Laher Jean Camille

Aramits Lespourcy

Jean Camille Laher est né à Lespourcy le 17 juillet 1868 ; il est le troisième enfant de Jean Laher et de Marie Jeanne Berdoy.

 La famille Laher en France, à Aramits en Béarn.

Jean Laher est instituteur à Lespourcy et selon les lieux de naissance de ses enfants on peut suivre sa carrière de maître d’école. Sylvie Françoise, l’aîné naît en 1858 à Ance, Marie Eugènie en 1861 à Aramits, sa mère est venue accoucher dans la maison de ses parents, le père est alors instituteur à Lespourcy ; Jean Camille en 1868 à Lespourcy ; Marie Céline en 1868 à Lasclaveries ; Appoline en 1873 à Carrère et enfin Saturnin en 1875 à Burgaronne.

Le berceau des familles Laher et Berdoy est le village de Aramits, c’est là qu’aura lieu le mariage le 2 août 1856.

L’époux : Jean Laher dit Meybille a 37 ans, il est domicilié à Lanne mais il est né à Aramits en 1819 fils de Jean Pierre Laher dit Meybille et de Jeanne Laccourreye. L’épouse : Jeanne Marie Berdoy a 18 ans, elle exerce la profession de lisseuse (repasseuse) elle est aussi native d’Aramits fille de Pierre Berdoy, instituteur et de Marie Samouillan.

Un cousin de l’époux Jean Lacourreye, témoin au mariage, est médecin vétérinaire. Cette famille fait donc partie des notables d’Aramits.En 1856 tout le monde sait signer sauf le père de l’époux.

En consultant le dossier professionnel de Jean Laher, on voit que à cette époque le métier d’instituteur n’est pas très lucratif, allant de village en village au gré des mutations, le père a du mal à subvenir à sa nombreuse famille.

En 1878, à Burgaronne le malheur frappe la famille Laher, deux filles décèdent dans la même semaine en décembre : Apollonie, le 17, à l’âge de 5 ans et Marie Françoise, le 23, à l’âge de 20 ans.

Les actes de décès ne révèlent pas les causes, on peut penser à une épidémie mais Maria de los Angeles, arrière petite-fille de Jean Camille raconte que lors d’un jeu d’enfant Jean Camille alors âgé de 12 ans aurait lancé une pomme qui avait atteint la tête de sa petite sœur de 5 ans. Apollonie était décédée quelques jours après. Cet épisode tragique l’avait profondément marqué.

Marie Eugènie Laher épouse un instituteur Auguste Hagolle né à Orin ; elle décède à 40 ans sans enfants, le veuf se remarie avec Marie Céline en 1902. Deux mariages sans descendance. La descendance Laher est seulement en Argentine.

 

Jean Camille Laher émigre

Le 5 août 1883, Jean Camille Laher embarque à Bordeaux vers Buenos Aires, il a 18 ans. Est-il parti de son plein gré ou pour éviter des représailles. Il racontait qu’il pratiquait l’escrime à Aramits et que lors d’un concours il avait blessé assez sérieusement le fils d’un notable de la région, son père pris de panique, l’avait expédié sur le premier bateau. Certainement un peu affabulateur !!!

A Buenos Aires, Jean Camille rencontre une Française : Eugénie Laurrain qu’il épouse. Eugénie, orpheline de père et de mère, est arrivée toute jeune en Argentine avec ses oncle et tante qui l’avaient recueillie.


La famille Laher en Argentine

Le couple Jean Camille Laher et Eugènie Laurrain a eu 10 enfants dont un couple de jumeaux. Une fois de plus, la vie de Jean Camille Laher est victime d’une tragédie : un jour de Carnaval en Argentine (février est le plein été) la famille Laher se promenait en calèche dans les rues de Buenos Aires, la mère avait ses deux derniers jumeaux de un an et demi sur les genoux, selon la coutume on versait de l’eau depuis les balcons pour arroser les passants. Surpris les chevaux ont pris peur et ont fait un écart, un des bébés est tombé de la calèche et les roues sont passées sur son petit corps. Il est décédé aussitôt. Ce nouveau drame a profondément ébranlé Jean Camille qui, peu à peu, s’est mis à boire plus que de raison.

Les autres enfants sont Luís, Camilo, Oscar, Roberto, Elisa, Oscar Celina Osvaldo et Amanda.

Oscar était le grand-père de Maria de los Angeles ; en famille il s’appelait Armando. Armando était le prénom choisi par la mère mais au moment de le déclarer à l’Etat Civil, Jean Camille ne se souvenait plus et il a mis Oscar une fois de plus.

Jean Camille Laher était transporteur, il possédait des attelages de chevaux tirant des charrettes ; il voyageait à travers toute la Patagonie et une partie du Chili, passant d’élevages en élevages pour charger des toisons de laine de moutons qu’il devait sélectionner. Parfois son périple dans ses contrées inhospitalières pouvait durer six mois. Ses fils Camilo et Oscar poursuivirent cette activité en sélectionnant les laines de moutons. Toute sa vie Jean

Camille Laher a gardé des contacts étroits avec ses sœurs qu’il adorait. Celles-ci respectueuses des biens familiaux envoyaient, de temps en temps, de l’argent venant des revenus des fermes familiales. Mais Jean Camille gaspillait l’argent ou le perdait les jours de beuveries car il n’y accordait aucune importance. A leur décès, les versements ont été interrompus.

Il réussit a devenir propriétaire en Argentine et la ferme où il a vécu appartient actuellement aux fils de Camilo

Sur les neuf enfants, seuls cinq se marièrent et eurent de la descendance : Luís, Camilo, Armando, Celina et Elisa.

Jean Camille est décédé en 1942 à 76 ans et Eugénie en 1846 à 72 ans.Toute sa vie Camille parla de la France et de son Béarn natal avec beaucoup de nostalgie. Un profond amour unissait la fratrie et le famille argentine possède de nombreuses lettres de France et de Californie.

 

Saturnin Laher en Californie

De Californie, car Saturnin le dernier enfant né en 1875 à Burgaronne a lui aussi pris le bateau de l’émigration. On le retrouve en 1908 sur les registres de Ellis Island à New York, il a 32 ans. Selon les lettres qu’il envoyait à son frère, vers les années 1930 il voulait quitter la Californie et rentrer en France mais il rencontrait des difficultés ? Puis, on perd sa trace.

 

Les Laher à Bahia Blanca en Argentine

En 1942, naquit Armando Oscar Laher, un fils de Armando, qui est le père de Maria de los Angeles. Les hommes de la famille Laher sont plutôt dans la mécanique.

Armando, le grand-père de Maria, a été le premier mécanicien de Bahia Blanca il avait commencé à travailler à 14 ans dans les ateliers des usines Ford.

Oscar Armando, son père, est aussi mécanicien ainsi que ses deux frères Juan Manuel et Dante.

Maria de los Angeles Laher vit à Bahia Blanca, comme une grande partie de la descendance Laher, elle est secrétaire administrative dans un hôpital.

Bahia Blanca, ville de près de 300 000 habitants, située à 650 km au sud-ouest de Buenos Aires, a un important port de mer sur l’Océan Atlantique.

(Texte écrit d’après les renseignements donnés par Maria de los Angeles Laher)

One thought on “Laher Jean Camille

  1. Luis Armando vivo en Rio Colorado, a 170 km de Bahia Blanca, tuvo un solo hijo con Ana ofelia Pastore, Marcelo Laher, quien se caso con Susana Noemi Olondriz y tuvo 2 hijos. Marcelo Laher fallecio en 1994 en accidente de auto, sus hijos juan paulo laher, bioquimico y Ezequiel laher psicologo viven en Bahia Blanca

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