Larrieste Etienne

Saint-Médard

Par Beatriz Mercedes Larriestra

Etienne Larrieste est né le 31 décembre 1829 à St Médard, maison Réyen, en Béarn où il épouse Jeanne Romaine Lubet dont il aura quatre enfants : Jean né en 1853, Jean Baptiste en 1856, Berthe en 1863 et Romain en 1866. A la fin des années 1870 il est contraint de vendre ses propriétés car il s’est fortement endetté à cause de sa passion pour les courses de chevaux. La famille décide d’émigrer en Argentine mais je ne connais pas la date exacte du départ.

Son fils aîné Jean, fiancé à Cécile Dangoumau, reste en France et décédera à Castelner à quelques jours d’écart avec son frère Jean Baptiste décédé à Tres Arroyos en Argentine.

Jean Eugêne Larrieste fils de Jean et Cécile Dangoumau, voyagera à plusieurs reprises en Argentine pour rendre visite à ses oncles et cousins, il vivra même deux ans dans leur estancia «Las 2 naciones» mais à la déclaration de la guerre de 14-18 il rentre «défendre sa patrie» envoyant toujours des nouvelles relatives aux malheurs de cette époque.

En 1920, Jean Eugêne épouse Yvonne Davy dont il a un fils Georges qui vient de décéder à Bordeaux. Veuf, il refait sa vie en 1928 avec Lucienne Combeaud ; je corresponds avec leur fille Marie Claude épouse Colineau.

Quand Etienne Larrieste débarque en Argentine avec sa femme et ses trois enfants, son projet est de se diriger vers le sud de la province de Buenos Aires car il sait que les terres y sont fertiles et permettent l’agriculture et l’élevage des bovins. A leur débarquement à Buenos Aires, la famille est dirigée vers la région côtière mais en bon béarnais tenace, Etienne suit son idée et part vers le Sud : les étendues à acheter sont immenses et les prix fort bas.

En entrant en Argentine, un des fils Jean Baptiste, mon arrière grand-père voit son nom modifié en Larriestra, le Juge de paix lui propose la rectification mais ce nom lui plait, il le conserve alors que ses frères resteront Larrieste.

Vers la fin des années 1880 ; Jean Baptiste Larriestra commence à organiser des réunions avec des compatriotes où ils évoquent leur chère patrie : la France, et sa culture et ils décident de s’apporter une mutuelle assistance. De ces réunions informelles naît le projet de fonder une institution. Chacun apporte une somme, ils achètent un grand terrain en plein centre de la ville de Tres Arroyos et font construire un bel et grand édifice, siège de «La Sociedad Filantropica Francesa » inaugurée en 1894.

Jean Baptiste épouse en premières noces Ana Maria Laborde ils ont trois enfants mais la mère meurt en couches à la naissance de Antonio. Jean Baptiste se remarie avec une suisse française Marie Julie Renaud dont il a cinq enfants : Bautita, Regal, Adela Julia et Inés

Bautista, mon grand-père, épouse Mercedes Ochoa Zubiri, ils ont quatre fils dont Bautista Miguel mon père. Bautista Miguel se marie avec Béatriz Perez Etchegoyen et ont deux filles : Béatriz Mercedes (moi) « Presidente de la Sociedad Francesa de Soccorsos Mutuales » depuis 13 ans et ma sœur Béatriz Carlota, célibataire.

La famille Larriestra a toujours vécu à la campagne j’ai grandi dans une parcelle de la propriété « las 2 naciones » qui s’appelle « la 26 » car autrefois les terres étaient tellement étendues qu’on les divisaient en parcelles avec des maisons qui servaient de postes de garde et de lieu de résidence des employés. La propriété des Larriestra en comptait vingt-six.

Mon père ne possédait déjà plus la totalité mais seulement la maison de « la 26 » entourée de quelques terres ce que nous appelons « una quinta » une maison de campagne.

Il dut vendre assez tôt la quinta car sa passion était la course automobile. Mon père Baurista Miguel Larriesta atteint un niveau national dans ce sport et devint très populaire au point de représenter l’Argentine en Formule 1 dans des compétitions internationales. Mais la préparation des voitures, confiée à des mécaniciens italiens, commença à lui créer de réels problèmes économiques. Aujourd’hui, à 85 ans, mon père reçoit encore des hommages, participe à des entretiens avec la presse et a un petit monument dédié à sa gloire. Comme son père Bautista, il a toujours participé aux « fiestas gauchescas » défilant à cheval en costume de gaucho pour les fêtes traditionnelles de la région.

Moi, Beatriz Mercedes, 56 ans, psychologue, j’ai toujours été élevée dans l’amour de la France dont je parle la langue, je transmets la culture à mes 3 filles : Lorena Beatriz, Natalia Vanesa et Noelia Estefania ainsi qu’à mes trois petits-enfants : Lucia, Matias et Juan Ignacio.

Je suis heureuse que l’histoire de Etienne Larrieste soit lue en Béarn que j’espère visiter un jour.

One thought on “Larrieste Etienne

  1. Bravo pour cette fidélité à vos racines et pour l’excellent français…incroyable, qu’après tant de générations qui se sont succédées vous le parliez de cette façon! et quelle bonne idée de le raconter ..grace à FB par l’intermédiaire d’une lointaine « parente » qui porte le meme nom que moi, mais argentine, je viens de la lire Bonne vie!

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