Aguer est native de Abense, ses parents avaient dû oublier de déclarer sa naissance et pour se marier elle a dû se rendre devant le Juge de Saint-Palais pour faire établir un certificat de notoriété ; elle est née en1810, fille de Bernard Aguer et de Marie Etcheber tous deux décédés.

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Harislur Joseph / Fluttaz François


Licq-Atherey 64 / Saint-Alban 73

Casimira Harislur y su esposo Donato Rivero

Joseph Harislur de Licq-Atherey, au Pays Basque, et François Fluttaz de Saint-Alban Leysse, en Savoie, n’avaient rien en commun sauf d’avoir émigré en Argentine ; ils ne se sont certainement jamais connus bien qu’ils soient tous deux arrière-grands-pères de mon correspondant argentin Juan Pablo Manganiello Rivero.

Joseph Harislur et François Fluttaz sont nés dans des régions montagneuses, l’un les Pyrénées, l’autre les Alpes. La vie était rude dans ces vallées et les agents d’émigration trouvaient facilement des candidats au départ.

La famille Harislur en France

Joseph est né en 1857 à Licq mais la famille Harislur est originaire de Larrau. Les deux villages que nous évoquerons sont situés en Soule, la partie la plus à l’est du Pays basque français ; Larrau se trouve sur la frontière espagnole que l’on franchit au port de Larrau, un col qui relie la Soule à la Navarre espagnole, dominé par le pic d’Orhy (2 017m). 

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Portatiu Covarrubias José Maria


Lasseube et Cadix

José Maria Covarrubias (1806-1870)

José Maria Covarrubias est né en 1806 à Cadix, port d’Andalousie, en Espagne, fils de Jean-Pierre Portatiu de Lasseube, canton d’Oloron en Béarn, et de Marie Dolores Martin de Frias, espagnole de Malaga. Bien que né à l’étranger, il passera son enfance, son adolescence et une partie de sa prime jeunesse au milieu des petits Béarnais de Lasseube.

Qui était son père : Jean-Pierre Portatiu Cabarrouy ?

Né en 1754, dans une famille plutôt aisée, le père de Jean-Pierre Portatiu est cabaretier mais en même temps négociant, commerçant. A cette époque où la population paysanne vit en autarcie, c’est à l’auberge que l’on peut acheter du vin mais aussi le sucre, le café, des ustensiles, des outils.

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Itharte Jean-Marc, Marcelino ou Juan


Castelnau-Camblong

Cette région entre Oloron et Navarrenx appelée le Béarn des Gaves est une zone agricole fertile, pourtant de nombreux jeunes gens de ces villages ; Castelnau-Camblong, Ogenne-Camptort, Bugnein, etc… ont émigré en Amérique latine. A Bugnein, résidait l’agent d’émigration Laplace qui a recruté de nombreux émigrants, les Itharte sont partis avant.

Signature lors de son immatriculation en 1859

Jean-Marc Itharte est né en 1836 dans une famille de Castelnau-Camblong, c’est le dernier fils de Jean Itharte et de Anne Arthie.

Jean Itharte et Anne Arthie se sont mariés en 1820 à Charre. L’époux est né à Charre dans une famille de laboureurs en 1798, fils de Jean Itharte et de Marie Iritein de Mendibieu ; l’épouse, Anne Arthie, née en 1795, est la fille de Pierre Arthie originaire de Barran en Haute-Garonne et de Catherine Larroque de Nabas. L’époux et le père de l’épouse savent signer, l’épouse non. Peu de femmes signaient à cette époque.

Le jeune couple s’installe à Castelnau-Camblong où naissent cinq enfants : Catherine en 1822, Pierre en 1824, Marie en 1828, un autre Pierre en 1831 et Jean-Marc, déclaré Arnaud-Marc, en 1836.

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Danty Jacques/ Danti Santiago


Bordères sur l’Echez

Bordères sur l’Echez est un gros bourg situé à 4 km de Tarbes ; par cette proximité d’une grande ville, sa population a triplé en quelques décennies ; de rurale en 1850 avec 1800 habitants, elle est devenue urbaine avec 5 400 habitants en 2020.

Santiago del Corazon de Jesus

C’est là que Jacques Danty Begolle est né en 1834 dans une famille de laboureurs. Pourquoi Begolle ajouté au patronyme Danty ? C’est toujours la question que se posent les étrangers dans les généalogies de la Bigorre et du Béarn. A Bordères, vivaient plusieurs familles Danty : Danty Begolle, Danty Manaud, Danty… il fallait les différencier pour l’état civil. Begolle pouvait être le nom de la maison, le nom d’une lointaine aïeule ou le village de Bégole dont ils pourraient être originaires ?

Donc le 8 octobre 1834, Dominique Danty Begole, laboureur est venu enregistrer la naissance d’un enfant de sexe masculin, né le matin même, de lui et de Marie Fatta Marrou son épouse et auquel il veut donner le prénom de Jacques.

Le couple Dominique Danty Begole et Marie Fatta Marrou s’est marié en 1824 à Bordères dont ils sont tous deux originaires.

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Ihigo Guillermo ou Pierre ou Jean


Arrast-Larrebieu

La recherche a été longue et difficile car Pierre était devenu Guillame en Uruguay. Les 4 fils s’appelaient Jean-Pierre, c’est courant mais le père avait oublié de déclarer un fils et une fille, ça arrive à cette époque ; malgré tout nous avons la certitude qu’il s’agit de la bonne famille grâce à un acte de mariage à Montevideo indiquant l’identité des grands-parents paternels. Ouf !

Guillermo est né en 1814, fils de Arnaud Ihigo et Anne Algatceberry, c’est le cinquième des onze enfants de la famille.

Arnaud Ihigo est né à Arrast, rattaché à Larrebieu depuis 1843, le premier janvier 1779, fils de Bernard Ihigo laboureur et de Marie Daguerremendy.

Anne Algatceberry est aussi née à Arrast le 17 octobre 1786, elle est la fille de Jean d’Algatceberry et de Marie Mendiondo.

Arrast-Larrebieu / https://www.communaute-paysbasque.fr/

Jean n’est pas l’aîné de la famille, il ne sera pas héritier de la maison d’Ihigo mais pendant quelques années c’est là que les enfants naissent :

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Chuburu Jean


Sainte-Engrâce

En 2010 j’ai reçu une demande de recherche qui m’a émue. Mon correspondant disait : « Je n’ai pratiquement pas connu mon père, je n’avais que 8 ans quand il est décédé car il s’était marié vers la soixantaine. C’était un homme taiseux qui ne parlait pas à ses enfants ; ma mère nous a raconté qu’il venait d’un village des Pyrénées : Sainte-Engrâce. Souvent avant de m’endormir, je pense à ce mot Sainte-Engrâce, verrai-je un jour ce village ? pourquoi est-il parti ? Mon rêve est de connaître l’histoire de mon père et de pouvoir la transmettre à mes trois fils qui portent le nom Chuburu venant de ce pays plein de merveilleux : Sainte- Engrâce ».

Jean Chuburu vers 50 ans 

En effet, Jean Chuburu est né le 18 janvier 1896 dans le village de Sainte-Engrâce perdu aux confins des Pyrénées qui le séparent de l’Espagne. C’est la Soule, Xiberoa, une des trois provinces basques françaises.

Difficile de décrire Sainte-Engrâce, ça monte, ça descend, ça tourne, rien n’est plat, rien n’est rectiligne mais on découvre des paysages à vous couper le souffle ; la pente des chemins qui sont devenus des chemins de randonnée est aussi propice à vous couper rapidement le souffle.

En un mot vivre dans les montagnes verdoyantes et apaisantes de Sainte-Engrâce doit être idéal mais … il faut y être né. Pourtant actuellement des retraités citadins s’y installent.

Jean a vu le jour dans la maison Bordalecu, fils d’Engrâce, 21 ans, et de père inconnu. Cette situation d’enfant dit naturel ne créait pas un problème car de nombreuses filles étaient mères célibataires et on n’abandonnait pas les bébés. Quatre ans plus tard, Engrâce, sa mère, s’est mariée avec l’héritier Costères de la maison Motolibar. Dans de nombreux cas l’enfant reste avec les grands-parents maternels.

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