Quillehauquy Jean-Pierre

Aroue

Jean Pierre Quillehauquy est né à Aroue le 5 juillet 1840, il est le fils de Bernard Quillehauquy et de Marie Rachou domiciliés dans la maison Quillehauquy. Ses parents Bernard et Marie se sont mariés à Nabas le 30 juin 1832 : Bernard Quillehauquy, 30 ans, né à Aroue fils de Jean Pierre et de Anne Alchurrout, l’épouse Marie Rachou qui ensuite sera connue avec le prénom de Catherine, 32 ans, née à Nabas fille de Jacques Rachou de Marie Accodeigts ou Mehatz domiciliés à Espès-Undurein.

Ce couple aura 4 enfants : Marie en 1833, Marianne en 1836, Marie en 1837 qui ne vit que quelques jours et Jean Pierre en 1840. Bernard Quillehauquy et Catherine Rachou décèdent en 1883 à une semaine d’intervalle. Par la mutation par décès on apprend l’existence de Marceline, enfant naturelle reconnue.

En 1883, les trois filles sont mariées : Célestine veuve Parot vit à Paris, Marie épouse Pon ou Pen est domiciliée à Banca, Marianne épouse de Jean Baptiste Bartaburu vit et travaille dans la maison familiale à Aroue : une ferme de plus de 8 hectares qualifiée de domaine Quillehauquy. Jean Pierre est établi en Amérique.

 

Pedro Quillehauquy en Argentine

Pierre n’est pas le premier Quillehauquy a avoir rejoint l’Argentine, avant lui parmi les premiers émigrés du département, est parti son oncle paternel Simon Quillehauquy, frère de Bernard . Simon est né à Nabas en 1818, à cette époque ses parents étaient métayers. Simon a d’abord émigré en Uruguay, à Montevideo. En 1855, Pierre est avec son oncle en Argentine, il n’a que 15 ans. D’après le recensement de 1855, Simon est « calero » celui qui fabrique la chaux ; il sait lire et écrire ce qui est rare à cette époque. Pierre est employé par son oncle avec 5 autres jeunes gens.

Puis Pedro se marie avec Marie Gachen, originaire de Béguios, ils ont deux filles Margarita et Inés ; certainement nées à Heras dans la Province de Buenos Aires.

En 1873, Pedro, veuf, se remarie avec Catalina Ospitaletche originaire de Cañuelas née de parents français : Bertrand Ospitaletche et Marie Ilary. La famille s’installe à Lobos dans la province de Buenos Aires. C’est là que naîtront les neuf enfants :

Catalina Eleuteria en 1877, Graciana en 1880, Pedro en 1882, Maria en 1883, José en 1886, Petrona en 1890, Matias, Marcela et Matilde après 1895.

Une autre famille Quillehauquy est installée à Buenos Aires c’est Martin (Dominique) né en 1845 à Nabas, marié à Françoise Larrieu de Laàs .Martin est commerçant, sa situation économique est bonne car son épouse Françoise est revenue visiter sa famille avec ses deux grandes filles en 1884. Eux aussi ont une nombreuse famille : Maria Luisa, Amelia, José, les jumelles Matilde et Anita et Emilio. Les deux familles devaient se fréquenter mais le souvenir de ces relations est perdu.

 

Margarita Quillehauquy

Margarita est la fille aînée de Pierre Quillehauquy, dans sa famille on était persuadé qu’elle était née en France mais la France, le Pays Basque et le Béarn elle ne les a jamais connus, peut-être en a-t-elle entendu conter des souvenirs par son père ? Son petit-fils, Eloy domicilié à La Plata viendra marcher sur les traces de ses ancêtres lors d’un voyage en Europe en mai 2015.

A Lobos, en 1888, Margarita se marie avec Martin Amas d’ascendance espagnole de Irun, elle a 16 ans, lui 25. Margarita aura … c’est presque incroyable… 17 enfants et elle mourra en 1917 en donnant le jour au 17ème ; elle avait 47 ans. Voici la liste : Catalina (1889), Martín (1890, Cecilio Juan (1891), Luís Marcos (1893), Margarita(1894), María Victorina (1895), Luisa(1897), Martín(1898), Clara Marcelina (1900), Martina Angela (1901), Fermina (1902), Marcelino Ignacio (1904), Isabel Silvia (1905), Rosa Esther (1910), Francisco Cesar (1912), Lilia Margarita (1917) et le bébé décédé à la naissance.

Lilia vit toujours, Fermina est la mère de Eloy.

 

Martín Amas

Martín Amas, né à 1863 à Irún à la frontière espagnole, devient orphelin de père à 4 ans. Sa mère part en Argentine avec ses deux enfants âgés de 4 et 2 ans.

Dès l’âge de 10 ans, Martín travaille dans « un tambo » (une laiterie) à Merlo dans la province de Buenos Aires. Homme courageux et volontaire, il fonde très tôt sa propre laiterie. Au début de son mariage en 1888, il s’installe à Lobos où naîtront ses deux aînés puis il achète des terres à General Las Heras.

Il appelle son domaine « La Margarita » en l’honneur de son épouse. Sur ses 300 hectares paissent 600 bêtes qui produisent 1300 litres de lait par jour.

Toujours entreprenant et plein d’idées, il ouvre un commerce « los Vascos » où les voisins viennent faire leurs emplettes et où les hommes se réunissent pour jouer à la pelote basque. Martín avait la réputation d’être un très bon pelotari.

A la fin de sa vie, il ne s’occupe plus que du magasin et de la boucherie avec ses petits-enfants. Il ne survit que 8 ans à son épouse et décède d’un cancer en 1927. Il a 64 ans.

« La Margarita »appartient à un arrière petit-fils et le commerce est devenu un « boliche » (genre de casino) propriété d’un autre arrière petit-fils.

Margarita Quillehauquy et Martín Amas reposent au cimetière de Las Heras.

(Avec la collaboration de Eloy Migoya et d’après l’histoire écrite par ses  arrière petits-enfants Griselda, Luís Martín et María Fabiana.)

2 thoughts on “Quillehauquy Jean-Pierre

  1. Bonjour, je vais être à aroue au mois de septembre (de passage sur le gr65) et j’aimerai bien voir cette belle maison familiale. Pouvez-vous me dire où elle se situe car j’ai cherché en vain même avec maps et la vue satellite.
    Merci par avance. Cordialement.

  2. Bonjour,

    Merci pour cette belle histoire. Je me suis permis de compléter mes données à partir des vôtres, et j’ai abondamment cité votre lien pour mieux vous faire connaître dans Geneanet.

    Cela intéressera peut-être quelqu’un de connaître quelques détails supplémentaires, à propos de « Marie épouse Pon ou Pen est domiciliée à Banca », nièce de Simon et soeur de Pierre, les 2 émigrés ; une soeur à Paris, un frère aux Amériques, les parents et l’autre soeur s’occupant de la ferme familiale à Aroue… Marie est apparemment restée proche de sa tante Catherine mariée à Bayonne à peine 7 ans avant elle et où Marie était domestique au moment de son mariage : elle a eu 8 enfants de Jean Pons, un fabricant de chaises de Came, et 1 petite-fille au moins (il faudrait faire des recherches supplémentaires, il y a sûrement d’autres descendants), vous les trouverez sur le lien que j’ai fourni ; lorsque sa tante est décédée veuve et sans postérité, Marie Quihillauquy était légataire de la moitié de sa maison de Villefranque, alors que la cousine germaine de l’époux de la tante Catherine en possédait déjà l’autre moitié : elles prirent un arrangement et la cousine devint l’unique propriétaire de la maison + 2 hectares de jardin/terre labourable/pré/pature/verger/bois estimés à 2500 francs pour l’ensemble.

    Pour ce qui me concerne, ça m’intéresserait de savoir comment vous avez trouvé qu’elle est domiciliée à Banca en 1883, elle a peut-être déménagé mais je n’ai pas trouvé. Pouvez-vous me le faire savoir par email ?

    (désolée mais j’ai repris les noms tels que je les ai trouvés dans les actes d’état civil -en général la naissance sinon le mariage ou la première citation que j’ai trouvée-, alors ne vous étonnez pas si Quillehauquy est devenu Quihillauquy par exemple : après tout c’est aussi ça la vérité, l’orthographe des noms propres en particulier était à géométrie variable…)

    Merci beaucoup encore une fois pour cette narration très bien faite. Je file regarder si d’autres familles m’intéressent !

    Cordialement,
    NL

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>