Etchemendy Charles

Orègue

Charles Etchemendy est né à Orègue le 5 août 1835, c’est le cinquième enfant de Martin Etchemendy et de Dominica Oyénart.

Tous deux nés à Orègue, Martin et Dominica se sont mariés en 1823. Martin a 29 ans, c’est le fils de Pierre Etchemendy et de Catherine Garay tous deux décédés avant 1823. Dominica Oyénart a 24 ans, elle est la fille de Jean Oyénart décédé en 1810 et de Catherine Ithurbide. Les époux ne savent pas signer, par contre Catherine Ithurbide, la mère, signe.

Martin Etchemendy et Dominica Oyénart s’installent métayers à Orègue ; au bout de quelques années la famille commence à s’agrandir

Catherine en 1828 puis Christophe en 1831 mais le bébé décède à deux mois ; ensuite vient Gratianne en 1833 et Jeanne en 1834 qui ne vivra que trois mois. Puis c’est la série des garçons : Charles en 1835, Laurent en 1837, Michel en 1838, Jean en 1842 et enfin Arnaud en 1844 qui s’éteindra au bout d’un mois. Une belle famille de neuf enfants dont six atteindront l’âge adulte.

Mais les ressources d’une ferme en location (métayage) sont maigres et si on n’arrive tant bien que mal à survivre, les enfants n’ont aucun avenir dans le village. Charles, Laurent et Gracianne prennent la décision d’émigrer en Argentine.

Le départ vers l’Argentine

Grace aux registres d’immatriculation à Buenos Aires nous avons des renseignements. Laurent est parti le premier, il a embarqué en 1858 sur le bateau Juanito sortant du port de Bayonne.

Charles et Gratianne sont partis en même temps, en 1861, sur le navire Général Exelmans, sortant du port de Bayonne. En 1860, à Ayherre, Gratianne avait contracté mariage avec Jean Jauriguiberry né à Béguios mais domicilié, comme elle, à Ayherre.

Charles s’est fait immatriculer aussitôt, en 1861, au Consulat de Buenos Aires tandis que Laurent et Gracianne ne l’ont fait qu’en 1863. Entre temps, Gracianne avait eu un fils : Jaureguiberry Charles, né le 15 août 1863. Ils devaient tous vivre dans la même zone et Charles devait être le parrain de l’enfant.

En Argentine

Très vite après son arrivée, Charles s’est installé à Rauch dans la provincia de Buenos Aires. Il épouse Josefa Tellechea ; ils ont quatre enfants dont Félix, le grand-père de Fernando qui est à la recherche de ses racines basques, Salvador, Agustín et Lorenzo. Félix a eu quatre fils et trois filles dont Elsa, la mère de Fernando, décédée à 85 ans il y a 3 ans.

Comme la majorité des émigrés basques les Etchemendy, devenu Etchemendi en Argentine, ont vécu dans des zones rurales et se sont consacré à l’agriculture et à l’élevage. Ils connaissaient ces métiers en France et le gouvernement argentin voulait en priorité des hommes capables de mettre en culture ou en élevage les immenses étendues du pays. A leur arrivée on retrouve Charles et Laurent bergers à Las Flores à proximité de Rauch. Félix le fils aîné de Charles est baptisé à Rauch. Les quatre fils de Charles exploitèrent des terres dans le village d’Estacíon Lopez. Ensuite Félix a acheté una « chacra » et ses propres terres dans le village de María Ignacia Vela ; c’est là qu’est née Elsa la mère de Fernando et ses six frères et sœurs.

Connaître le pays de ses ancêtres

Tel était le rêve de Fernando ! Chose accomplie mais quelle aventure !

Fernando est venu avec sa fille de 15 ans ; ils logeaient à Saint Sébastien.

De bonne heure, ils prennent un bus pour Bayonne. A Bayonne, autre bus certainement en direction de St Palais : arrêt à Masparraute ; là, il ne reste plus que les jambes pour avancer et les voilà partis. Heureusement une automobiliste étonnée de voir des piétons, ce qui est rare dans les campagnes, leur offre de les conduire à Orègue. Le paysage ressemble à la région de Tandil : des collines, des pâturages mais à plus petite échelle.

Arrivés à Orègue : personne, pas un chat. Seul le prêtre est là, il parle espagnol, ils peuvent échanger quelques mots et entrer dans l’église.

Mais il faut rejoindre Bayonne et Saint Sébastien avant la nuit donc la visite à Orègue n’aura duré qu’environ trois heures mais Fernando est heureux.

Il est venu à Orègue !

« Ce fut un moment magique et tous les renseignements que tu m’envoies maintenant me remplissent le cœur de joie. Savoir d’où on vient pour savoir où l’on va »

Je lui donne la parole en espagnol

En Orègue estuve solamente 3 horas, no encontré ningún primo, solamente pude hablar unos minutos con el padre Ttotte Ardohain porque era la única persona que encontré que hablaba español. El fué muy amable y nos permitió entrar a la parroquia.

Estuvimos en Bayonne si! Hermosa ciudad! También estuvimos poco tiempo porque nuestro hotel era en Donostia. Así que en el mismo día fuimos desde Donostia a Bayonne y en Bayonne tomamos un bus y bajamos en Masparraute y desde ahí íbamos a ir caminando pero una señora muy amable nos llevó hasta Orègue en su auto. Estuvimos 3 horas y luego fué un taxi a buscarnos a la parroquia, volvimos a Bayonne y a la noche nos fuimos nuevamente a Donostia. Una odisea!

Fué un momento mágico y toda esta información que ahora tú me das llena mi corazón de alegría. Aquí decimos: « saber de donde venimos para saber hacia donde vamos”

Avec l’aimable collaboration de Fernando, argentin, descendant de Charles Etchemendy

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