Archives de catégorie : Histoires familiales

Emigration familiale

Mouras Marie-Louise


Tous les villages cités se trouvent dans la région de Navarrenx. Navarrenx est un des plus beaux villages béarnais.

Marie-Louise Mouras est née le 28 mars 1877 dans le petit village de Dognen car ses parents étaient momentanément domiciliés à cet endroit ; le père, pasteur de brebis, n’était pas propriétaire de terres agricoles, les enfants naîtront au gré de ses emplois.

Ses parents François Mouras et Catherine Castaings se sont mariés à Navarrenx en 1876.

Les deux époux sont âgés de 25 ans ; François est né à Aren fils de Pierre Mouras aussi pasteur de brebis et de Jeanne Bibernette-Susbielles décédée à Barraute ; Catherine, née à Navarrenx, est la fille de feu Etienne Castaings décédé en 1854 et de Pascale-Engrâce Puyoo qui gagne sa vie comme journalière.

Le couple François Mouras et Catherine Castaings ont leur premier enfant Marie-Louise en 1877 à Dognen puis viennent Anne en 1878, décédée en 1880 ; Marie en 1880 à Lay Lamidou, Amélie en 1882 dans le même village. La famille déménage à Navarrenx où le premier garçon Victor voit le jour en 1885 suivi de son frère Jean en 1886.

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Ichante Joseph


Joseph Ichante est né en vallée d’Aspe, à Gurmençon, le 24 novembre 1836. C’est l’aîné d’une fratrie de onze enfants. Les parents se sont mariés à Geüs en 1836.

L’époux Jean Ichante a 22 ans, il est né en 1813 à Geüs d’Oloron, fils de Raymond Ichante et de Marie Maysonnave, meuniers à Geüs.

L’épouse Anne-Marie Laborde native de Alos, est la fille de Joseph Laborde et de Jeanne Cournarou, également meuniers à Gurmençon.

Joseph Ichante Laborde

Les meuniers faisaient partie des notables du village, ils se mariaient souvent entre eux. Geüs et Gurmençon sont deux villages éloignés de près de 20 km ce qui est une distance notable pour des déplacements à pied ou en voiture à cheval.

Certainement que ce mariage ne plaisait pas aux parents Ichante car ils n’assistaient pas à la cérémonie mais avaient donné leur consentement par écrit. Jean, le fils aîné, devait être le successeur de son père. La famille Ichante, sans être riche, était dans une bonne position économique, un frère de l’époux était instituteur et un autre Jérôme a émigré en Nouvelle Orléans où il est décédé en 1868 à l’âge de 37 ans.

Sur l’acte de mariage, Jean, l’époux signe ainsi que le père de l’épouse mais pas l’épouse « pour ne savoir ».

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Peruilh Joseph et Étienne


Je veux raconter cette histoire pour son dénouement : un Béarnais émigre sans rien, amasse une fortune dont son fils lègue une partie pour la recherche médicale. N’est-ce pas beau ?

Joseph et Étienne Peruilh ou Péreuilh sont nés respectivement le 26 novembre 1855 et le 15 juillet 1850 dans la commune d’Ogenne-Camptort près de Navarrenx ; ce sont les fils de Jean Péreuilh et Elisabeth Bintane, agriculteurs.

Le mariage des parents a eu lieu à Ogenne-Camptort le 24 septembre 1842.

https://char-navarrenx.fr/villages/ogenne-camptort/https://char-navarrenx.fr/villages/ogenne-camptort/

L’époux Bordenave dit Péreuilh Jean, âgé de 29 ans, est le fils de Bordenave dit Péreuilh Étienne et de Marie Labat.

L’épouse Tourné dit Bintane Elisabeth, 25 ans, née à Cardesse, est la fille de Tourné dit Bintane Jean et de Moussu-Lacrouts Catherine.

C’est à Ogenne-Camptort que les époux s’installent, ni l’un ni l’autre ne sont héritiers donc ils seront métayers. Peu à peu la famille s’agrandit : Catherine en 1843, Marie en 1847, Jeanne en 1849, Étienne en 1850, Joseph en 1855 et enfin Jean-Baptiste en 1862.

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Larcamon Jean


Juan Larcamon

Jean Larcamon est né en 1841 dans le village de Chéraute, près de Mauléon en Soule, une des trois provinces basques françaises. Il est le second fils de Dominique Larcamon et de Marianne Ossiniry.

Dominique Larcamon et Marianne Ossiniry se sont mariés en 1839 à Mauléon. L’époux déclarait avoir 35 ans et l’épouse 28 ans ; Dominique était employé au service d’un ancien négociant souletin tandis que Marianne vivait avec ses parents dans la ferme de Behaupe à Chéraute. C’est là que va s’installer momentanément le couple et que vont naître leurs deux enfants : Antoine le 15 mai 1840 et Jean le 19 septembre 1841.

La famille Larcamon

Avant de s’établir à Chéraute, Dominique Larcamon a été marié deux fois, à Arbonne, où il était au service de Mr Etcheverry, riche négociant. En février 1829, à 24 ans, il épouse Dominche Brisson, héritière de la maison Benessea d’Arbonne ; malheureusement Dominche ou Domenica décède deux mois plus tard en mettant au monde son fils Jean, en avril 1829. D’après les registres, la mère meurt mais l’enfant survit et Dominique Larcamon reste dans la maison Benessea avec ses beaux-parents.

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Paravis Dominique / Chala Graciana


La famille Paravis

Situé au nord des Hautes Pyrénées, à 27 km de Tarbes, le petit village de Sauveterre ne comptait plus que 167 habitants en 2019 et n’avait plus d’école. C’est là que le 31 mars 1821 est né Dominique Paravis, fils de Vital Paravis Luron et de Anne Ducos. A cette époque les habitants étaient plus nombreux à Sauveterre puisqu’en 1841 la population a atteint 504 habitants.

Graciana Chala,épouse Paravis

Mais c’est dans le village de Villefranque que se sont mariés Vital Paravis et Anne Ducos en 1813. Villefranque est encore plus petit : 79 habitants en 2019, les villages sont distants de 11 km, tous deux sentent l’histoire médiévale. Sauveterre une « sauveté » fondée par l’Eglise et Villefranque un village avec des droits francs autour de son château.

Lors de son mariage, Vital Paradis -Luron a 31 ans il est né et domicilié à Sauveterre, fils de Jean Paravis Luron et de Marie Dubertrand. Anne Ducos l’épouse, ménagère, âgée de 27 ans, est née et domiciliée à Villefranque, fille de feu Emmanuel Ducos et de Marie Duman. L’époux signe, non l’épouse « pour ne savoir ».

Le couple s’installe dans la maison Luron avec les parents et un oncle de Vital. En 1814, la grand-mère Marie Dubertrand décède suivie de peu par le grand-père Jean Paravis en 1815, puis l’oncle en 1820.

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Hobinchet / Biscaïluz Dominica Estefania


Dominica dite Estefania Hobinchet est née à Hasparren en 9 décembre 1840, c’est la fille aînée du couple Jean Hobinchet et Marie Biscaïluz. Ces deux patronymes se trouvent avec plusieurs graphies différentes dans les registres : Hobinchet, Hobenchet, Obinchet, Robinchet, Biscaïlous, Biscaylus.

Estefania Hobinchet (supuesta)

Ce couple s’est marié en 1839 à Hasparren.

L’époux Jean Hobinchet a 27 ans, il est maçon, il habite la maison Jaufindoy, il est né à Mendionde mais actuellement ses parents David Hobinchet, charpentier et Catherine Erramondebehere ont déménagé à Hasparren.

L’épouse Marie Biscaïluz, est âgée de 21 ans, couturière, née à Hasparren en 1819, fille de feu Jeime (Jérôme) Biscayluz et de feue Marie Béhéran tous deux décédés à Hasparren.

L’acte de mariage signale que Marie a obtenu le consentement du Conseil de famille car elle n’a plus ni parents ni grands-parents. Les témoins du mariage sont un cordonnier, deux chocolatiers et un laboureur, professions classiques à Hasparren au milieu du XIXème siècle.

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Sallaberry Etcheçahar Pierre


En 1866, un émigré basque, Pierre Sallaberry, va s’immatriculer au Consulat de Buenos Aires, c’est un homme relativement grand, 1.72 m, commerçant, sachant parfaitement signer. La seule pièce d’identité qu’il possède est son certificat de baptême : Pierre Sallaberry est né le 4 avril 1821 à Sarrasquette, fils de feu Bernard et de Marie Urruty . Il se souvient avoir pris le bateau en 1849 à Pasajes en Espagne.

Ignacio Sallaberri et Maria Ester Arbide

Les renseignements sont précis, la recherche va être facile mais…le village de Sarrasquette n’est plus une commune depuis 1843 il a été regroupé avec Bussunarits et dans les registres de naissances apparaissent de nombreux Pierre Sallaberry mais aucun fils de Marie Urruty.

Effectivement l’enfant a été enregistré sous le nom de Etcheçahar Pierre. Etcheçahar est le nom de son grand-père maternel marié dans la maison Sallaberry de Sarrasquette. Au pays basque rural, le nom de la maison prédomine sur le patronyme et les coutumes perdurent. Le mystère est éclairci !

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La fuite de Bernard Supervielle


par Simone Gervereau– octobre 2014

Étant la dernière mémoire vivante de cette lointaine famille qui fut la nôtre, il me faut rétablir quelques vérités qui, au cours des générations, ont été, volontairement ou pas, occultées.

D’une voix à une autre s’installent l’omission, les ajouts et bien vite, la légende… La vérité, la voici, telle qu’elle m’a été maintes fois racontée par ma grand-mère Marie Domenge Supervielle, épouse de Ferdinand, 3ème fils de Romain qui, enfant, avait été tellement marqué par la disparition de son frère aîné.

Romain Supervielle

Romain Supervielle et Anne Etchehon s’étaient mariés le 3 mars 1847. Dans les cinq premières années de leur mariage, ils eurent quatre fils. Sept ans plus tard, ils eurent Achille, et encore cinq ans plus tard, Aglaë, la fille tant attendue et qui fit l’adoration de sa mère.

Anne Etchehon Supervielle élevait ses fils avec rigueur et sévérité. Quand mon grand – père Ferdinand qui faisait son service militaire dans la cavalerie à Moulins (après la guerre de 1870, le service durait 7 ans !) obtint, après 18 mois, l’autorisation de son Colonel d’aller passer quelques jours dans sa famille, par retour du courrier, sa mère lui répondit : « Comment, tu viens à peine de partir, et tu parles déjà de revenir ? » Ferdinand qui ressemblait beaucoup à son père dont il avait la blondeur, les yeux très bleus, la douceur du caractère, et un certain bonheur de vivre, avait reçu cette lettre comme une blessure au cœur…

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Casamayouret Augustin


Voici une demande venant du Paraguay, c’est rare, car à part l’opération « Nueva Burdeos » qui a finalement échoué, peu de Basques et de Béarnais sont partis dans ce petit pays coincé entre l’Argentine, le Brésil et la Bolivie. C’est à Asunción, la capitale, que sont établis certains descendants de Augustin Casamayouret.

Laureano, fils de Agustín

Augustin Casamayouret est né à Accous dans le quartier Jouers, le 14 avril 1860, c’est le septième enfant des onze de Jean-Baptiste Casamayouret et de Marie Latourette.

A Accous, vivaient plusieurs familles Casamayouret, pour les reconnaître, on ajoutait le nom de la maison pour les papiers officiels ; cette famille était Casamayouret-Louis, même chose pour le nom de la mère qui devenait Latourette-Lucq.

En 1845, à Accous a eu lieu le mariage de Jean-Baptiste Casamayouret-Louis, 21 ans, né en 1824 dans le village, actuellement agriculteur et pasteur de brebis, fils de Michel Casamayouret et de Louis Marie. L’épouse Marie-Scholastique Latourette-Lucq , née en 1828, n’a que 17 ans ; elle est la fille de Latourette Antoine et de Lucq Rose.

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Destuet Eugène / Larre Angela


Dans les registres de Bayonne on trouve des actes de familles Destuet depuis 1617, je pensais donc à une très ancienne famille bayonnaise mais il n’en est rien.

Trois frères Destuet : Bernard, Jean et Pierre sont arrivés de Mimbaste dans les Landes, tous trois venaient travailler à Bayonne comme emballeurs : « Personne qui met les marchandises en balles et, par extension, dans des emballages pour le transport ou la vente » vieuxmetiers.org.

En 1797, Pierre épouse Manuela Gallay à Bayonne.

En 1821, Jean se marie à Amendeuix, canton de St Palais, avec la Basquaise Marie Goïty.

En 1825, Bernard épouse Suzanne Ferran à Bayonne. Il a 30 ans, ses deux frères sont ses témoins, Jean a 37 ans, Pierre 49 ans.

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