Cassou Pascal / Labory Catherine

Jurançon

Hilda, petite fille de Pascal Cassou et grand-mère de Daniela

Jurançon et sa région ne sont pas une terre d’émigration, mais Pascal Cassou et Catherine Labory ont tout de même choisi de partir au Chili. Pascal était tonnelier, Jurançon est un pays de vignobles, le Chili est aussi réputé pour ses vins ; y a-t-il un lien c’est possible mais nous ne le savons pas ?

Pascal Cassou et Catherine Labory ou Laborie se sont mariés en 1865 à Jurançon ; Pascal, 24 ans, est né à Cadillon, fils de Baptiste Cassou Arridehart et de Catherine Elisabeth Lacaze

Catherine Labory, 21 ans, née à Jurançon fille d’Ignace Labory, menuisier et de Marie Cazet.

Le couple s’installe à Jurançon et la famille s’agrandit : Marie née en 1866 qui décède à trois ans, Marie Amélie en 1869 qui décède l’année suivante, Charles en 1870, Savin en 1871, Julien en 1874, Damien en 1878 et Antoine en 1880.

En 1880 ou 1881, le couple décide de quitter le Béarn ; à cette époque le vignoble jurançonnais est en crise, il a été attaqué par l’oïdium puis le phylloxera. Avec la légende d’Henri IV baptisé au vin de Jurançon, ce vin a eu une embellie mais à la fin du XIXème siècle sa qualité est médiocre et nombreux vignerons se recyclent dans l’artisanat. Le couple Cassou part à Santiago du Chili avec leurs 5 garçons.

Jurançon autrefois, les vignes face aux Pyrénées

 

Au Chili

Pascal n’est plus artisan tonnelier, il se lance dans le commerce. C’est un homme jeune, la quarantaine, travailleur et comme tous les émigrants il veut réussir.

A Santiago d’autres enfants naissent mais nous n’avons pas les dates exactes

Francisco en 1885 qui décède à 4 jours, Celestina Maria Julia qui décède de tuberculose à 23 ans en 1908 ; Salvino Juan en 1887 qui vit moins d’un an, Juan en 1888.

En 1890, Catherine Labory décède à Santiago, elle n’a que 46 ans mais elle a tout de même mis au monde 11 enfants ; son acte de décès stipule « abceso del cerebro »

En juillet 1891 en l’église San Isidro de Santiago, Pascal Cassou, 50 ans, se remarie avec une Chilienne Adela Nuñez, veuve de 30 ans.

Una autre fille naître en 1894 : Amelia Rosa

Pascal décède en 1918, à Santiago, rentier mort de vieillesse, il avait 77 ans mais l’acte de décès indique 82 ans. Une vie bien remplie !!!

Valdivia

 

Les descendants de Pascal Cassou

Les fils Cassou ont quitté la France entre l’âge de dix ans pour l’aîné et un an pour Antoine le plus jeune mais Savin est venue faire la guerre en 1915 et Julien s’est présenté pour faire son service militaire, il a été exempté n’étant pas en bonne santé. Revenu au Chili il s’est marié en 1902, il exerçait la profession de fabricant d’eau gazeuse à Santiago. Charles est décédé à 27 ans de tuberculose on ne trouve pas de traces de Damien qui a dû mourir

Olga, petite-fille de Pascal Cassou

enfant par contre Antoine avait son commerce à Santiago puis il s’est retiré à Valdivia où il est décédé en 1944 à 64 ans. Juan s’est installé à Iquique au nord du Chili quant à Amelia Rosa, la fille du second mariage elle a épousé, à 14 ans, Pedro Martinez un Galicien de 40 ans et c’est son arrière-petite-fille Daniela qui cherche ses racines.

“Que felicidad más grande!!! Mi padre murió tratando de encontrar pistas sobre su familia”

Elle n’était pas au courant du remariage de Pascal et croyait descendre du fils Antoine.

 

La descendance d’Amelia Rosa Cassou épouse Martiñez :

Oscar Primitivo né en 1909 décédé en 1980 a eu deux enfants : Oscar installé au Chili et Oíga mariée en Argentine.

Olga Amanda en 1911, professeur, célibataire sans descendance

Hilda Edita née en 1913 est la grand-mère de Daniela ma correspondante qui est infirmière à Santiago. C’est son père Carlos Alberto (1953-2013) ingénieur agricole qui le premier a voulu savoir d’où venait la famille Cassou. Daniela partage la joie de retourner dans le passé de la famille Cassou avec sa mère Patricia Medina Belmar et sa sœur Carla.

“No sabes la felicidad enorme que me has dado!!! Eternamente agradecida por tu ayuda.”

Je remercie Daniela pour sa reconnaissance et je suis très heureuse d’avoir pu lui procurer ce bonheur : connaître ses racines.

Avec l’aimable collaboration de Daniela Diaz Medina.

El humedal Miraflores de Valdivia cerca de donde vivía la familia

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