Baigts Pierre dit Jean

Lendresse

Jean Baigts, enregistré Pierre à la naissance le 26 octobre 1838 à Lendresse dans le canton de Lagor, au pied des Pyrénées, est le dernier enfant d’une famille paysanne du village. Le père Jean-Pierre Baigts, natif du village voisin d’Arance, a quarante-neuf, il est laboureur, la mère Marie Daryau ou Arriau est originaire de Lendresse. Ce couple s’est marié à Arance en 1813, ils ont 23 et 20 ans ; à la naissance de leur premier enfant en 1815, ils vivent dans ce village mais quelques années plus tard en 1820 leur nouveau domicile est Lendresse, village qu’ils ne quitteront plus. Jean-Pierre y décédera en 1876 à 86 ans et Marie Daryau lui survivra jusqu’à 87 ans en 1880.

Le couple Jean-Pierre Baigts et Marie Daryau a eu cinq enfants :

Jean en 1815, Pierre en 1820, autre Pierre en 1824, Marie en 1825 et Pierre dit Jean en 1838.

L’aîné Jean se marie à Lendresse, il est l’héritier et prend la suite de son père, les deux générations vivent sous le même toit selon la coutume et Jean décède à 62 ans, un mois après son père.

Marie épouse Pierre Marquehosse de Lendresse et fonde un foyer avec plusieurs enfants.

Mais le virus de l’émigration gagne cette famille, comme de nombreuses familles béarnaises, « de l’autre côté de l’Océan, la richesse est assurée pour tous ». Il est certain que Jean est parti au Mexique en 1855, que Pierre Marquehosse, le fils de Marie, a émigré à Buenos Aires. Quant aux deux Pierre ils ont quitté le Béarn l’un pour l’Espagne, l’autre pour le Mexique.

Le départ de Jean Baigts

Grâce au travail de « Visas en Bordelais » qui nous facilite l’entrée dans les documents concernant les listes de visas décernés à Bordeaux on connaît l’histoire du départ.

Le 19 mars 1855, Nicolas Doignon, 57 ans, originaire ce Champlitte en Haute Saône et résidant dans la région de Veracruz, certainement à Jicaltepec (http://www.emigration64.org/2014/08/une-emigration-bearnaise-au-mexique/) accompagne un groupe de jeunes Béarnais partant pour le Mexique ; certains iront à Mexico d’autres à Veracruz. Pierre dit Jean Baigts 16 ans, Pierre Bruseigt 16 ans tous deux de Lendresse ; Jean Marque 17 ans, Victor Arrègle 18 ans de Monein, Jean Peyrasaube 18 ans de Poey, Joseph Davancent 17 ans et Jean Loustalot 16 ans. Que sont-ils devenus ? Ont-ils tous fondé une famille comme Jean Baigts ?

Jean n’est pas parti par hasard au Mexique, il allait rejoindre son frère Pierre émigré en 1844 qui exploitait une mine d’argent dont il prendra la direction lorsque Pierre rentrera en France en 1865.

Une émigration réussie

Il est impossible de parler de l’émigration de Jean sans parler de celle de son frère Pierre. Depuis que Joseph Laborde né à Oloron en 1699, devenu José de La Borda, a fait une immense fortune dans les mines d’argent (construction de la Cathédrale Santa Prisca à Taxco) de nombreux jeunes Béarnais ont tenté leur chance et souvent réussi à trouver la richesse au Mexique.

A 20 ans, en 1844 Pierre Baigts a pris un bateau à Saint Nazaire en direction du port de Veracruz. Au Mexique, il s’installe au sud, dans l’état d’Oaxaca où il exploite avec succès une mine d’argent. A 41 ans, fortune faite, il rentre en France, achète une propriété à Gouze, épouse la fille d’un médecin de Geaune et savoure sa vie de rentier éleveur de chevaux. Il décède à Gouze à 64 ans.

En 1855, quand Jean arrive à Oaxaca, attendu par son frère, l’intégration est certainement plus facile que pour les aînés qui ont dû se disputer âprement les gisements de la Sierra Madre très convoités par les colons espagnols.

Au départ de son frère c’est Jean Baigts qui dirige l’exploitation des mines d’argent et d’or dont une se nomme San Juan de Luz. Avec d’autres associés, il s’investit pour faire installer l’électricité dans la ville d’Oaxaca.

En 1883, il épouse une Mexicaine descendante d’Espagnols Maria Concepcion Trapaga Terada dont il a 8 enfants : Manuela en 1883, Guadalupe en 1885, José Alfonsoen 1889, Consuelo en 1889, Manuel en 1891, Maria Luciana en 1894, Rosa Philipa en 1896 et Enrique Isaac en 1897 (ce sont des dates de baptême on pouvait baptiser deux enfants le même jour, profitant du passage d’un prêtre).

Jean décède à Oaxaca en 1910 à 71 ans, il a laissé une importante descendance au Mexique dont mon correspondant mexicain Daniel Chavez, un arrière-petit-fils de la branche de José Alfonso.

Pierre (1820) a seulement traversé les Pyrénées pour s’installer à Saragosse comme cordonnier. A cette époque, le cordonnier était un artisan recherché car il ne se contentait pas de réparer les chaussures, il les fabriquait. Un de ses fils, Santiago, aussi cordonnier est parti à Veracruz. En Espagne son nom Baigts est devenu Bach.

Avec l’aimable collaboration de Daniel Chavez et de Jean Dutilleul https://gw.geneanet.org/jdutilleul?lang=fr&v=BAIGTS&m=N

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