Riouspeirous Jean / Respeiro Juan

Saint Etienne de Baïgorry

Jean Riouspeirous est né en 1818, dans la maison Poco de Saint Etienne de Baïgorry, fils de Michel Riouspeirous et d’Etiennette Harragon ou Ithurralde selon les actes.

Riouspeirous, que l’on trouve sous différentes graphies, n’est pas un patronyme basque, il apparaît à Baïgorry en 1735 ; aussitôt on pense à un préposé à la douane venu se marier dans la région mais ce n’est pas le cas. Avec sagacité et ténacité et la lecture d’un nombre considérable d’actes, son descendant Marcos Cantera Carlomagno, historien et chercheur, Uruguayen vivant en Suède depuis 50 ans, a trouvé la racine du nom à Arbus en Béarn. Ce document sera publié dans l’article suivant.

Michel Riouspeirous et Etiennette Ithurralde Harragon se sont mariés en 1809, l’époux, cadet de la maison Itçaïna est fils de Jean et de Marie Erreca ; l’épouse Etiennette, appelée Ithurralde dans l’acte, est la fille de feu Jean Ithurralde et de Marie Çuburu de la maison Poco.

Mystère : nous ne trouvons pas la relation entre Harragon et Ithurralde, dans les actes de naissance de ses enfants elle est appelée indifféremment sous l’un ou l’autre des patronymes.

Plusieurs enfants naîtront dans la maison Poco :

  • Marie en 1810
  • Jean en 1811 décédé à 3 ans.
  • Marie en 1812, mariée à Pierre Irilarry, est l’héritière de la maison Poco où elle décède en 1871 après une vie remplie d’épreuves.
  • Jeanne en 1816 mariée à Jean Henrick-Balan meurt à 32 ans.
  • Jean en 1818 émigre en Uruguay et vit jusqu’en 1895.
  • Jean en 1821 se marie à Ossès avec Marie Chutchuru.
  • Jeanne en 1825 décède en 1853 à 27 ans ainsi que son fils Bernard Erramouspé.
  • Marie en 1829 épouse Jean Aldax de la maison Indart en 1858.

La mère Etiennette Ithurralde ou Harragon meurt en 1838 à 50 ans et le père Michel Rioupeyrous en 1850 à 70 ans. Dans cette famille on trouve de nombreux décès précoces, fait courant à cette époque, seul l’émigrant Jean devenu Juan Respeiro atteindra 77 ans.

L’émigration. Quand et pourquoi Jean a-t-il émigré ? C’est un cadet sans grand avenir au Pays basque, il est courageux, il tente sa chance et cela lui réussit. On ne trouve aucune trace de son départ, il fait partie des premiers émigrants embarqués avant 1850, époque où les gros bateaux s’arrêtaient à Montevideo, le port de Buenos Aires étant encore ensablé. Avant 1850, les agents d’émigration ne parcourent pas encore la région mais les Espagnols viennent recruter des volontaires. D’après Marcos Cantera, il est arrivé en Uruguay en août 1839, le 25 août 1839, il est immatriculé au Consulat de Montevideo sous le n° 2475. Antoine Penen de Suhescun déclare être arrivé en 1837, se connaissaient-ils ? Tous deux s’installèrent dans la même région au nord de l’Uruguay : Cerro Largo. C’est aussi dans cette région que l’on retrouve Jean Etcheverry de St Etienne de Baïgorry, arrivé en 1838.

Sa vie en Uruguay. Emigrer, partir, laisser sa famille, ce n’est évident, Jean a tout abandonné même son nom, mais à 20 ans seul l’avenir compte. Il a quitté les 2 hectares de la maison Poco pour acheter 6000 ha dans le département de Treinta y Tres, à 150 kms au sud de Melo, ville frontière avec le Brésil. Les vastes étendues du Treinta y Tres, sans arbres, sans rivières sont à l’opposé du Pays basque verdoyant, parsemé de maisons blanches aux volets rouges mais c’est une région d’élevage de bovins et d’ovins où Juan a vécu dans une grande aisance économique.

En 1845 à Melo, il épouse, Carlota Aguilera, originaire des Iles Canaries et fonde une nombreuse famille. Son témoin de mariage est son voisin et compatriote Jean Etcheverry, devenu Etcheverri en Uruguay « comerciante en esta Villa ». Six mois avant à Melo aussi, Tristan Penen épouse Ana Aguilera, la sœur de Carlota. Antoine et Tristan sont le même homme sur l’acte de mariage il est né en 1809, en réalité en 1810 à Suhescun, sa mère est Marie Gachet qui est transformé en Maria Gasser à Melo.

Casona ‘Los Platanos’

Ces premiers émigrants sont face à un pays désert, je laisse la parole à Marcos “Luego Jean compró campos, armó una estancia y construyó una casa de 900 metros cuadrados (el clásico plano cuadrado con un enorme patio interno) sobre un monte, en el actual departamento de Treinta y Tres. La casona fue terminada en la década del 1860 y todavía vive allí una descendiente directa de Jean: la hija de un primo mío. O sea que la casa siempre ha estado habitada por la misma familia a lo largo de seis generaciones (une vraie Maison basque…).

La conozco muy bien porque cuando tenía 16 años fui castigado por mi padre y enviado al campo. Viví seis meses en la vieja casa de Jean Riouspeirous, haciendo trabajos de campo para mi tío primogénito, que había heredado buena parte de la estancia.”

Une maison de 900 m2 autour d’un patio cela confirme une certaine réussite et une certaine richesse qui apparait sur sa tombe dans le cimetière de Nico Pérez en Uruguay.

Cementerio Batlle y Ordoñez

El pantheon de Respeiro es el más suntuoso de todo el cementerio y es un testimonio de la buena situación económica de la familia. Jean Riouspeirous murió el 23 de diciembre de 1895, a los 77 años, y dejó esposa y nueve hijas (el único hijo varón ya había muerto).

Marcos Cantera descend d’une fille de Jean, Simona Respeiro épouse de Celestino Cantera d’origine espagnole.

Jean a vécu là entouré de son épouse et de ses 8 filles, son unique fils étant décédé, jusqu’en 1895, date à laquelle il s’est éteint à l’âge de 77 ans. Il n’était jamais revenu en France.

Recherches faites par Marcos Cantera Carlomagno

Placa de panteón

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