Laprebende Jacques

Aren

En 1861, sur le bateau Amélie, deux adolescents Jacques Laprebende, 17 ans et son frère Jean Baptiste, 14 ans, quittaient le port de Bayonne en direction de Buenos Aires. Les deux jeunes gens étaient nés à Aren, en Béarn : Jacques le 14 avril 1844 et Jean Baptiste le 28 Juillet 1847. Ils étaient fils de Jean Laprebende et de Marie Couloume.

En arrivant à Buenos Aires, les deux frères se séparèrent et Jacques n’eut plus jamais de nouvelles de son jeune frère. La famille Laprebende comptait aussi deux sœurs Marie née en 1836 et Anne en 1842.

La mutation par décès (série Q) enregistrée en 1884, lors du décès du père Jean Laprebende, nous apprendra que seule l’aînée Marie, épouse Balichaut, est restée à Aren alors que Anne, épouse Casabonne, a aussi émigré …en Amérique ?

En Argentine, les liens familiaux ont éclaté, les familles ne se connaissent absolument pas. Grâce au recensement argentin de 1895, Susana a retrouvé la trace de ses grands -parents Jacques Laprebende et Marie Monguillot avec onze enfants déclarés, deux n’étaient pas nés : Guillermo et José, le père de Susana.

 

L’histoire familiale racontée par Susana Laprebende

Tout ce que je sais de mes grands-parents, m’a été raconté par ma mère qui ne les a pas connus puisqu’ils sont morts lorsque mon père était encore adolescent. Quant à mon père, je n’avais que 8 ans quand il est décédé à 58 ans.

Jacques Laprebende et Marie Monguillot son épouse se sont installés à Pehuajo dans la province de Buenos Aires. Avant, après leur mariage ? je ne sais pas.

Lors du mariage Marie n’a que 20 ans, elle est française mais je n’ai pas retrouvé ses racines, il y a de nombreux Monguillot en Argentine.

A cette époque Pehuajo était une petite agglomération à l’ouest de la Province de Buenos Aires, on y pratiquait l’agriculture et surtout l’élevage du bétail à viande. Mes grands-parents exploitaient des terres. Je suis née et je vis encore à Pehuajo ainsi qu’une partie de ma famille.

Ma mère racontait que Jacques avait hérité de propriétés en France mais qu’il avait abandonné son héritage par peur du voyage de retour en bateau et ses terres étaient revenues à l’Etat. Ceci est faux car lors de son décès, le père Jean Laprebende ne laisse que les 5/8 d’une prairie héritée de son père et située à Préchacq Josbaigt. Ce bien ira à Marie, épouse Balichaut, de Aren.

 

La descendance de Jacques Laprebende et Marie Monguillot

Je ne mentionnerai que 10 enfants, toute trace a disparu de 3, sont-ils décédés avant l’âge adulte ?

•    Maria, née en 1876, se maria, eut des enfants, je ne sais combien car la famille a quitté Pehuajo ; elle est décédée très jeune.

•    Rosario, née en 1879, j’ai connu son existence par le recensement, je n’ai jamais entendu parler d’elle.

•    Matilde, née en 1880, épousa Pedro Morgantti et eut trois enfants mariés à leur tour. Je l’ai connue dans mon enfance.

•    Adela, je ne sais pas quand elle est née, elle ne figure pas dans le recensement mais ma mère et mes tantes parlaient beaucoup d’elle.

•    Florentina, je ne connais pas non plus sa date de naissance mais je l’ai connue ; elle est restée célibataire.

•    Romàn, né en 1887,se maria et eut de nombreux enfants : Aristides (décédé), Romàn, Raquel,Oscar (décédé), Graciela et Leonides. Tous mariés avec des enfants et des petits-enfants, tous vivent à Pehuajo, sauf deux filles d’Aristides, l’une est à Mar del Plata, l’autre dans la province de Entre Rios. Romàn exploitait des terres agricoles.

•    Francisco, né en 1889, ne se maria pas, il avait des problèmes de santé et n’eut jamais un métier bien défini. Il décéda d’un infarctus le jour des obsèques de sa sœur Florentina. Ils étaient très proches.

•    Pedro, né en 1894, était charpentier, il se maria et eut deux enfants : une fille et un garçon. La fille partit vivre aux Etats Unis il y a de longues années et nous n’avons plus eu de ses nouvelles. Le fils, marié, vit à Buenos Aires. Mon oncle Pedro, a longtemps vécu chez moi, il est décédé en juillet 1964.

•    Guillermo, né en 1896, est coiffeur ; il est resté célibataire et a aussi longtemps vécu chez moi. Il est décédé le 27 juillet 1967.

•    José, mon père, est né le 9 février 1898 et est décédé le 28 janvier 1957.Il a épousé Rosa Racchi, fille d’émigrés italiens en 1933 ; de ce mariage sont nés cinq enfants :

1.    Rodolfo Alberto, décédé, marié, professeur de mathématiques et physique, quatre enfants dont un est décédé. La fille aînée de Rodolfo, mariée, quatre enfants, est architecte à Pehuajo. L’autre Lorena, mariée, vit à Buenos Aires. Le fils Maximiliano est médecin à Buenos Aires.

2.    Carlos Santiago, marié, retraité, vit à Buenos Aires.Il a une fille Andrea Rita, mariée, deux enfants, musicienne en Allemagne.

3.    José Hector, chef d’entreprise, marié, trois filles : Viviana, mariée, deux filles ; Analia comptable, célibataire et Laura étudiante en droit

4.    Jorge Omar, marié, photographe quatre enfants : Mariana, Roxana, Jorge y José.

5.    Et moi, Susana, 61 ans, professeur de mathématiques, retraitée, mariée à Carlos Cattaneo, trois enfants : Susana, biochimiste ; Natalia et Carlos, étudiants à l’Université.

J’ai été profondément émue quand Christiane m’a envoyé l’acte de naissance et le registre militaire de mon grand-père. Je cherchais depuis de longues années, sans jamais rien trouver.Maintenant mon plus grand désir serait de retrouver les familles de son frère Jean Baptiste et de sa sœur Anne partis en Argentine et la famille de Marie Balichaut restée à Aren.

Aren, où je viendrai, peut-être, un jour…..

Pehuajo, environ 30 000 hah.est située dans la Province de Buenos Aires à près de 400 km. C’est la Pampa humide, région céréalière et pays d’élevage.

Pehuajo est connue par une chanson enfantine « la tortuga Manuelita » qui a eu droit à un monument.

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