Mirassou Pierre Adolphe

Sus / Gurs

La mère de Monica, fille de Rosalia, fille de Adolfo

La mère de Monica, fille de Rosalia, fille de Adolfo

Voici l’histoire d’une famille béarnaise, en plein cœur du Béarn entre Oloron et Navarrenx, portant des noms bien béarnais qui évoquent l’Espagne proche : Mirassou, en béarnais, qui regarde le soleil, une maison face au soleil ; Casamayou, la grande maison, grande au sens d’importante dans le village.

Pierre Adolphe, devenu Adolfo, est le fils de Jean Mirassou et de Marie Casamayou ; il a vu le jour à Sus le 26 mai 1845. Sus, petit village de plaine où la famille Mirassou ne restera que quelques années, ses racines étant à Préchacq Navarrenx et à Gurs.

Ses parents, Jean Mirassou né à Préchacq Navarrenx et Marie Casamayou de Gurs, se sont mariés en 1832. Jean est laboureur il a 27 ans, Marie seulement 20.

Leur premier enfant Pierre voit le jour en 1834, puis le couple s’installe à Gurs dans le village de Marie et la famille s’agrandit : Marie Jeanne en 1835 qui ne vit que deux mois, Jacques en 1837, Bernard en 1839 qui décède à 9 ans, Marguerite en 1841.

La mairie-école de Gurs d’architecture béarnaise

La mairie-école de Gurs d’architecture béarnaise

A ce moment-là, un problème survint dans cette famille : Jean qui était laboureur avec ses terres et ses outils à Gurs déménage à Sus où il est simple journalier.

A 1849, la famille revient à Gurs, Jean est toujours journalier, deux autres enfants naissent Catherine en 1949 et Jacques dit Victor en 1853.

Autre drame en 1854, Jean décède à 49 ans, Marie reste avec cinq enfants dont un bébé de un an.

Les aînés sont des hommes, des frères et sœur de Marie vivent à Gurs, elle sera certainement aidée mais ses fils ne possèdent plus rien, ils opteront pour l’émigration en Argentine.

 

En Argentine

C’est à bord du navire Amélie parti du port de Bordeaux que Pierre Aldolphe quitte le pays le 13 août 1862, il n’a que 17 ans mais il est certainement attendu à Buenos Aires par son frère Jacques de 25 ans.

Le voyage de Jacques a été plus compliqué il est parti de Bayonne en 1858 sur le navire Rose, il débarque à Pernambouc au Brésil. Trois ans plus tard, en 1861, il reprend un bateau des Messageries Impériales pour arriver à Buenos Aires. Ce détour par le Brésil était-il prévu ? A cette époque, les bateaux accostaient plutôt à Montevideo.

D’autres enfants Mirassou ont émigré en Argentine : Jacques dit Victor, Catherine etc… certainement leur mère Marie Casamayou a dû aussi aller les rejoindre mais il est difficile de trouver les voyages des femmes.

Adolfo, Jacques, Victor et Catherine se sont installés à San Fernando dans la Provincia de Buenos Aires. San Fernando est situé à une vingtaine de kilomètres du centre de Buenos Aires sur le delta du Parana en bordure d’un de ses affluents.

Adolfo était commerçant tandis que Jacques est recensé comme industriel.

Tous ont fondé de belles familles mais je ne trouve pas de trace de Marguerite ni de l’aîné Pierre, peut-être le seul resté en France.

Adolfo a épousé Marie Joanchin née à Charre en 1855. Ils ont eu un garçon Victor en 1877 et cinq filles : Luisa 1879, Anita 1881, Margarita 1884, Rosalia 1886 et Josefina 1889. Rosalia est la grand-mère de ma correspondante argentine Monica Alba.

L’église NS de Arànzazu à San Fernando où furent baptisés les Mirassou

L’église NS de Arànzazu à San Fernando où furent baptisés les Mirassou

En 1863, à San Fernando, Jacques a épousé Jeanne Hourcade née à 1846 à Castelnau Camblong, ils ont eu deux garçons José et Juan Luis et deux filles Maria Luisa et Rosalia qui s’est mariée avec un émigrant d’Estialecq Jean Auguste Dufau.

Victor a aussi épousé une béarnaise Marie Paillé d’Estialecq, il était agriculteur.

Quant à Catherine on la retrouve dans les registres d’immatriculations mariée à Joseph Cassiet né en 1843 à Castelnau Camblong. Elle s’est mariée à 18 ans à San Fernando, a eu trois enfants et est décédée en 1877 à 28 ans.

Cette famille avait recréé une communauté béarnaise : Gurs, Castelnau-Camblong, Estialecq, Charre où l’on devait parler la langue d’Henri IV.

 

Avec l’aimable collaboration de Monica Alba, arrière-petite-fille de Adolfo.

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