Ahargo Jean-Baptiste / Lartigue Gracianne

Labets-Biscay / Amorots Succos

Pedro Ahargo et Francisca Béttiga

Jean-Baptiste Ahargo et Gracianne Lartigue sont tous deux des enfants du canton de Saint Palais ; en faisant leur généalogie on parcourt les villages d’Amorots-Succos, Labets-Biscay, Luxe Sulberraute, Uhart-Mixe, Gabat etc… Ces deux familles étaient des métayers, avec une certaine stabilité pour les Lartigue mais de nombreux déménagements pour les Ahargo.

Jean Baptiste Ahargo est né en 1847 à Labets-Biscay, fils de Jean et d’Iribarne Jeanne.

Gratianne Lartigue est née à Amorots en 1856, fille de Bernard Lartigue et de Marianne Celhabe ou Celabe.

En 1884, tous deux sont domiciliés à Amorots et c’est dans ce village qu’ils se marient le 19 février. Deux bébés viennent rapidement agrandir la famille : Jean en octobre 1884 et Anna en décembre 1885 mais les nouveau-nés ne survivent pas au-delà d’une semaine. Heureusement Pierre Ahargo arrive le 21 janvier 1887 et lui survivra.

Partir en Argentine est devenu courant pour les jeunes gens de Basse-Navarre, l’agent d’émigration Apheça est installé à Domezain et il suffit de dire « oui » et de signer quelques papiers devant notaire – l’agent n’est pas un bénévole et peu d’émigrants ont l’argent nécessaire pour payer la traversée – et on obtient un billet pour embarquer du port de Bordeaux.

Le 24 novembre 1887, Jean-Baptiste Ahargo prend le bateau pour Buenos Aires, quelques mois avant sa jeune épouse et leur bébé d’un an, Pierre, qui eux ne partiront que le 5 janvier 1888. (Archives de l’agent d’émigration Apheça)

Pays basque français

En Argentine

Le couple s’installe à Buenos Aires où naissent un second fils Domingo en 1889 Graciana en 1890 et Maria en 1893 puis Jean Baptiste Ahargo et sa famille quittent la capitale pour Tres Arroyos et son épouse accouche d’Isabel en 1894. D’autres enfants naîtront peut être à Coronel Dorrego, dans la provincia de Buenos Aires où la famille Ahargo s’installe définitivement.

Coronel Dorrego est fondée en 1881. En 1887, il n’y a pas de ville sur les 200 km de plaines séparant Bahía Blanca de Tres Arroyos. Les 79 propriétaires fonciers de terres situées entre les rivières Quequén Salado et Sauce Grance demandent au gouverneur de la province de Buenos-Aires la création d’un nouveau village. Le partido de Coronel Dorrego est créé le 29 décembre 1887. (Wikipedia).

Les Ahargo ont dû obtenir des terres dans cette plaine fertile.

En 1910, Pierre Ahargo, 23 ans, épouse une jeune Argentine d’ascendance italienne Virginia Francisca Bettiga, 19 ans. Virginia est la fille d’un membre fondateur de Coronel Dorrego, Don Antonio Béttiga, italien. Comme ses parents et ses frères, il est domicilié à Coronel Dorrego où il travaille ses terres et fait de l’élevage bovin. Domingo son frère était son témoin, il décède jeune quelques années après. Sur l’acte de mariage, le nom de sa mère Lartigue est devenu Lastiri.

En 1922, Pedro Ahargo et Virginia Bettiga vont s’installer à El Perdido, (Estacíon José. A. Guisasola), c’est une petite localité à une vingtaine de kilomètres de Coronel Dorrego.

El perdido en Argentine

Estacíon Guisasola en el paraje del Perdido

C’est là que naîtront les onze enfants de Pedro et Francisca : Bautista, Dora Estela, Josefa Martina, Augusto, Luís Alfredo, Graciana, Carmen, Roberto, Oscar, Clemente y Emilia Rosa le 10 décembre 1929 ; la grand-mère d’Elisabeth ma correspondante en Argentine.

Pedro et Virginia entourés de leurs 11 enfants (De izquierda a derecha de pie) Dora, Coco, Clemente, Augusto, Héctor, Oscar, Bautista, Carmen, Tita. (Sentados) Josefa, Pierre Ahargo y Virginia Francisca Bettiga, Rosa (mi abuela). De pie detrás de Pierre está Roberto (el hijo menor)

“Pierre Ahargo farolero y hombre de campo muy buena persona, se vestía de camiseta, bombacha gauchesca, faja negra y cuchillo berijero

La bombacha gauchesca est un large pantalon resserré à la cheville qui permettait de monter à cheval. La faja est la large ceinture de flanelle noire que les hommes de la campagne enroulaient autour de leur taille, cette ceinture protégeait du froid mais surtout maintenait le dos pendant les efforts.

El cuchillo berijero est un couteau poignard.

Avec le maté, el asado, las empanadas et la bombacha gauchesca on obtient la carte postale de l’Argentine sans oublier le tango évidemment.

Avec l’aimable collaboration d’Elisabeth arrière-petite-fille de Pedro Ahargo

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