Espilondo Dorothée / Dorotea

Chéraute

Dorothée Espilondo née à Chéraute le 6 février 1874 est la 5e fille des 12 enfants du couple Clément Espilondo et Marie Ayçaguer.

Clément et Marie se sont mariés à Chéraute en 1865, l’époux a 24 ans, il est sandalier, fils de feue Marie Rosalie Espilondo ; l’épouse n’a que 19 ans elle est couturière, c’est la fille de Dominique Ayçaguer et de Marie Larrasquet.

C’est dans la maison Mousseigne de Chéraute que naît Christine leur première fille qui décède en 1877 à 11 ans. Puis le couple s’installe dans la maison Boudort où naîtront les 11 autres enfants : Marie en 1868, Jean Pierre en 1870, Pierre Paupin en 1872 qui décède bébé ; Dorothée en 1874 ; Saint Jean en 1876, Jean en 1878, Catherine en 1880 qui décède à 3 ans ; Pierre en 1883 qui reste à Chéraute où il meurt en 1944, un autre Pierre en 1885, une autre Marie en 1887 qui se marie et décède à Lalongue et enfin Félix en 1890.

Clément est décédé à Chéraute en 1891. Sur les 9 enfants qui atteindront l’âge adulte 5 émigreront en Argentine : Marie, Jean Pierre, Dorothée, Jean et Félix.

Le départ

Dans les registres de l’agent d’émigration Vigné de Tardets, on retrouve les départs des trois Espilondo de Chéraute. https://ikerzaleak.wordpress.com/page/3/

Jean Pierre part le premier à 17 ans, le 7 septembre 1887 il s’embarque sur le bateau Congo en direction de Buenos Aires. Quelques mois plus tard, le 5 juillet 1888, Marie, 20 ans, quitte le Pays Basque sur le bateau Equateur et enfin le 5 juillet 1889 Dorothée, 17 ans, s’embarque en direction de Buenos Aires sur le navire Portugal.

1889-11-05 Espilondo Dorothée F 17 Chéraute Portugal Buenos Aires

1887-09-07 Espilondo Jean-Pierre H 17 Chéraute Congo Buenos Aires

1888-07-05 Espilondo Marie F 20 Chéraute Equateur Buenos Aires 1889-03-05

 

En Argentine

Dans les recensements argentins de 1895, nous ne trouvons que Dorothée maintenant Dorotea ; elle a 23 ans.

Jean Pierre s’est immatriculé en 1890, il était cocher à Buenos Aires où il était bien arrivé en 1887 et où il a fondé une famille.

Jean s’est immatriculé en 1896, il était employé de commerce à Buenos Aires, récemment émigré en mai 1896, parti de Bordeaux sur le bateau Brésil. Aucune trace de sa famille.

De Marie rien également

Quant à Félix ; il se trouve à Buenos Aires en 1910 au moment du Conseil de révision mais il est revenu en France et a été tué à la guerre de 14-18.

Dorothée a épousé Jean Darhets né à Sainte Engrâce, Jean exerçait la profession de cocher dans une entreprise de pompes funèbres, peut-être avec Jean Pierre Espilondo le premier parti. Le couple a eu de nombreux enfants dont la dernière Ana Dorotea est la grand-mère de Juan Alberto Etchanique.

Ana Dorotea était institutrice, elle maîtrisait parfaitement la langue française car leur mère leur a toujours parlé en français. Le basque avait disparu de la famille mais Juan Alberto veut apprendre la langue maintenant qu’il est presqu’à la retraite. (Bon courage, c’est ardu !). Depuis quelques années il est membre d’un cercle culturel basque

“Deseaba comentarte hace 18 años me hice socio del centro vasco « Toki Eder » en la localidad de José C Paz, vecina a mi lugar de residencia San Miguel, allí hay muchos vascos nativos tanto en Euskadi como en Iparralde y hay permanente actividad social, cultural, se dicta lengua vasca, etc. Existe un hermanamiento formal entre la ciudad de Jose C. Paz y Oñate, Guipuzcoa, pues el fundador de la ciudad fue un vasco guipuzcoano llamado Altube.”

Juan Alberto se lamente d’être le seul descendant argentin des Espilondo à s’intéresser à la recherche de ses racines basques ; heureusement il a trouvé des cousins français à Anglet : Jean Espilondo, ancien maire, et son épouse Cécile née Chabagno, fille d’Albert qui fut un ou le premier à parler de l’émigration dans notre département.

Assis : de g. à dr. Juan Ignacio, Jean Espilondo, Juan Alberto Etchanique. Debout : Maria Eugenia, Cécile Chabagno, Carmen Risso et Federico Pablo

 

Juan Alberto Etchanique est médecin à Buenos Aires, avec son épouse Carmen Risso, également médecin, ils dirigent un Centre d’accueil de jour pour jeunes handicapés physiques.

Juan Alberto et Carmen ont une belle famille de quatre enfants : Juan Ignacio, Joaquin Alberto, Maria Eugenia et Federico Pablo et deux petits-enfants :

Pierino Felipe et Nicolas Alberto.

L’Océan n’est plus une barrière et les Espilondo se réunissent régulièrement. Juan Alberto Etchanique a fait plusieurs voyages en France et il reviendra.

« He conocido varios paises de Europa, pero al llegar al norte de España con mi esposa quedamos maravillados con Euskadi e Iparralde. Allí alquilé un auto y recorrimos San Sebastian, Zarauz, Sumaya, Hondarrivia, Bilbao, Irun, cruzando a Francia toda la costa Labortana hasta Bayona (no me quedo tiempo de ir al museo vasco). Luego en compañía con Jean y Cécile fuimos por Larressore, Saint Jean Pied du Port, Aussurucq, Mauléon, Chéraute, Ausqui, todo hermoso. »

(Avec l’aimable participation et les photos de l’Argentin Juan Alberto Etchanique descendant de Dorotea) 

Mariage de Pierre Espilondo à Chéraute en 1909. Marie Ayçaguer est à droite de l’époux.

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