Archives de catégorie : Histoires familiales

Emigration familiale

Casamayouret Augustin

Accous

Voici une demande venant du Paraguay, c’est rare, car à part l’opération « Nueva Burdeos » qui a finalement échoué, peu de Basques et de Béarnais sont partis dans ce petit pays coincé entre l’Argentine, le Brésil et la Bolivie. C’est à Asunción, la capitale, que sont établis certains descendants de Augustin Casamayouret.

Laureano, fils de Agustín

Augustin Casamayouret est né à Accous dans le quartier Jouers, le 14 avril 1860, c’est le septième enfant des onze de Jean-Baptiste Casamayouret et de Marie Latourette.

A Accous, vivaient plusieurs familles Casamayouret, pour les reconnaître, on ajoutait le nom de la maison pour les papiers officiels ; cette famille était Casamayouret-Louis, même chose pour le nom de la mère qui devenait Latourette-Lucq.

En 1845, à Accous a eu lieu le mariage de Jean-Baptiste Casamayouret-Louis, 21 ans, né en 1824 dans le village, actuellement agriculteur et pasteur de brebis, fils de Michel Casamayouret et de Louis Marie. L’épouse Marie-Scholastique Latourette-Lucq , née en 1828, n’a que 17 ans ; elle est la fille de Latourette Antoine et de Lucq Rose.

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Destuet Eugène / Larre Angela

Bayonne

Dans les registres de Bayonne on trouve des actes de familles Destuet depuis 1617, je pensais donc à une très ancienne famille bayonnaise mais il n’en est rien.

Trois frères Destuet : Bernard, Jean et Pierre sont arrivés de Mimbaste dans les Landes, tous trois venaient travailler à Bayonne comme emballeurs : « Personne qui met les marchandises en balles et, par extension, dans des emballages pour le transport ou la vente » vieuxmetiers.org.

En 1797, Pierre épouse Manuela Gallay à Bayonne.

En 1821, Jean se marie à Amendeuix, canton de St Palais, avec la Basquaise Marie Goïty.

En 1825, Bernard épouse Suzanne Ferran à Bayonne. Il a 30 ans, ses deux frères sont ses témoins, Jean a 37 ans, Pierre 49 ans.

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Dornaletch / Aphat

Hasparren

(Une recherche faite par Agustín Eduardo Wieckiewicz, argentin)

Cette fois-ci ce ne sont pas des descendants qui recherchent leurs racines mais un passionné de vieilles sépultures qui étudie l’histoire de sa ville.

Agustín Eduardo Wieckiewicz fait des recherches sur le cimetière de Avellaneda à Buenos Aires. Avellaneda antérieurement appelé Barracas al Sur était la commune où on regroupait les nouveaux émigrants venant d’Europe. C’est une ville portuaire de la province de Buenos Aires, reliée à la capitale par plusieurs ponts sur le río Riachuelo.

L’abondance de main d’œuvre et la situation géographique ont contribué à l’installation de plusieurs industries : raffineries de pétrole, usines métallurgiques, transformation de produits alimentaires … Il y avait du travail c’est ce que cherchaient nos émigrants !

Agustín Eduardo a été fasciné par une tombe, la plus ancienne, elle a été transférée en 1876 du vieux cimetière sur l’emplacement duquel a été édifié l’Hopital Fioritoa. Sur la pierre est gravé l’épitaphe :

« Aqui yacen los restos mortales de Catalina Apat, que fallecio el 30 de julio de 1867 a la edad de 45 años »

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Diusabou Justin / Diosabot Justino

Lucq de Béarn

Quand j’ai reçu la demande du Mexicain Germán Diosabot, j’ai été très intéressée car je repartais (mentalement) à Jicaltepec, où je ne suis jamais allée mais où sont les descendants des Boué, des Naude, des Prince, tous émigrés du Béarn. Des souvenirs ressurgissaient, le déplacement à Champlitte avec les Jaymes, les journées passées avec Bonnie, le musée familial que garde précieusement la señora Lourdes Drouaillet…

Mi bisabuelo Justo Diosabot, que ahora gracias a Ud, se que se llamo Justin Diusabou

German m’avertissait, le patronyme a été déformé, je cherchais Duizabeau, Dieuzaboo ; tous dans des villages situés autour de Monein, Oloron. J’ai pensé à Cardesse le village d’où est parti Jean Porte-Petit mais ce n’était pas la même émigration ; vers 1860 partaient de jeunes gens aisés pour faire du commerce dans le bois ou les métaux précieux, German me ditsait que son ancêtre vivait à Jicaltepec, il était donc cultivateur.

Après des heures passées sur Family search, j’ai trouvé un recensement de 1930 : Justo Diosabot et sa famille étaient bien présents au Mexique à Martinez de la Torre, provincia de Veracruz ; je me rapproche de Jicaltepec.

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Ampo Bernard

Ahaxe-Alciette-Bascassan

Bernard Ampo est né en 1851 dans la paroisse d’Alciette. Alciette a été regroupé à deux autres paroisses pour former la commune de Ahaxe-Alciette-Bascassan, malgré ce regroupement la commune compte moins de 300 habitants. Pour ses descendants, Bernard était né à Saint Jean Pied de Port, chef-lieu du canton. Ma correspondante Paola Rossano Ampo est venue visiter Saint-Jean-Pied-de-Port en 2015 à la recherche de la maison de ses ancêtres, elle devra projeter un autre voyage.

Armando Ampo de los Santos

Bernard Ampo né le 25 septembre 1851 est le troisième fils de Jean Ampo, tisserand et de Gracianne Laco, maîtres de la maison Belçarena d’Alciette.

Quand Jean Ampo et Gracianne Laco se marient en 1845, l’époux est veuf de Gracianne Hauscarriague décédée neuf mois après son mariage, certainement en donnant le jour à un enfant mais aucun bébé n’est déclaré.

Jean Ampo est le fils de Jean, aussi tisserand et de Jeanne Puchulutegui ; l’épouse est la fille de Jean Laco, laboureur, et de Marie Tristantenia domiciliés à Ahaxe.

Dans la maison Belçarena, la famille s’agrandit : Jean en 1846 qui ne vivra qu’un an, un autre Jean en 1849, Bernard en 1851 et Marie en 1855.

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Dahetze / D’Ahetze Pierre

Ordiarp

C’est une histoire rare que celle-ci : je cherche à remonter le fil de la vie d’un émigrant basque, fils d’un charpentier du petit village d’Ordiarp, je le retrouve commerçant à Rosario en Argentine : chose classique. Mais en remontant dans les générations, je trouve une famille noble : les D’Ahetze établis dans le château d’Ordiarp.

Sebastián vestido con el uniforme de egresado porque
había finalizado el Kinder! 🤣 !Estaba con Celia su tía abuela.

Pierre Dahetze est né le 17 avril 1854 à Pagolle, il est le dernier fils de Léon (Raymond) Dahetze et de Marie Guillitoue, le couple habite la maison Idartia.

Sur l’acte de naissance le père de l’époux signe d’Ahetze.

Pierre Dahetze et Marie Guillitoue se marient en 1838 à Pagolle ou les deux fiancés sont domiciliés lui est charpentier, elle couturière , lui a 34 ans, elle 30 ans. Les parents de Pierre Dahetze sont Armand Pierre d’Ahetze et Anne Etchegoyhen, propriétaires de la maison Bordagaray de Pagolle quant à Marie Guillitoue ses parents Jacques et Marie Pordoy sont laboureurs à Ordiarp.

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Camalot Pierre / Lasserre Elise

Aren, Sauveterre de Béarn / Laàs

Pierre Camalot est né en 1888 à Aren, Elise Lasserre est née en 1887 à Sauveterre mais elle a vécu son enfance à Laàs où ses parents métayers avaient déménagé. Ces deux jeunes Béarnais se sont mariés en 1909 à Buenos Aires. Bernard Camalot, un oncle de Pierre, né en 1820 à Aren, avait déjà choisi Montevideo pour exercer son métier de boulanger ; c’est dans ce même artisanat que Pierre et Elise se dirigeront.

La famille Camalot de Aren : Pierre né le 12 janvier 1888 est le cinquième enfant de Jean Camalot et de Larrey-Lassalle Jeanne Appolonie, Pauline en famille. Le couple s’est marié à Aren en 1878, l’époux est fils de Camalot Joseph et de Lengoust-Cassou Marianne ; l’épouse Larrey-Lassalle Jeanne Apollonie est née à Saucède de Jean et de Lacrouts Engrâce. Ils sont métayers mais bien ancrés dans le village de Aren, situé a mi-chemin entre Navarrenx et Oloron dans une plaine alluvionnaire fertile.

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Puyo Joseph

Issor

N’a-t-il pas fière allure notre Béarnais de la vallée d’Aspe chevauchant son cheval blanc en compagnie de son petit-fils ? C’est ce petit-fils, Denis Puyo, qui cherche les racines de son « abuelo » Joseph Puyo.

Joseph Puyo et Denis son petit-fils

Joseph Puyo est né à Issor le 16 juillet 1872, il est le fils de Pierre Puyo, journalier, et de Marie Glère, ménagère.

Ses parents se sont mariés à Issor en 1860. L’époux Pierre Puyo, est né en 1837 à Issor d’un père d’origine espagnole Manuel Puyo et de Marguerite Pourredon. Pierre était journalier la famille n’avait ni terres ni élevage.

L’épouse Marie Glère est née en 1839, dans le village de Sarrance, non loin de la frontière espagnole ; son père Jacques Glére, propriétaire, est décédé en 1843 et sa mère Geneviève Frizou s’était remariée avec François Sarthou.

Le couple a eu 8 enfants : Marguerite en 1860, Anne en 1863 qui décède à 10 ans, Jean en 1866 qui émigre, Jeanne en 1868 qui meurt à 4 ans, Joseph en 1872 qui émigre, Jean Baptiste en 1875 qui ne vit que 2 ans, Jean Baptiste en 1878 qui émigre en Amérique et Marie en 1885. Sur ces 8 enfants, 5 atteignent l’âge adulte mais seulement 2 restent en Bearn, l’aînée et la dernière.

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Sapiole / Zapiola Jean-Pierre

Espès-Undurein

Jean-Pierre Sapiole est né le 26 novembre 1839 à Espès-Undurein un petit village de la Soule en Pays Basque français. Ses parents, Jean Pierre Sapiolle et Marie Carricaburu n’avaient pas de terres, lui est chevrier, berger ; elle journalière.

Juan Zapiola fils de Jean Pierre Sapiole et Marianne Larrart

Jean Pierre Sapiole et Marie Carricaburu se marient à Undurein le 28 décembre 1825.

L’époux, Jean Pierre Sapiole, est né à Moncayolle en 1793, fils de feu Pierre Sapiole d’Esquiule et de Thérèse Goyeneche de Barcus bourg,

L’épouse, Marie Carricaburu, a 23 ans, son nom d’usage est Justine, Marie étant seulement le prénom officiel, elle est originaire d’Armendaritz où son père, Gabriel Carricaburu, est forgeron et sa mère Marie Uthurpé née à Viodos exerce le métier de fileuse.

Le couple s’installe à Undurein où naît leur premier fils, Pierre, en 1827 puis ils deménagent à Espès dans la maison Caset, Casetenia en basque, où arriveront leurs trois autres enfants : Catherine en 1829, Gabriel en 1831 et Jean-Pierre en 1839.

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Berdou Amédée-Romain/ Cappelut Marie-Lucie

Madiran 65 / Crouseilles 64

Amédée-Romain Berdou est né en 1878 à Madiran, village des Hautes Pyrénées, c’est le second fils du couple Jean dit Armand Berdou et de Françoise dite Julie Carrère.

Amédée-Romain Berdou, Marie-Lucie Cappelut et leur fille aînée : Elvira Esther.

Les parents d’Amédée-Romain se sont mariés à Madiran en 1877, Armand est originaire du village de Sedze-Maubecq dans les Pyrénées Atlantiques mais Julie est native de Madiran. Le couple s’est installé dans la maison familiale des Carrère à Madiran, au quartier Tuccos car Julie était seule, ses deux parents étaient décédés avant son mariage.

La famille Carrère à Madiran. A la naissance de Julie en 1860, son père Michel Carrère avait déjà 47 ans et sa mère, Marie Dabadie, 41 ans. Michel, journalier, et son épouse venaient-ils d’un autre village ? Est-ce un mariage de vieux et Julie est fille unique ? Ou ils ont fondé une autre famille ailleurs et elle a des frères et sœurs ? C’est peu probable car c’est elle qui reste dans la maison familiale.

La famille Berdou est domiciliée à Sedze-Maubecq, village située dans les Pyrénées-Atlantiques en bordure de la frontière séparant les deux départements, c’est là que naquit Jean dit Armand Berdou en 1852, fils de Jean Berdou et de Marguerite Seigneuré C’est une famille de laboureurs, trois enfants naquirent : Jeanne en 1846, héritière de la maison, elle reste avec ses parents, en 1867 elle a un fils Jean Baptiste Berdou qui émigre également; puis Jean en 1852 qui part domestique à Madiran, Marie en 1853 dont je ne sais rien et enfin Pierre en 1855 qui décède à 4 ans.

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